Matin ultime 2/3
La Ligne 2021 au complet, avec 2 comètes et 2 grilles.
La vénus binaire et une grille.
Mersenna et une comète.
La Ligne 2021 au complet, avec 2 comètes et 2 grilles.
La vénus binaire et une grille.
Mersenna et une comète.
Au matin c'est une gatro express qui me réveille, après 5 heures d'un sommeil asgité.
Rincée par la tâche accomplie et peut-être en réaction à la séparation imminente avec ce qui a tant exigé de moi.
Je prends sur moi, le temps presse (il faut livrer à midi !), et saisis ciseaux et crochet pour couper ces pendouillis.
J'avais tenté le truc, mais maintenant que je vois le résultat, c'était une erreur.
Dire que je me suis embêtée pendant le crochetage avec ces trucs filasses que je liais entre eux avec un élastique pour qu'ils n'entravent pas mon travail !
Je manque de hauteur et d'attaches (et d'énergie), la couconne peine à se déployer, on dirait quelques oiseau égyptien !
Bref, c'est pas top comme réveil !
je suis tombée du lit, j'en profite pour faire un tour de jardin avec la lumière du matin
le tamaris en fleurs rend cet endroit encore plus beau
et mon massif d'iris refait l'an dernier pendant le confinement semble déjà installé depuis des lustres
on voit que les arrosages récents ont rattrappé un début de printemps plutôt sec
avec le soleil qui apparait soudain, tout se met à resplendir
un lundi printanier, c'est une journée pour profiter du balcon
le couple de pigeons ramiers qui avait fait un nid et pondu 2 oeufs cet été revient sur la jardinière tous les matins
pour faciliter notre cohabitation future, j'ai opté pour un brise-vue plus léger que l'an dernier
je réfléchis, afin que pigeons et humains vivent en harmonie la prochaine couvaison
afin que pigeons et humains et canin vivent en harmonie la prochaine couvaison
pendant notre semaine à la campagne, les orchidées se sont ouvertes et c'est magnifique
le Louvre investi par un shooting
la fondation François Pinault, magnifique rotonde au bout des jardins des Halles
les Halles et leur canopée
et là, le choc : quasi neuve et déjà rongée par la corosion !
déjà vieux après des années de travaux et un budget conséquent ? c'est à pleurer !
à Beaubourg, on résorbe enfin l'agora après remplacement des escalators
je reviens avec de la ficelle, contente
2e semaine pour les prépas qui concourent actuellement aux admissions aux grandes écoles
c'est le moment de passer les écrits pour Centrale et ça se passe porte de Versailles
notre fils loge dans un hôtel à proximité et nous nous chargeons du ravitaillement pour lui et 2 autres étudiants
aujourd'hui, après une matinée cuisine, gratin dauphinois et gratin de courgettes
petit tour sur le périphérique, il fait beau, je compte en profiter pour marcher un peu après notre mission
un joli studio moderne et bien foutu pour 2, le 3e étudiant logeant ailleurs
mais alors, cette entrée ! mur "végétalisé" grotesque 100% plastique ! quel contre-sens idiot !
Très sympa ces pliures aléatoires !
Un bon bol de couleur pour me ravigoter l’œil.
C'est riche, c'est beau comme de la peau.
ma création d'il y a un an du côté du portail de la forêt est maintenant installée
la lumilère du matin tend de grandes ombres sur le gazon
et fait rougir les feuilles de cet arbre que je m'efforce de contenir
le figuier commence tout juste ses feuilles
le troëne s'ébouriffe
le buis est devenu gros comme tout, un pouf !
le phylodendron ouvre ses premières fleurs
le lilas a fait ses feuilles mais tarde à présenter des boutons de fleurs
le tamaris rougit en préparant sa floraison
les spirées sont fleuries et le palmier prépare ses grosses pousses florales
sur le rond, les muscaris sont superbes
et j'ai remis le bassin en eau, il était sec, ce qui est rare en cette saison
en arrivant à la maison, j'ai été interpellée par l'énorme masse sèche de la passiflore qui pend à l'angle est
elle s'était vite installée, s'est développée à grande vitesse, et a commencé à se répandre sur le côté
maintenant elle semble morte ou quasi, elle aurait pris un coup de froid, il faut couper cette touffe pénible
ça a été une longue épreuve, trier le mort du vif, retirer du rosier du côté
puis rattacher les grosse lianes par devant, en libérant et attachant le vieux rosier du côté
voilà la passiflore réduite, elle va repartir mais je la garderai maintenant sous étroite surveillance
A l'approche des beaux jours, j'ai changé le paillon fatigué du balcon et j'ai libéré les jardinières du voile d'hivernage
ça fait du bien de retrouver ces pauvres plantes qui on souffert de leur confinement
à l'intérieur, d'autres plantes attendent le printemps pour sortir à leur tour
ça fait plus d'un mois que l'orchidée a lancé ces tiges florales : que c'est long !
enfin, une fleur s'ouvre lentement : magique !
une joyeuse ambiance sur la prairie derrière le centre bouddhique
des chiens de toutes les formes qui se courent après dans la joie c'est beau à voir
mais alors qu'on s'éloignait Titus et moi pour rentrer, un bagarre de chiens a éclaté, ça arrive
ce qui est rare, c'est que les maîtres se battent aussi
ce connard-là, bas de plafond et violent, est à fuir, j'ai entendu des menaces de mort et d'épouvantables injures
dès qu'on passe le bout du lac après les barques, on quitte le contre-jour, et justement, voici un coup de soleil
les couleurs flashent, l'eau devient comme de la peinture
on en prend plein les yeux
Titus dépose une crotte au bord de l'eau pendant que j'admire le saule pleureur d'en face
une boule de feu !
j'ai rapporté de mes réserves à la campagne un dessus-de-lit vintage trouvé à Emmaüs il y a longtemps
j'envisage de coudre une housse pour réunir les 2 chauffeuses du canapé modulable
que Titus et le temps passant ont plus que défraîchies et qui seraient ainsi lavables,
quant au style jardin d'hiver, il fera son temps, j'ai d'autres tissus en réserve
je poursuis le crochetage du n°207, je passe à la partie blanche
quel beau soleil de novembre ! il allège le confinement
sur le balcon, un résidu de saison se ratatine gentiment
Je trouve que ça marche bien avec les échelles, même si ça raconte une autre histoire.
Il y a une légèreté.
On perd l'effet "trempé dans du thé" mais c'est quand même amusant.
Il faut imaginer un accrochage plus important, des pièces plus nombreuses.
Bellegarde sous la neige, c'est là que je descends du TER pour attrapper le TGV Genève / Paris.
Je ne savais pas alors que l'autoroute A40 serait bientôt bloquée par cette neige exceptionnellement dense !
Le TGV sera détourné à cause de la neige mais va rattrapper une partie de son retard en quittant la région.
par une curieuse coïncidence, mon fils veut voir ce film ce soir et l'a loué de sa propre initiative
alors que mon père y apparaît et qu'aujourd'hui c'est le 11e anniversaire de sa mort
tourné en partie à Valence, pendant l'hiver 91/92, avant la destuction du grand magasin "les Dames de France"
mon père occupait alors sa retraite en étant photoreporter pour un journal local
il faisait son reportage quand Klapisch l'a gentiment intégré à un plan du début
la caméra le suit un moment passant devant les vendeurs des stands extérieurs quand le magasin ouvre
(on l'aperçoit aussi dans "Les grands ducs" de Leconte, dans le public d'une scène tournée au théâtre de Valence)
il y avait ce Renoir au-dessus du piano
il y avait ce Vinci et Boltraffio au-dessus de la machine à coudre
Une grande reproduction de la Madone de Litta, de Vinci et Boltraffio, était au-dessus de la grosse machine à coudre à pédale, escamotée dans son meuble en bois.
J'étais troublée par l'enfant qui me regardait tout en tétant le sein de sa mère, à moins qu'il ne soufflât dans une conque, parce que vraiment, c'était choquant cette histoire de sein, ça ne pouvait quand même pas être ça...
Et le meuble de la machine lui-même me troublait, car dans le bois du panneau de façade je devinais un sombre personnage assis sur un trône, si si. Avec un chapeau pointu. Menaçant.
il y avait ce Petrus Christus à côté de la porte
Ce portrait de jeune fille de Petrus Christus était dans un ravissant petit cadre doré aux iris sculptés, à côté de la porte.
Le craquelé sur la peau m’impressionnait tant que je ne pouvais voir la jeunesse du sujet.
(dans un cadre jumeau il y avait un affreux bonhomme mais je n'arrive pas à le retrouver)
Possiblement ce Jan van Eyck, en tout cas je me demandais comment on pouvait avoir envie de mettre ce type sévérissime dans son salon !