Famille Ramier
par la fenêtre de la cuisine, c’est-à-dire de l'autre côté de l'immeuble, j'ai vu une famille de ramiers réunie sur un toit en contrebas
par la fenêtre de la cuisine, c’est-à-dire de l'autre côté de l'immeuble, j'ai vu une famille de ramiers réunie sur un toit en contrebas
j'ai l'idée d'une barrière décorative pour lier les roches installées derrière les pommiers
quoi de mieux pour maintenir mes bois que mes béquilles d'entorse ? ajustables et stables : top
ainsi je dessine un passage entre les pommiers et la haie
un passage qui amène au nouveau massif avant le portail vers la forêt
j'ai fermé le massif aux iris avec les morceaux de granit que j'ai trouvé
et emporté les dalles pour terrasser devant le poulailler
mes travaux ont dérangé un joli petit crapaud qui a eu tôt fait de filer dans la haie
j'ai trouvé chez Emmaüs une coupelle et une sous-tasse
pour compléter ma collecte du service à thé Vereco des années 70 carré à bords ronds
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j'ai fait moult prises de vues de ma main portant ma modeste trouvaille
pour chercher la position de main la plus jolie, sans la trouver
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je réalise en les réunissant que j'ai fait un doublon vert
et qu'en revanche j'ai laissé une sous-tasse bleue qui avait le format lambda pour la tasse
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c'est amusant de jouer avec ces verres colorés
et d'en trouver pièce après pièce au hasard des Emmaüs
mon groupe Du Jardin De Jérôme (Bosch) me donne du fil (de lin et de chanvre) à retordre
je lui ai travaillé une feuille qui a finalement du mal à trouver sa place
je m'interroge, je patine, je m'impatiente
je mets de côté, je verrai plus tard ce que je fais de ce groupe
je range tout dans un sac sans avoir lié les éléments pour gain de place
on traverse le quartier des terriers
sans doute des ragondins, un peu d'eau circule dans le fossé, et l'étang est à proximité
et c'est juste à côté qu'il y a l'or blanc de la forêt : l'ail des ours !
j'en cueille un peu pour consommer sur la salade ou les légumes
juste à côté encore, voilà les jacinthes sauvages (entre les digitales qui se préparent pour fleurir en juin)
c'est une belle saison pour la forêt
je reviens au jardin 1 mois après les 2 mois passés isolée à y travailler avec enthousiasme
et j'ai l'impression qu'il s'est passé 1 an d'un abandon total qui l'a déjà défiguré : démoralisant !
dommage, sous le sureau, j'ai raté les digitales, et le rosier ancien, malade, s'est dégarni
j'ai raté les lys blancs aussi, mais le choc, c'est le gravier envahi de plantes !
moi qui ai passé des heures à le désherber ! et les rosiers malades sont minables maintenant
tout a besoin d'être taillé, le nuage du faux lilas n'est plus lisible, les buis et les spirées perdent leurs formes
le massif de la tour est envahi d'immenses mauvaises herbes, des trucs qui piques, des trucs qui se sèment
le petit rejet de troène est à moitié crevé, mais je garde espoir pour ce qu'il en reste de vert
sabotage : un lapin malveillant a gratté ma belle greffe de gazon le long du massif du portail !
l'élagueur a oublié quelques branchages et le nettoyage sous les sapins est à refaire
comme il a fait sec avant ces dernières pluies, des fougères sont mortes : ça fait mal !
mon projet de petite terrasse est déjà envahi de mauvaises herbes ! incroyable !
les fleurs du palmier sont terminées, il reste leur bois qui pendent lugubrement
bref, un jardin, quand on n'est pas sur place pour le tenir, c'est vite n'importe quoi : découragée
en entrant dans la forêt pour la promenade, j'aperçois un beau chevreuil immobile au milieu du chemin
il nous regarde avancer pour statuer sur la décision à prendre, à cause des reliefs du terrain Titus ne l'a pas vu
je m'avance sur le côté cachée par un mur de bûches pour le photographier de plus près
et je découvre en attente sur la côté un jeune qui attend sagement la décision de la mère
elle va le rejoindre tranquillement et ils s'enfonceront dans les fourrés
comme chaque année, je coupe une couronne de feuilles de palmier un peu abimées
tandis qu'une nouvelle touffe jaillit en haut de l'arbre, on est le 12 avril
je découvre que les gros boutons floraux sont déjà prêts, le 20 ils sont sortis de la gangue du tronc
en restant 2 mois isolée à la campagne, j'ai pu suivre leur folle croissance, ici, le 25 !
formidables amalgames de grains compacts
puis les lourds amalgames se divisent
pour une très belle floraison jaune
de plus en plus légère, jusqu'à ce que les grains tombent à terre et dénudent les tiges lignieuses
le 17 mai, je dois partir en laissant s'achever la glorieuse floraison de mon palmier
J'assemble des cubes ouverts en lingettes légèrement plus petites que les habituelles, et au rendu marbré tout à fait chouette.
Par ailleurs, je reprends l'assemblage d'il y a 3 an pour le renforcer à l'arrière, car il a beau être très intéressant au minimal, il se déforme trop, ce qui le met en danger de perdre sa perspective.
...travail en cours...
C'est étrange comme l'espace se réduit au fur et à mesure que le temps passe.
[lingettes DécolorStop cousues]
Miracle : j'ai trouvé un recoin où accrocher ma production spéciale tendinite.
3 assemblages de lingettes cousues en cubes ouverts.
Renforcée par la couture de faces supplémentaires, la pièce ancienne a retrouvé sa tenue.
Colonne de moulage de saladier en ciment et de croix en grillage.
Une tige en acier, et hop, c'est un support.
Aujourd'hui, Titus a 7 ans !
7 ans de bonheur. Merci Titus et joyeux anniversaire !
je regardais la télé quand elle est entrée dans la cuisine
du coin de l'oeil, un instant j'ai cru que c'était Titus qui arrivait, tant elle est grosse !
j'ai trouvé le courage de l'emprisonner sous un verre avant qu'elle n'aille, horreur, se cacher quelque part
j'ai glissé un carton, et je suis allée la déménager derrière l'atelier en espérant ne pas la revoir dans la maison
la tégénaire est l’une des plus grosses araignées d’Europe : 14 mm pour le corps seul, jusqu’à 6 cm avec les pattes
j'installe toujours fauteuil et table à côté de mon chantier en court, ça me permet de réfléchir en prenant mon café
il fait bigrement chaud, je voudrais arroser mes plantations nouvelles, et pour arroser, j'enferme toujours Titus
mais aujourd'hui je le laisse en profiter : il adore le jet d'eau !
ça le rend cinglé, c'est assez violent, il cherche à mordre le jet, même à toute pression
il pourrait se mettre en danger, sauter dans le vide sans regarder autre chose que le jet d'eau
c'est pour ça que je l'enferme au moment d'arroser, sauf pour un petit plaisir avant de prendre le soleil
3 mois que je ne suis pas allée dans le vieux bois de Vincennes !
sur le rond-point de l'Allée Royale, le blé a eu le temps de bien mûrir, piqué de coquelicots et de bleuets
je rappelle Titus qui fonce tout schuss en direction du Château
car on fait plutôt le tour par la pinède, la direction opposée
il n'y a pas grand monde, c'est agréable
une descente à la plage-buvette
on rentre en passant devant le lac et son île au kiosque romantique au-dessus de la grotte aux stalactiques
Je passe la soirée à découper des lingettes DécolorStop en écoutant Jean-Claude Carrière à la radio : quel homme !
Je fais de la chromothérapie, moi qui ne travaille habituellement pas la couleur.
Ces couleurs accidentelles, délicates, sont à sucer des yeux comme des bonbons.
Carrière est un homme de qualité, curieux de tout, avide de l'aventure humaine, des idées, d'art comme de sciences.
Un fou de travail et de culture.
Un géant qui ne regarde personne de haut.
Et moi je fais des carrés avec des lingettes quoi...
le fond du jardin, le long du chemin, de l'autre coté les arbres du voisin cachent le pré des vaches
ma (déjà vieille) composition de plantes et de pierres marque le bout de l'allée dallée
derrière la petite tour, on devine (hélas) la toiture de la ferme (trop) voisine
la petite tour de briques des anciens wc, dégagée depuis l'an dernier
et au bout du tournant, le muret et l'esplanade de gravier devant la maison
les plantes grasses plantées dans la vasque (en place du petit buis et des euchères) commencent à s'étoffer
le four à pain à gauche, la porcherie dans sa jolie courette à droite
le long du fournil, plein nord, le nouveau massif aux fougères et aux mousses : ma fierté !
le vent violent qui a gâché quelques journées, a hélas saccagé certaines fougères aux feuilles toutes neuves
et un gros lapin vient régulièrement gratter les mousses que je récupère dans le passage
je m'attaque au trou sur le côté du portail vers la forêt, avec un restant de l'ancien portail
et je raffine la pente déjà inscrite avec le désherbage du gravier : une riche idée
j'ai mis le doigt dans un engrenage qui va me mener loin ! pour commencer, je nettoie la haie qui s'effondre
pour redresser le vieux grillage, je cale une barre à laquelle je l'accroche au fil de fer
je débarrasse les pierres stockées là depuis des lustres, et les bois entassés
l'endroit nettoyé, je prévoie un massif, bordé de pierres, rempli de terre cherchée dans la forêt
dans leurs pots, l'if et les 2 houx souffrent, je vais les installer là pour renflouer la haie mitée
mon idée de recycler l'herbe retirée du gravier fait son chemin, la pente se gazonne, ça marche
je courbe des branches basses de l'arbre pour habiller la haie manquante
le buis qui vient de la vasque sur le muret trouve sa place devant le massif aux iris
l'if est planté dans un groupe de roches, les houx forment déjà la haie
après plantation de diverses plantes issues du jardin, l'endroit devient vite sympa
je poursuis mon gazonnage vers le portail, je végétalise, j''arrose, ça prend, ça pousse
les iris replantés (ils seront plus beaux l'an prochain) j'ai engrangé quelques dalles
devant le poulailler, c'est négligé, sous l'auvent, au sec, c'est moche, hop, je nettoie
j'ai enlevé les grosses pierres et la grosse joubarde, la spirée transplantée devant le portail libère de la place
je mets en place ce qui va être une petite terrasse
avec le projet d'un petit banc, où disposer des terres cuites qui seront ici à l'abri des dégâts du gel
c'est plus possible cette masse végétale informe qui dévore la vue sur le fournil
la cisaille, et zou ! je condamne le choisya et le romarin géant pour retrouver les 2 pins nains
et maintenant, j'attaque le parterre d'iris
envahis par un millepertuis irréductible, et s'étouffants eux-mêmes, les iris ont besoin de renouveau
beaucoup de nettoyage, de racines à tirer
des ronces et une énorme souche de rosier sauvage quasi devant la porte me donnent du fil à retordre
du coup je décide de déplacer la pierre qui faisait marche pour en faire le côté du parterre
un travail de titan pour lequel j'ai sué sang et eau
j'ai haussé la bordure en pierre d'une rangée supplémentaire, et nettoyé devant la porte
c'est la jolie saison des feuilles nouvelles, les buis rafraîchissent leur feuillage, sauf 1
je m'aperçois que celui de la vasque est en train de crever, il est urgent d'agir
la vasque se démoule comme un moule à gâteau : plus une once de terre là-dedans
le buis et les euchères vont aller garnir le nouveau coin de jardin vers le portail de la forêt
j'ai entre temps emporté les dalles entreposées là devant le poulailler pour y faire une terrasse
je me creuse la tête pour savoir quoi mettre qui supportera la sécheresse et l'exiguité
j'installe la grosse joubarde qui était devant le poulailler, là où je retravaille le dessous de l'auvent
elle reprend de la vigueur, je l'accompagne de quelques plantes grasses, et d'outils pour créer un relief
le soucis, c'est que l'hiver elle ressemble à rien, et qu'alors ça va être plutôt moche
l'île de la Cité
bernache
le pont des Arts, le quai Conti, l'Institut de France
l'île de la Cité, avec la place Dauphine en son coeur
le pont Neuf
Palais de Justice et Conciergerie
quai de l'Horloge avec la Conciergerie
marché aux fleurs, Hôtel Dieu, Notre Dame
l'île de la Cité
quai de Bourbon
moi je remonte, l'heure tourne, j'ai un métro à prendre avant l'heure de pointe
comme on est le 1er avril, j'ai tenté de faire croire à mes fils que je m'étais rasée la tête
avec le vieux presse-ail en guise de rasoir...
m'ont pas crue une seconde
mais je me suis vraiment coupée les cheveux en 4 coups de ciseaux de cuisine
j'ai mis mes cheveux dans une cagette que j'ai fixée sur le sureau en libre-service pour les oiseaux
et en mai, je trouverai 2 fonds de nid tombés, avec mes cheveux ! que c'est chouette !