Federico Felllini
Ses films me transportent et m’éblouissent. Et me touchent.
Il a raconté l’Italie et l’enfance, le désir et l’effroi comme personne.
Un grand menteur comme il aimait se qualifier lui-même,
qui approchait la vérité avec des circonvolutions étourdissantes de pertinence.
Fantaisie, ivresse, bonheur de conter et sens du tragico-comique
se télescopent dans des films excessifs et incroyablement raffinés
dans des torrents de sensations, de chocs et d’enchantements.
Fellini est un grand peintre qui a créé son propre style
et fabriqué ses couleurs pour réinterpréter la réalité
avec la force du rêve (du cauchemar) et de l’imaginaire.
Peintre de la beauté grotesque et de la bouffonnerie inspirée, de l’absurde, du morbide...
Un ogre inventeur foisonnant et rigolard du sublime accolé au répugnant.
Un regard singulier et sensible, une force narrative qui embrasse
les petites choses vues en grand et les personnages hors norme.
Il s’approprie le monde en le colorant de magie et d’audace
avec une réjouissante indépendance face à la vérité ou au bon ton.


































