Quand j’ai connu notre maison de campagne,
j’y ai planté le contenu de mes jardinières parisiennes.
Elles étaient garnies d’hellébores prélevées à Valence,
sur les flancs du plateau de Lautagne, à deux pas de la maison de mon enfance.

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Elles se sont beaucoup plues en Basse-Normandie,
elles se sèment, prospèrent, j’en repique ça et là.
C’est pour moi un délice tout au long de l’année.
En ce moment elles sont en fleurs, puis leurs beaux fruits mûriront
lentement jusqu’à former trois gousses qui en séchant s’ouvriront
pour larguer des grappes de graines luisantes.

Le jour où elles iront coloniser la forêt,
serai-je responsable d’une modification de l’écosystème local ?