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chez Henriette L.
18 décembre 2014

Henry Darger dans la Maison Rouge

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"Henry Darger n’a que quatre ans lorsque sa mère meurt en couches. Son père le confie alors à une famille d’accueil. Il est ensuite placé dans un foyer puis interné dans une institution pour enfants attardés, d’où il s’échappe à dix-sept ans. Au début des années 1920, on le retrouve homme de ménage dans un hôpital de Chicago où il restera jusqu’à sa retraite, en 1963. Rien de cette vie secrète ne laisse soupçonner ce qu’on découvre dans sa chambre, après son départ en maison de retraite : une saga de quinze mille pages en quinze volumes, largement illustrée et intitulée In the Realms of the Unreal (« Dans les royaumes de l’irréel »), œuvre monumentale débutée en 1911 et produite dans l’anonymat le plus complet. Le récit décrit le combat des sœurs Vivian, aidées du capitaine Henry Darger, chef d’une organisation de protection de l’enfance, contre le peuple – adulte – des Glandeliniens qui réduit les enfants en esclavage, les torture et les assassine ; il est illustré en de grandes planches aquarellées recto verso, agrémentées de collages divers. À partir de 1946, Henry Darger utilise des agrandissements photographiques et des calques, qui lui permettent de reproduire une image plusieurs fois et de créer ainsi des sortes d’armées d’enfants, clonées. À Kiyoko Lerner qui lui demandait chaque dimanche, au sortir de la messe, comment il allait, il répondait : « Demain, peut-être, le vent cessera de souffler. »"

La Maison Rouge 10 bd de la bastille 75012 Paris

18 décembre 2014

10 aperçus de la collection abcd de Bruno Decharme

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Julius Bockelt (Allemagne 1893)

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John Byam (USA 1929)

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Karel Havlicek (Allemagne 1907)

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Charles Benfiel (USA 1967)

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Takashi Shuji (Japon 1972)

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Lubos Plny (Tchécoslovaquie 1971)

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Aloïse Corbaz (Suisse 1886)

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Janko Domsik (Croatie 1915)

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Jimmy Lee Sudduth (USA 1910)

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Emery Blagdon (USA 1907)

Plus qu'un mois pour profiter de leur acharnement à décrire un monde dont on ne possède pas toutes les clés.

La Maison Rouge 10 bd de la bastille 75012 Paris

15 novembre 2014

Brut de talent

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Je suis allée voir la collection d'art brut de Bruno Decharme à la Maison Rouge.
Juste un premier aperçu, car il y a là trop de richesses pour être apprécié à la sauvette. Que de surprise, de mystère, de volonté, de rêve !
On est capté par un dédale de pièces dans lesquelles on est confronté aux mondes chargés des artistes hors convention.
On papillonne, comment faire autrement quand il y a tant à voir ? et quand on s'arrête pour plonger dans une œuvre, on a des vertiges. Ce sont là des abîmes qui nous interpellent, nous interrogent, nous plongent dans d'étonnants remous où l'humanité dans son énigme produit avec acharnement des systèmes plastiques pour tenter de vivre avec le chaos.
L'indifférence est impossible. C'est FORT et souvent très beau.
Je ne suis pas près d'oublier le cavalier noir de Havlicek, le pistolet en bois de Byam, les planches anatomiques de Plny, les fillettes en guerre de Darger (!!), les avions pour sauver les hommes de Georgi.
C'est inventif, obstiné, inquiet, farfelu, bouleversant.

18 décembre 2014

Hans-Jörg Georgi dans la Maison Rouge

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"Une salle entière de l’exposition est consacrée à l’œuvre de Hans-Jörg Georgi, un artiste allemand qui depuis plusieurs dizaines d’années dessine et construit des modèles d’avion.
Peu mobile, ayant contracté la polio dans son enfance, Georgi a privilégié d’emblée un matériau à sa portée, facile à manipuler et qu’il pouvait trouver facilement en abondance : des cartons d’emballage de récupération.
À partir de petits morceaux de carton découpés et assemblés à la colle, Georgi construit des modèles réduits d’avion. Il en avait réalisé déjà plusieurs milliers avant de rejoindre l’Atelier Goldstein en 2001.
Copiant au départ des modèles existants, il fabrique depuis quelques années des engins imaginaires, véritables villes volantes, conçues pour transporter l’humanité dans l’espace, lorsque notre planète ne sera plus habitable.
Six avions de cette flotte appartiennent à la collection de Bruno Decharme. Les autres ont été prêtés par l’artiste et l’atelier Goldstein."

La Maison Rouge 10 bd de la bastille 75012 Paris

22 novembre 2014

Espagne - 5 jours

petit barc NB

J'ai revu ma sélection pour Barcelone en privilégiant les pièces crochetées en 1 seul fil pour présenter un ensemble cohérent.
Les 17 pièces matérialisant chacune un parcours de fil seront suspendues à une grille au plafond de l'espace qui m'a été attribué. Au Leroy-Merlin de Beaubourg, j'ai trouvé du fil transparent costaud.

n°111 sur bleu

J'ai ajouté un lien au n°111 pour l'occasion, pour le voir suspendu façon aile déployée.

valise

J'ai testé quels bagages il me faudra transporter seule mercredi prochain. 14 pièces entrent dans la valise à roulettes, 3 autres iront dans un sac en bandoulière, mes affaires personnelles dans un sac à dos, et Titus restera à la maison.

barce b

Après 6h30 de train je me rendrai directement au salon pour déposer mes pièces, prendre mes badges et commencer l'accrochage que je terminerai le lendemain avant l'ouverture au public.

J'ai retenu dans un hôtel du quartier que les organisateurs m'ont indiquée.

 

J'ai enfin pondu le texte (en piochant ça et là dans d'anciens écrits) pour accompagner mon expo barcelonaise et lui ai trouvée (péniblement) un titre :

 

«Parcours»
(1 crochet pour 17 parcours de fil)
sculptures en ficelle de lin crochetée

 

l’outil : le crochet
Je ne suis pas une crocheteuse, mais je me sers du crochet.
La technique du crochet ne m'intéresse pas, mon point est basique.
J'ai une approche candide, libre et un peu sauvage, à laquelle je tiens pour affirmer ma singularité créatrice.
Je crochète juste pour produire de la matière.
J'ai compris qu'en doublant des mailles la matière croissait et qu'en sautant des mailles elle décroissait.
Je crochète pour produire de la matière qui me sert à élaborer des volumes.
Je crochète pour produire de la matière qui matérialise mes désirs.

 

la matière : la ficelle de lin
La ficelle de lin écrue a la souplesse et la rigidité idéales pour faire naître une forme dans l’irrésolu.
Je travaille mes volumes jusqu’à la limite de leur écrasement par leur poids, en refusant armature, apprêt et rembourrage.
La ficelle m’impose des choses qui alimentent mon travail, des choses inspirantes comme des choses contrariantes.
Je fais avec les variations de calibre, les grimaces dues au souvenir de l’enroulement de ses fils.
En acceptant l’irrégulier, j’ai accueilli le frémissement
Le tissu obtenu a quelque chose à la fois de végétal, de minéral et d’organique.
Il profite de la graisse naturelle du lin pour développer ses qualités plastiques, élasticité et douceur.

 

le travail : les parcours
Toutes les sculptures choisies pour l’exposition «Parcours» sont crochetées en 1 seul fil ininterrompu, à la façon d’un texte qu’on écrirait sans jamais lever le stylo : 0 coupe / 0 ajout.
Le fil parcourt un dédale de mailles qui dessine entre deux vides la forme qui m’attendait.
Entre l’intention de départ et le résultat, l’écart est plus ou moins important.
J’ai parfois un parcours de fil assez précis en tête avant de me lancer dans la réalisation.
D’autre fois je pars à l’aventure, tout en jouant autour des variations qui m’intéressent.
A la fois yeux, bouches et autre orifices, dotées de trous et passages, mes créatures se préfèrent ouvertes aux commentaires plutôt que définissables.
Au carrefour d’interprétations qui trouvent leur origine aux abords du mythe de Persée et Méduse au regard pétrifiant.

 

25 novembre 2014

18

n°112 e

n°112 f

n°112 g

n°112 h

Une 2e pelote, et une 3e qui y passe, et je n'en vois pas la fin.
Je terminerai donc le n°112 dans le train pour Barcelone demain. Il reste à crocheter le retour pour ourler le tour complet de la forme (comme elles sont dures aux doigts ces circonvolutions à mailler en force). Puis je lierai avec du fil rouge le bout des embranchements pour les refermer comme 2 ailes sur l'amande du noyau.

double page


J'ai dû faire un petit montage qui anticipe le résultat pour faire apparaitre la pièce 112 dans le répertoire qui identifie dans mon book les 18 sculptures présentées à l'expo "Parcours".
Car, décidément, il me fallait une 18e pièce. Comme un beau parcours de golf comporte 18 trous, mon expo "Parcours" devait comporter 18 pièces (trouées).
Je dis ça mais le golf c'est un truc qui me passe très très loin de la tête, c'est juste que je reste sous influence du film "Melancholia" de Lars Von Trier que j'ai vu la semaine dernière.
Je travaillerai la 19e (car il faut un incongru 19e trou dans un golf pour le faire bien basculer) sur place au salon Creativa, sur mon incongru stand.

25 novembre 2014

Creativa en solo

plan

j'ai parcouru la liste des exposants et le plan du salon :

je crois bien être la seule exposante de mon type !

au beau milieu du hall d'entrée on ne pourra pas manquer mon incongru espace

(moi qui m'imaginais au fond dans un espace d'exposition dédié aux artistes comme à l'Aiguille en Fête

me voilà seule artiste et à l'entrée...)

bulletin

j'ai consulté Météo France : de la pluie sur Barcelone et 18°

pages de pièces

mon book est prêt, les 18 pièces très proprement identifiées, nommées, datées

23 novembre 2014

Les murs gris de la Maison Rouge

Mairou a

Mairou b

Mairou c

Je suis passée à la Maison Rouge pour voir les films projetés dans la salle des coiffes collectées par Antoine de Galbert. Des films autour de l'art brut qui occupe jusqu'au 18 janvier les salles reconfigurées en méandre de petites pièces grises où éclatent les œuvres vibrantes de la collection "abcd" de Bruno Decharme.
Justement on y parle des 2 artistes dont les travaux m'ont explosé à la gueule lors de ma dernière visite.
L'américain Henry Darger et son incroyable "The Story of the Vivian Girls", une saga cauchemardesque où de poupines fillettes sont traquées, suppliciées.
L'allemand Hans-Joergi Georgi et son armada d'avions en carton. A la fin du film qui lui est consacré (où il forme avec une très chic chorégraphe attachée à son travail un duo sensationnel) on le voit arriver en fauteuil roulant à la Maison Rouge et découvrir la merveilleuse installation de son œuvre aéroportée : bouleversant.
Dehors il faisait si doux au-dessus du port de la Bastille.

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19 novembre 2014

Perrotte

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quin b

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quin d

Je suis passée au vernissage de Simone Perotte Galerie Quincampoix.
Sur des plats, des vases et des tasses, des animaux sgraffités, mais pas que. Des pastilles qui pétillent et des feuilles qui flammèchent, sur des formes très très douces.
L’œil découvre et la main veut caresser.
Et puis, dans le si joli passage Molière, un verre de blanc frais à la main, c'est l'occasion de discuter avec Pierre et Gérard, galeristes passionnés, et avec Agnès Debizet, artiste passionnante.

6 novembre 2014

Architectures intimes

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ce soir chez Béatrice Soulié rue Guénégaud on vernissait le travail de Sylvain Corentin

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dont les "improbables architectures" blanches, entre cabanes et palais,

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s'étagent parfois comme des corps humains, surtout quand les pièces s'équilibrent sur 2 pattes

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elles m'ont rappelée les architectures utopiques des hippies

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mais aussi mes propres créations des années 90 (quand la ficelle crochetée n'était qu'un composant)

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et les femmes-maisons de Louise Bourgeois

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qui, elles, me font penser à l'affiche du film d'Andy Warhol et Paul Morrissey "Chelsea Girls"

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et cette femme-maison de Bourgeois m'a renvoyée immédiatement à l'oeuvre d'Andro Wekua

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qui a été choisie pour l'affiche d'"Inside" la nouvelle expo collective du Palais de Tokyo

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affiche que j'ai vue dans le métro en me rendant au vernissage de Sylvain Corentin

12 novembre 2014

Repaire de nanas

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Parce qu'il n'y a pas qu'au Grand Palais qu'il y a des nanas !

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Ce soir je suis passée voir les tableaux de Martha Romero à l'Espace Beaurepaire.
Elle exposait sur l'esplanade des Invalides à quelques bungalows du mien et j'avoue être d'abord passée un peu rapidement dans son espace avant de réaliser combien ses tableaux à relief avaient de technique et d'esprit.
Même si je n'apprécie pas qu'on regroupe les artistes selon leur genre (ou qu'on ne parle de mon travail qu'avec celui d'autres femmes) ou selon leur technique (ou qu'on ne parle de mon travail qu'avec d'autres productions textiles), j'étais curieuse de voir cette exposition et heureuse d'y croiser quelques connaissances.

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A l'espace Beaurepaire il y a aussi (surtout) les œuvres puissantes de Catherine Ursin.
Comme une expo dans l'expo.
C'est magnifique.
Leur force s'impose, elles bouffent tout sur leur passage ! C'est net, costaud, profond. Une danse parfois douloureuse mais surtout nourrie d'une vitalité ardente. Il y a des racines, des viscères (juste ce qu'il faut), des petits os (en nombre), des attaches, des arrachements, des fusions et des soubresauts...
Loin des chichis et de la tentante surdose, Ursin sait s'arrêter juste à temps, et c'est bon.

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13 novembre 2014

"Refuge(s)"

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Ce soir je suis passée au vernissage d'Isabelle Cochereau à la galerie Dufay-Bonnet, 63 rue Daguerre dans le XIVe.
Elle y expose ses images numériques, des monotypes qui racontent des histoires étranges, et emportent les voyeurs dans leurs méandres.
Plus que des collages admirablement pensés et réalisés, se sont des feuilletés de rêves qui se télescopent en douceur et ouvrent des champs riches de fantaisie et de gravité mêlés, sur l'humain et ses nuits.

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Je ne connaissais son travail que sur mon écran d'ordi, or il serait faux de penser que ça suffise, parce qu'ils sont numériques, à apprécier les tableaux d'Isabelle Cochereau.
Face à ces très beaux tirages comme décollés du fond de leurs cadres de bois mat, on mesure en plus de la beauté des compositions déjà perçue sur écran, le finesse chromatique de tons sourds et voluptueux : sang séché, marbre gris, vert bronze, bruns onyx... et on goûte mieux aux atmosphères tendues mais sans effet de dramatisation excessif.
Beaucoup de présence dans ces portraits taiseux à l'émotion intériorisée, un travail sur le/les "Refuge(s)" qu'Isabelle Cochereau expose pendant 1 mois.

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14 novembre 2014

Voyage dans le temps en métro

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la station Louvre-Rivoli est en chantier, c'était une très belle station mais cible de dégradations

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on l'a vidée des reproductions du louvre qui faisaient sa singularité, on l'a désossée

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on revoit les vestiges des anciens affichages, des frises de papier à ramettes

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les niches où dormaient des moulages du musée paraissent vides mais sont pleines de fantômes

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une affiche de mars 1968 appelle au recensement des jeunes nés entre 51 et 53

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la rencontre entre les vieux murs qui sont réapparus de derrière les plaques de pierre

et le mobilier moderne est assez merveilleuse, c'est plein de poésie et de tristesse

18 octobre 2014

Samedi au village

un samedi divertissant

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quand un petit garçon de 8 ans et demi appelé Télio intervient en douce, c'est un coup de maître :

reliant 3 de mes pièces pour une transfusion improvisée, il donne un dynamisme remarquable au trio

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sous l'auréole de Stéphane Sartorius on pose pour gagner sa place au paradis noir autour du nuage

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sur la place du "village" une danseuse dont la robe bleue moulante révèle la grossesse donne un cours de tango

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la scène est ensuite devenue piste de danse pour étreintes et virevoltes

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en fin de journée Marcel Campion &co est venu nous régaler (gratuitement)

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de guitare manouche rehaussée de saxo

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le paradis noir ne chôme pas

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le village ferme tandis que ses éphémères occupants partagent un goûteux repas au restaurant sur sa place

18 octobre 2014

People

quelle belle journée ! que de belles visites !!

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celle de la voluptueuse Sabrina (illustratrice et peintre)

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celle des stricts (mais maximum) Steeven, Télio et Alexandre (esthètes)

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celle de l'incroyable (mais imphotographiable) Fabien Tailleur du Chêne (noblesse de Villejuif)

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celle de François et Léna, ancienne collègue et amie très très chère (graphiste)

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tandis que mézigue en son bungalow (vue par le Strict Maximun) profite de son délicieux samedi

D'autant plus délicieux que Catherine Dauriac, journaliste de Linen & Hemps Community, a bravé sa bronchite pour venir voir mon travail et qu'on a passé un moment drôlement bon à délirer sur le lin et ses possibles.

17 octobre 2014

Vendredi au village

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à l'entrée principale du village on peut apprécier le brillant voisinage

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les dos des bungalows jouent avec les troncs gris, c'est plutôt pimpant

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sur la place un diaporama égrenne les travaux et noms des différents exposants (tiens, c'est moi là)

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ma calme ruelle, aucune des personnes attendues aujourd'hui n'étant passée, j'ai pu crocheter tout mon saoul

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heureusement, il y a eu Angela (rencontrée au Chêne àVillejuif) qui est venue me surprendre gentiment

et Celia Pardini (qui connait tout le monde) avec une intention à mon égard que j'ai appréciée

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parmi d'autres, les espaces de Lerondeau, Christophe, Gasnier et Raguin, Marfisi

(j'ai dépensé plus que je n'ai gagné : j'ai craqué pour les irrésistibles céramiques de Nicolas Raguin

et une bague en porcelaine de Claire Marfisi a trouvé un doigt libre à une de mes mains)

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Agnès Debizet a rageusement rhabillé de blanc son bungalow pour doper son installation

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tandis que mon autre voisine Gaëlle Renard-Werner a enchainé les initiatives distrayantes

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dont une scène de crime qui a fait du bien à la morne soirée, et une invitation à dessiner sur ses murs

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passé 22h on a jeté les bouteilles vides et baissé les bâches, un peu déçu

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par ailleurs : dans les toilettes pour handicapés il y a une jolie petite grille au sol

(les toilettes pour valides sont si étroites que leur colossal distributeur de pq (vide) oblige à des contorsions pas possibles)

16 octobre 2014

Jeudi au village

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j'ai tendu les murs de mon espace de non tissé vert trouvé pour 3 sous le m au marché saint Pierre

et je l'ai organisé comme je l'avais envisagé, la circulation s'y fait bien, ça marche

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la table aux yeux, les 3 pièces récentes rehaussées de rouge, la masterpiece, la vieille pièce réhabilitée

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naturellement, je continue à produire (il faut remplacer l'"oculini" vendu dès l'ouverture !)

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à droite, les petits prix : colliers au mur et bracelets sur table (sous la table : mon bazar)

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ma voisine de gauche est Agnès Debizet qui expose cette année ses hallucinants collages

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le village éphémère vit, ses habitants montrent leur travail, les visiteurs visitent

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Dadave travaille les déchets électroniques, Karine Lerondeau accroche ses rébus spirituels, il y a un beau nuage

jeudi l

et, si je ne suis hélas pas séduite par la plupart des exposants, je suis contente d'en être

11 octobre 2014

L'esplanade

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dans 5 jours ce sera au tour des artistes et des potiers de s'installer au Village d'Automne de l'Esplanade des Invalides, tout près de la tour Eiffel

esplanade b

aujourd'hui ce sont les antiquaires qui occupent les bungalows sous les grands arbres, entre les Invalides de Louis XIV et le Grand Palais de l'Exposition Universelle de 1900 sur l'autre rive de la Seine, passé le pont Alexandre III

esplanade c

jeudi j'y installe mes sculptures et j'y passe mes journées jusqu'à dimanche soir, heureuse de profiter de la belle perspective parisienne en privilégiée

7 octobre 2014

Retour au village

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Ce soir c'était la Nuit de la Photographie Contemporaine sur l'esplanade des Invalides, au Village d'Automne du 7e en fête.
La météo capricieuse de la journée avait fait place à une belle soirée limpide sous une lune quasi pleine.

vilph b
J'en ai profité pour faire le tour du village éphémère où j'expose dans 9 jours et pour aller saluer notre (sympathique) commissaire Karine Lerondeau (et pour boire un verre au bar).
Ça m'a permis de mieux envisager la mise en place de mes pièces, notamment la suspension de la grosse 97. Voilà, dans ma tête les choses se précisent.

3 octobre 2014

Marcel Duchamp

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Je suis passée rapido à Beaubourg découvrir en coup de vent l'expo Marcel Duchamp que je reviendrai voir plus au calme.
"La peinture, même" : un beau titre pour une expo qui a fait le bon choix de suspendre les ready-made au plafond pour mettre la focale sur la réflexion d'un peintre. Car il ne s'agit pas d'admirer une pissotière mais de savoir qu'elle a été désignée par Duchamp.
Duchamp dans son époque et Duchamp dans ses époques jusqu'à son "Grand Verre" et l'abandon de la peinture pour les échecs (!).
J'ai découvert un très grand coloriste et un homme curieux, un jusqu’au-boutiste, un aventureux de la modernité.
Je n'ai pas tout compris, il a développé des théories complexes, mais j'ai appris et j'ai admiré des peintures ambitieuses et subtiles.

15 octobre 2014

Cargaison

Je passe à la cave chercher mon plateau de table et on peut charger la voiture.
Fin prête pour demain matin, car mon chauffeur me dépose tôt avant d'aller travailler en voiture.
Et puis, si j'avais oublié quelque chose, ça ne serait pas très grave vu que j'habite sur la ligne de métro qui dessert les Invalides.

cargaison

Titus, alerté par mes préparatifs, croit à un départ en vacances, et veut rester avec les sacs par crainte d'être oublié.

6 octobre 2014

Non : je ne collectionne pas les hiboux

arbre à hiboux

un hibou photophore en terre cuite rapporté d'une brocante pour 1 euro

vient de rejoindre un groupe de confrères (chinés 3 sous sauf boule de noël Conran Shop)

au pied d'un arbre fait en vertèbres de chevreuil enfilés à un socle et de deux bois tordus ramassés

où sont suspendus des hibous en tissu trouvés chez Conran Shop et Habitat (et Emmaüs pour le macramé)

vertèbres

j'ai enfilé à une branche de noisetier le reste des vertèbres

(j'en ai encore trouvé en retournant au même endroit dans la forêt)

tandis que le bassin repose avec des bois secs dans un vase écumant (plutôt raccord !)

beau bois

et je ne me lasse pas du très étrange bois tourmenté rapporté du maquis varois

probablement une racine compliquée par les roches où la plante est parvenue à pousser

11 septembre 2014

chez Claire O.

http://lapeinturlure.canalblog.com/

elle est très forte

c'est une magicienne qui répare les poupées anciennes

elle n'a peur de rien et se lance dans des travaux effrayants

elle peint, elle coud, elle bricole

elle sait tout faire

elle a compris qu'avec un oeil, du goût et du courage, on peut avoir un intérieur de caractère, classe et fun avec un budget dérisoire

elle aime s'amuser avec le style scandi-vintage

comme moi elle aime les tissus rétro, les céramiques, le rotin, les trucs en fil de fer, les abat-jour en paille, les cache-pots en plastique, les verres zazous

elle arrive à dénicher des Capron à 2 euros ! des Blin !

et en plus elle a de l'esprit

Claire O

 

19 août 2014

En face du Mucem

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C'est depuis la Pharo, de l'autre côté de l'entrée du port de Marseille, qu'on découvre le mieux le Mucem et son environnement.
Là, on réalise la légèreté que le treillis apporte au parallélépipède posé sur l'eau.
Sa ligne qui prolonge celle des remparts du fort saint Jean. La passerelle.
La juxtaposition réussie.
Et la belle rigueur du projet.

19 septembre 2014

Une histoire partielle

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En nocturne, un tour rapide par le musée d'art Moderne du Centre Pompidou pour goûter au nouvel accrochage "une histoire (art architecture design) des années 1980 à nos jours" du 4e étage.
Un point de vue peut-être un peu tragique à mon sens, beaucoup d'installations et de photos, et c'est pas ma came.
Si je me régale au niveau 5, j'ai toujours du mal avec le niveau 4. Et la nouvelle exposition me déconcerte, me questionne, m'ennuie surtout.
C'est un panorama, oui, mais qui oublie tout un pan de la création artistique.
A trop vouloir embrasser...

chez Henriette L.
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