Agir avant 40°
Titus se traîne et cherche un peu d'air. Nous aussi. 31° dedans, tout fermé, dans le noir avec ventilo. 39 dehors, 40 très bientôt.
Titus se traîne et cherche un peu d'air. Nous aussi. 31° dedans, tout fermé, dans le noir avec ventilo. 39 dehors, 40 très bientôt.
J'avais planté des Cyclamens de Naples achetés quai de la Mégisserie à Paris il y a une vingtaine d'années. De gros bulbes applatis. Chaque année les fleurs apparaissent, disparaissent, itou pour le joli feuillage.
Cette année, 2 plants se sont fait la malle ! Je suis allée les récupérer dans le petit chemin de ronde le long de la haie, avant qu'on ne marche dessus. La terre étant dure comme tout, j'ai mis le tuyau d'arrosage en goutte à goutte pour la ramollir autour des plants avant de pouvoir y enfoncer mon transplantoir.
J'ai vu, lors d'une brocante, des gens avec une poussette à chien qui m'a séduite ! Le nôtre à côté me semble lourde et moche. Alors, hop, on a commandé illico la jolie poussette, et on donnera l'autre.
On suit la voiture de nos amis à travers de splendides forêts. On double plusieurs cavaliers de chasse à courre...
Pour arriver à une ferme, commune de Le Bouillonun nom qui lui va bien, qui s'occupe de vide-maisons. De multiples cabanes sont pleines à craquer de meubles et vaisselle ! Je grapille ça et là ce qui me tente, tends mon sac au propriétaire (un personnage rustique (un vieux gars comme on dit par ici) haut en couleurs) qui me demande 3 euros pour mon butin. Je lui en donne 5, ravie de ma sortie du matin.
La promenade de Titus : un bout du bois de Vincennes jusqu'à porte de Charenton occupée par les véhicules de CRS et Police, puis retour maison par la ville, fermée, morte, parcourue de policiers. La manifestation est encore loin. Un seul commerce s'est barricadé.
Depuis Noël jusqu'à la veille de notre départ, j'ai passé mes matinées à scier, entasser, ratisser, mettre en sacs ou brouette. Jusqu'au dernier jour, pour enfin retrouver le calme sous le cèdre désormais abimé. Sous les branches, du hachis, sous le hachis, des bouts de branches fichées dans le sol comme des lances !
J'ai reçu aujourd'hui une petite étagère plexi qui pour 30 euros est venue de Chine à mon appel pour abriter ma petite collection de céramiques miniatures. Très bien protégée, avec gants blancs, chiffonnette et tournevis, et explications claires.
Quand j'ai trouvé mon souvenir anticipé de Rome à la brocante de Jussieu en mars, j'avais aperçu une autre louve sur un autre stand.
C'est kitch ce truc avais-je pensé en rapportant la mienne.
Puis je l'avais considérée avec bienveillance, puis je suis allée à Rome où j'ai vu la réplique de l'originale sur sa colonne, puis j'ai vu les horribles souvenirs d'à présent, mal réalisés en résine, et j'ai trouvé la mienne formidable. Et j'ai regretté d'avoir snobé la deuxième. J'ai donc espéré retrouver ce matin l'autre louve en retournant à la brocante de Jussieu ce matin.
Eh bien je l'ai retrouvée, et je l'ai laissée : qu'est-ce qu'elle est moche ! La mienne est détaillée à l'image de l'originale : crinière, côtes, muscles, dents et queue. Celle-ci est ébauchée paresseusement. Quant à Romus et Romulus, déjà pas terribles sous la mienne, ils sont comme deux crottes de chien sous la deuxième...
J'ai apporté 2 pots de misère pourpre faites de boutures, qui m'encombrent sur le balcon. 2 pots en plastiques, un pour servir de support dans la jarre recollée la dernière fois, et l'autre par-dessus, dans lequel j'ai planté les misères.
Comment résister au voile de coton fin délicatement rosé, qui danse avec l'air et attrappe le soleil couchant dans ses filets ? Un rien qui change tout au salon.
Après des filets trop petits, des cotonnades trop grandes. Pour une autre ambiance.
Pour éviter que Titus ne se fatigue inutilement en montant et en descendant, d'autant qu'il fait plus chaud là-haut, j'ai installé un portillon léger et facilement démontable, à l'aide d'un côté de lit d'enfant à barreaux et 2 tendeurs en guise de gonds.