chez Henriette L.

mercredi 28 janvier

Interlude

interlude c

interlude d

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Louvre-Rivoli

métro L-R

le chantier avance : il ne reste plus qu'une petite plaque de l'ancienne station de métro

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mardi 27 janvier

Vogue la galère

Voilà, j'ai répondu au mieux aux 7 questions maillées par la journaliste espagnole.
A elle de traduire et rewriter. Moi je suis trop fatiguée aujourd'hui pour affiner plus que ça ces réponses qu'elle attend.
Elle me demande un portrait, j'envoie celui pris par Bomb'Art au Chêne.

pour MercActu a

pour MercActu b

1 Histoire sur où elle a son atelier Sèbyleau, comme son esprit créateur est né dans elle et pourquoi commencé à travailler avec les fibres textiles.

Je fais des sculptures en ficelle de lin crochetée depuis 6 ans et je vis dans la proche banlieue parisienne.
Je suis d’une nature créative. Créer est un besoin essentiel chez moi, aussi naturel que respirer.
J’ai travaillé dans la publicité, je faisais des mises en page, du graphisme. Ma créativité trouvait là sa satisfaction.
Quand je me suis arrêtée pour profiter de mes enfants, j’ai entrepris une aventure artistique qui sommeillait en moi et attendait son heure pour déployer ses possibles.

J’ai choisi la ficelle de lin d’abord parce que j’en avais sous la main le jour où ça m’a pris. C’est de la ficelle de grandes surfaces de bricolage. Et j’ai alors saisi le 1e crochet qui m’est tombé sous la main, un n°4.
Puis la ficelle de lin s’est imposée pour des raisons de commodités qui s’accordaient à ma vie avec des bébés : c’est propre, silencieux, discret, bon marché. On peut faire partout du crochet, au square, dans le métro, devant la télé, etc.
Et puis j’ai découvert ses qualités plastiques, une souplesse et une rigidité suffisante pour tenir mes volumes sans apprêt ni rembourrage ni armature.
C’est une fibre un peu grasse, brute, proche du vivant. Le tissu obtenu est assez élastique, sensible. Et puis le lin, ça sent bon, et c’est plutôt doux aux doigts malgré son aspect rustique.

Mon outil est un crochet, ma matière une pelote : mon atelier tient dans un sac !
Pourtant, avec le temps et une production plutôt compulsive, j’ai envahi l’espace domestique. Pour ne pas étouffer ma famille avec les fruits de mon inconscient, j’ai installé des placards hérissés de clous dans lesquels je suspends mes pièces pour éviter l’écrasement qui les menacerait dans des cartons.
Mais des pièces plus importantes ont du mal à trouver leur place. Et de nouvelles créations restent à la porte des placards pleins à craquer. L’invasion progresse doucement.

2 Travaille uniquement le crochet ou aussi d'autres techniques artisanales?

Pendant des années, j’ai travaillé uniquement le fil crocheté, essentiellement le fil de lin.
Depuis 1 mois je travaille le grillage carré. J’y trouve un contentement différent, il me permet des architectures strictes et des effets de transparence. De nouveaux champs à explorer s’ouvrent à moi.
Mais je n’arrêterai pas le crochet qui a d’incomparables qualités et me permet une grande liberté.

3 Qu'est-ce qui est essaie-t-il de celui-là transmettre à partir de ses œuvres ?

Je fais pour ma satisfaction, pour épancher une soif. Je fabrique des objets pour donner un sens à mon désordre. Ils ne transmettent pas autre chose que mes interrogations sur la naissance de la forme, et les émotions qu’elle engendre.
J’interroge le secret d’un repli, d’un vide délimité par un tissu mouvant...
C’est une aventure qui s’enrichit d’elle-même et dont je découvre les méandres, une façon de vivre à côté de la vie quelque chose qui me fait palpiter. Une recherche esthétique aussi.
Avec l’impression que mes sculptures me prolongent.
C’est une façon d’exister, non ?

4 Crois en son esprit en premier lieu quelques formes et quelques idées et après tu les réalises avec le crochet ou le processus est-il au contraire ?

Je ne fais pas de croquis, je me lance dans le crochetage en ayant une idée plus ou moins précise en tête.
Entre l’intention de départ et le résultat, l’écart est plus ou moins important.
J’ai parfois un parcours de fil assez précis en tête avant de me lancer dans la réalisation.
D’autre fois je pars à l’aventure, tout en jouant autour des variations qui m’intéressent.
C’est un travail très long, laborieux, avec des phases répétitives qui enivrent à la manière d’un mantra et d’autres qui demandent beaucoup de présence.
A la fois yeux, bouches et autre orifices, dotées de trous et passages, mes créatures se préfèrent ouvertes aux commentaires plutôt que définissables.
Au carrefour d’interprétations qui trouvent leur origine aux abords du mythe de Persée et Méduse au regard pétrifiant.

5 Considères-tu que nous sous-estimons l'artisanat textile quand en réalité c'est une fontaine d'inspiration ?

Toutes les pratiques, toutes les techniques, toutes les matières sont convoquées dans l’art contemporain.
Le monde du textile est multiple et ne demande qu’à être investit par une grande variété d’inspirations.
Néanmoins, le textile reste attaché au monde de l’ouvrage de dames (qui, s’il n’est pas le mien, a sa noblesse) et continue d’être regardé avec condescendance par le monde des galeries.
Je déplore une véritable discrimination entre ces mondes.
Beaucoup reste à faire. Certains artistes ont déjà entrouvert des brèches dans des frontières qui restent à faire éclater.

6 As-tu réalisé quelques expositions ? Où ?

J’ai rapidement eu envie de montrer mon travail pour le confronter aux regards des autres, et le Festival de l’Aiguille et du Lin m’en a donnée l’occasion dès juillet 2010.
Mes autres expositions sont des ricochets de cette 1ère expérience : salons de loisirs créatifs, marchés d’art, espaces municipaux, et aussi galeries (avec d’autres crocheteurs galerie Collection, en duo avec une céramiste galerie Quincampoix) essentiellement à Paris et proche Paris, puisque c’est là que je vis.
Mais j’ai eu aussi l’occasion de venir à Barcelone cet automne, invitée par le salon Creativa.
Mon travail est généralement bien reçu, même par des gens peu préparés à voir de l’art, qui viennent dans un salon se ravitailler en laines et boutons pour des usages plus conventionnels. Il y a de l’étonnement et de la bienveillance, parfois du dégoût ou de l’incompréhension. J’accueille toutes les réactions avec intérêt.

7 Dis-moi que quelque chose qui te plaît reste reflété à la fin de ton interview.

La technique du crochet ne m'intéresse pas, mon point est basique. Mon propos n’est pas de devenir virtuose. J'ai compris qu'en doublant des mailles la matière croissait et qu'en sautant des mailles elle décroissait. Je crochète juste pour produire de la matière. J'ai une approche candide, libre et un peu sauvage, à laquelle je tiens pour affirmer ma singularité créatrice.

Je ne suis qu’au début d’un parcours artistique très personnel. Maintenant je souhaite donner plus d’ampleur à mes pièces en mariant, pourquoi pas, le fil crocheté et le grillage assemblé. Associer ossature et peau.

 

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lundi 26 janvier

La 1

+ n°1 e

+ n°1 f

+ n°1 g

+ n°1 h

Structure n°1 en grillage carré de 19 mm
82x82x28
[janvier 2015]

Enfin terminée après réapprovisionnement, ma 1ère structure comporte 15 croix filles à l'intérieur de la croix mère.

Elle n'est pas commode à photographier. Impossible de rendre lisible le dispositif d'accrochage des croix filles qui sont greffées à la croix mère par 1 de leur côté (parfois 2).
Le tout est à la fois volumineux et léger car traversable par le regard à peine ralenti par les croix intérieures.

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dimanche 25 janvier

Sélection espagnole

plaque espagnole

J'ai terminé une sélection de photos pour un magazine espagnol qui va consacrer un article à mon travail. Il y en aura 3 ou 4, que je laisse choisir par la journaliste.
Je réponds par mail à ses questions rendues drôles par un français parfois maladroit. L'occasion de réfléchir à ma relation à mon travail et de la formuler. Avant une traduction qui peut s'avérer drôle elle aussi.
Un magazine de loisirs créatifs, hélas, puisque pour le moment je n'ai pas accès à la presse artistique. Un paradoxe pour moi qui ne suis pas cliente du tout de ce marché-là.

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samedi 24 janvier

Effet spécial

yeu a

"Eux (émoi)" profite du système d'éclairage d'un ballon à effet lumineux

yeu b

qui n'a pas résisté à un cactus mis à l'abri du gel dans le salon

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