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chez Henriette L.
2 mai 2018

Nouvelle disposition au salon (2)

buffet

Au dessus du vieux buffet des grands-parents encadré de plantes vertes :

. mobile de géométries en grillage fait maison
. Jerry, le buste récupéré sur le trottoir face à l'Olympia
. avec 3 colliers "Okoo" en lin crocheté et brou de noix
. 2 céramiques de Louis Lourioux achetées en brocantes
. 2 petits pots de Nicolas Raguin
. crâne de renard récupéré sur un cadavre trouvé en forêt
. sur une petite sculpture nuage d'Agnès Debizet
. sur un dessous-de-plat en marbre trouvé chez Emmaüs
. les "Tronçons Épineux" accrochés à la poignée

4 avril 2018

Je fourre et ferme la bête

173 fin f

Ça y est, enfin, j'arrive au dernier rang du n°173 !

173 fin g

Il va falloir m'habituer à une nouvelle allure, plus raide, plus nette aussi.
Regretterai-je la souplesse qui lui permettait de disposer ses ramifications en rosace ?
J'ai hâte de découvrir la pièce terminée et la façon dont elle va maintenant réagir aux dispositions que je lui envisage.

...travail en cours...

2 mars 2018

Cerfs du vendredi

5cerfs a

hier on pensait avoir vu le spectacle exceptionnel de notre vie avec les 2 puis 3 cerfs

5cerfs b

aujourd'hui ce sont 5 cerfs qui sortent de la forêt en début d'après-midi par beau temps !

5cerfs c

on n'en croyait pas nos yeux

5cerfs d

j'étais tranquillement installée à la fenêtre de ma chambre, confortable

5cerfs e

c'est un incroyable privilège que de pouvoir observer tout à loisir ces splendides bêtes sauvages

5cerfs f

5cerfs g

5cerfs h

et les cerfs sont restés jusqu'à la nuit !

5cerfs i

ils ont couru, joué, brouté, dormi, se sont battus pour de rire, ont fait des rondes

5cerfs j

tellement heureux de profiter de l'espace du pré

5cerfs k

j'ai espéré que des bois tomberaient pour aller les ramasser, mais ils sont encore bien accrochés !

pendant les courts combats on entendait les claquements secs des bois

5cerfs l

l'un d'eux a une robe plus claire, grise, il semble plus jeune, même si j'ai du mal à trouver ses bois moins développés

5cerfs m

et on distingue un meneur, le plus gros des cerfs, ici à droite

5cerfs n

des bêtes magnifiques

5cerfs o

5cerfs p

5cerfs q

là on voit bien qui est le leader

5cerfs r

5cerfs s

5cerfs t

quand certains combattent, les autres surveillent alentours

5cerfs u

5cerfs v

toujours les cerfs restent en alerte

5cerfs w

ils ont fini par tous se coucher

5cerfs x

et sont restés des heures ainsi, détente avec vigilance en étoile

5cerfs z

observation a

observation b

9 novembre 2017

Spectaculaire !

qu'est-ce qu'on découvre au-dessus de la maison en montant sur la partie haute du jardin de mes parents ?

nid a

là, perché tout en haut d'un des cèdres ?

nid b

un monstrueux nid de frelons asiatiques !

"Il n’y a pas d’urgence à enlever un nid de frelons découvert à l’automne qui est présent depuis plusieurs mois

La destruction des nids en hiver (à partir de novembre) n’est d’aucune utilité car les jeunes fondatrices fécondées ont déjà quitté le nid. La population restante va péricliter avec les gelées hivernales.

Le nid de frelons non détruit ne sera pas réinvesti l’année suivante. Il y a peu de probabilité qu’un nid se reconstruise à proximité immédiate de l’ancien nid l’année d’après. Le nid se dégradera naturellement avec la pluie et les oiseaux."

Toutefois, la destruction du nid a été décidée, en présence de journalistes du Dauphiné car il y aura son article !

14 janvier 2018

Au grenier, on fait face !

face a

la pente côté nord et l'ancienne toiture

face b

la nouvelle fenêtre, une fois les tuiles changées, avec une toile noire qui protège maintenant le grenier

face d

un fois le nettoyage effectué, vient le plaisir de l'aménagement avec des étagères épatantes

face e

sur lesquelles j'ai pu ranger mes archives, mes réserves, les jouets des enfants, etc

face l

face j

j'ai trouvé dans la poussière une photo d'enfant

face k

face m

13 juin 2018

AGNES SEBYLEAU, "L'ASYMETRISTE"

Le crocheteur est un arpenteur. La régularité de son geste est mesure parce qu’il est rythme. L’itération ostinato du geste du crocheteur est mesure de son temps et de celui du public, que son goût exclusif du produit de "l’ars" distrait de l’atelier.

par Emmanuel Tugny, écrivain, essayiste, traducteur et musicien.Tour à tour professeur (agrégé et Docteur en littérature), diplomate, inspecteur des enseignements artistiques, il publie régulièrement romans, essais, articles et traductions, traduits dans plusieurs langues. Il est également parolier de chansons et librettiste pour divers artistes (Dani, John Greaves, Michal,etc.) et auteur-compositeur-interprète.

Le geste du crocheteur est aussi mesure de l’espace, en tant qu’il rapporte tout le galop du monde à son petit pas mécanique, en tant qu’il est, comme récurrence maniaque du fourbissement de la forme et trajectoire étrange qui mène du geste opiniâtre à une création, à une créature, la transposition d’un rythme caché du monde, d’une syntaxe obscure et fertile du monde.

Car le crocheteur n’est pas uniquement, pas essentiellement, arpenteur. Il n’est pas seulement celui qui, arpentant prosodiquement le monde, rend compte de sa rythmicité secrète, de son « allure » offusquée, devant celui qui est immergé dans sa présence erratique.

L’exténuation du geste du crocheteur est séminale, l’arpenteur n’arpente que pour refaire monde : il n’est pas captif du présent de la marche métronomique, il est garant de son débouché, de l’avènement de son delta, de la levée d’une créature du monde qui n’y ajoute pas en tant qu’elle n’y résidait pas mais en tant qu’elle y demeurait tapie, en-puissance, patiente, offerte, comme telle princesse de conte à qui l'élargit, à celui qu’il convient ici de nommer son « libérateur », son ardent, son opiniâtre libérateur.

Le geste du crocheteur contraint le monde à l’épiphanie, il le contraint à tirer son jeu de sous la table du monde : le monde est un rythme, le monde est un lieu, le monde est la matrice engendrant de soi, depuis rythme et lieu, ses créatures « toujours possibles ».

Le monde, écrivait en substance Baudelaire, est « une province du possible ».

Le crocheteur en manifeste la topographie.

1

Le travail d’Agnès Sébyleau est à ce titre tout à fait exemplaire.

Le temps s’y signale comme la durée sidérante, comme l’infini d’une récurrence. Sa profusion, sa complexité byzantines, « baroques », « maniéristes », sa folle effloraison, disent tout à la fois l’ordonnancement du monde depuis le rythme et sa perpétuité heureuse, sa téléologie sans horizon.

L’espace s’y évalue comme l’alibi d’un geste simple, de l’activation d’un mécanisme reproductible à l’infini, d’une monade gestuelle à la fois présente en soi pour rapporter à soi la vie entière et reproduite infiniment pour faire une « vie entière », une physique, une nature, un lieu s’engendrant depuis une mobilité primaire.

Et, bien sûr, l’on y voit temps temporalisé et éternisé, temps vraiment, et espace localisé, « infinisé », espace vraiment, tirer d’eux-mêmes leurs créatures du lieu et du moment comme l’Égyptien Atoum de l’océan, comme le démiurge des Gnostiques d’un éblouissement, comme celui d’Aristote du monde donné.

Le crocheteur est l’éveilleur de formes non pas adventices, venues d’ailleurs, ajoutées au monde mais contenues dans sa matière tout à fait comme le « sujet de l’art » dans son geste et dans sa matière torturés au cœur de cet atelier d’artiste qui est encore un « point du monde ».

Agnès Sébyleau offre au regard un temps puissamment temps, un espace puissamment lieu. Elle est la cause mécanique d’un soulèvement lent et sûr de ce qui « avait lieu » sans trouver « lieu d ‘être ».

Elle est crocheteuse.

2

Mais l’intensité, la singularité éminente de son travail tient incontestablement dans un trait qui le distingue de celui de la plupart de ses confrères en technique.

Le travail de la fugue musicale, qui évoquera ici celui du crochet, met le plus souvent en rapport, en contiguïté, le geste qui réitère et la forme qui pousse, l’émergence. Le geste itératif du compositeur donne naissance au monde à une forme musicale du monde qui entraîne l’âme comme mesure, comme vers, comme rime, comme séquence, comme régularité lénifiante.

Il répète, il arpente et organise, ce faisant, un temps et un lieu de la reconnaissance, de l’assise, des retrouvailles, du renouement, quelque chose en quoi l’on avance demeurant, faisant étape : une « mansio », une maison.

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Il demeure et l’on demeure en son objet qui est comme un foyer ou un dieu lare.

Ainsi le travail de crochet est-il le plus souvent « révélateur » de formes en puissance du monde qui « rassoient » l’âme et la perception par la délimitation de figures du monde imbues de régularité, de mesure, de symétrie.

Le produit du crocheteur est le plus souvent à l’image de son geste ; l’on dirait alors d’un animal attiré au jour par son singe, par son imitation gestuelle : le geste du crocheteur tire du bois du monde des figures qui lui ressemblent et qui ravissent par cette accumulation du même en eux qui, du monde, chasse l’angoisse de l’autrui, du pas de clerc.

Le crocheteur fait volontiers maison.

Pas Agnès Sébyleau.

7

Son art fait vertigineusement le chemin inverse : il suscite ce qui, du geste de crochet, est formellement aux antipodes, à l’opposé diamétral ; il engage dans l’atmosphère, dans le champ visible du monde, dans « l’être-là », l’irrégularité, la dispersion, l’hybridité, l’asymétrie.

Les créatures qu’Agnès Sébyleau tire de leur sommeil, de leur patience en la matière du monde, ne sont pas de la matière de la voix qui les convoque.

Tout à fait comme l’itération révèle chez Bach ou chez Steve Reich un contenu latent qui est l’abolition de toute itération, elle dégage de la matière donnée, chez Agnès Sébyleau, ce qui, au cœur de la matière donnée, moque l’itération, moque la reproduction, s’en abstrait au titre de la liberté terrible de la forme d’être forme, la tâche de sa création achevée.

Agnès Sébyleau est crocheteuse et elle est artiste : sa technique répétitive engage au monde des formes qui s’y tenaient mais ces formes ne lui demeurent pas fidèles, elles ont les « poings aux hanches » rimbaldiens d’adolescents récusant l’appartenance à leur créateur, faisant litière de tel lien mimétique à leur matrice, abolissant l’atavisme sage du rejeton arborant, comme autant d’emblèmes, les signes de sa fabrication, pour faire route sans longe, matière originée érigée contre et sans son origine.

Ce sont des chiens mordant leur maître.

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Agnès Sébyleau fait œuvre d’art : elle porte au monde des créatures qui, telles la phrase de Flaubert ou le livre à venir de Mallarmé, n’entendent plus rien devoir, l’émergence acquise, à la petite marche savante qui les a nourries.

Agnès Sébyleau, comme l’artiste faisant objet vraiment, c’est à dire comme l’artiste vraiment, comme l’artiste demeuré à distance de l’empire du sujet, fait lever des formes ingrates.

Elle met en marche des Golem dont elle ne songe pas une seconde à effacer la première lettre de « l’Emeth » frontal.

« L’asymétriste », en somme, offre au présent un monde du monde dont toute la beauté réside dans le fait que, temps vraiment, que lieu vraiment, il n’en demeure pas moins, comme le monde « devisé » de Marco Polo ou celui des courses d’Homère, le règne inaltéré, le règne inaltérable, de l’aventure, cet orgue fait pour « le grand jeu ».

6

https://blogs.mediapart.fr/emmanuel-tugny/blog/090618/agnes-sebyleau-lasymetriste

1 juin 2017

Le martyre de Lambert

le soleil se couche au bout de la rue Saint-Louis-en-l'Ile à gauche de l'hôtel Lambert

Lambert

l'hôtel Lambert, joyau de l'ïle Saint-Louis, est en chantier depuis son rachat par un émir du Qatar

construit en 1640 il souffre mille supplices depuis 7 ans (garage sous le jardin, cimatisation, ascenseurs)

Lambert avant

finis les salons littéraires brillants et les fêtes somptueuses

14 mai 2017

Le désastreux accrochage

Hélas, quel choc : l'accrochage de mes pièces défie toute logique

je tombe de haut

qu'est-il arrivé ?

ligne proposée

il y a un abîme entre ma proposition sur les photos envoyées et la suspension

ligne vue

comment une curator intéressée par "La Ligne" a-t-elle pu réduire son installation à ce méli-mélo

mal placé, suspendu par des fils noirs ou écrus et noués à la va-vite ?

quelle idée débile d'aller écarteler la petite partie du n°135 de cette façon grotesque

(et dont le coeur avait été sorti mais que j'ai remis à l'intérieur !)

pièces proposées a

voilà les pièces proposées sur la photo envoyée pour le catalogue, et les voici présentées en vitrine

pièces vues a

quelle personne du staff a pu s'autoriser à déformer mes pièces avant de les accrocher ?

mue par quelle idée saugrenue, manque de respect, idiotie majeure, volonté de saboter ?

pièces proposées b

pour sortir ainsi le centre de l'oeil il faut le vouloir, c'est une pièce compacte, c'est un geste volontaire

pièces vues b

je suis déçue, blessée, furieuse, amère, dégoûtée, et je ne comprends pas

j'ai demandé à faire ouvrir les vitrines pour en corriger l'accrochage mais on m'a répondu qu'on le fera plus tard

(formées de verre collé ces vitrines ne sont pas faites pour s'ouvrir !)

précautions

je précise que j'ai joint à mes pièces des tirages papier de chacune d'elles avec des conseils pour en faciliter l'accrochage

peine perdue

29 avril 2017

24 /24) Ji Seon Yoon

Comme moi, cette artiste est invitée à participer à la Biennale de mai à septembre 2017.

Ji Seon Yoon [Corée]

En voilà une belle folle !
Il faut aller voir ses irrésistibles selfies brodés (!) : la beauté du grotesque qui nous pète à la gueule !

10 ans qu'elle tourne autour de son image. Elle a pris le temps de travailler un beau répertoire de grimaces, photo + tissu + fils brodés. Et ça tape fort.
Elle met en pièces son image photographique, perforée encore et encore par la machine à broder, pour faire naître une image de fils, qui prend du volume, sort du plat du tissu, s'échevèle avec art.

Non seulement elle n'a pas peur de mettre à mal sa figure, mais elle y découvre des royaumes de fantaisie à explorer, et au-delà des clowneries surgit un impressionnant manège de figures inoubliables. Masques de carnaval. Fantômes tragiques.

C'est joyeux et inquiétant, beau et plein d'esprit, réalisé avec un étourdissant sens de la couleur, et de la dramaturgie, depuis le mystérieux jusqu'au brûlant.
La beauté du bizarre.

https://www.yoonjiseon.com/

C'est elle qui, souveraine, habille l'affiche et toute la com déclinée de la Biennale Textile de Risjwijck.

Jsy a

Jsy b

Jsy c

Jsy d

29 avril 2017

18 /24) Laima Oržekauskienė-Ore

Comme moi, cette artiste est invitée à participer à la Biennale Textile de Risjwijck de mai à septembre 2017.

Laima Oržekauskienė-Ore [Lituanie]

Des photos, des impressions textiles, et dessus une broderie systématique qui transfigure, décale, avec des jeux de trames, des motifs répétitifs.
La figure humaine passée au crible.

Des sujets prosaïques, des situations ordinaires, voire âpres. Quelque chose de mélancolique.
Des photos sur lesquels la petite musique entêtante du fil vient faire crisser le regard.

Pour parler sur l'image du corps humain, de l'émotion humaine.

http://www.art-cart.eu/…/internationally-renowned-works-by…/

Lo a

Lo b

Lo c

Lo d

21 janvier 2017

Envoyé !

J'ai envoyé en Hollande mon texte pour le catalogue de la biennale textile du musée de Rijswijk.
Au rédacteur, qui est historien de l'art, de le faire traduire et d'en faire sa mouture.
Ce sera mon 1er catalogue et j'ai hâte de le découvrir !

dépliant

    Née en 1961 à Valence (France), Agnès Sébyleau fait des études littéraires sans cesser de s‘intéresser à l’art, son histoire, son actualité.
Devenue directrice artistique dans une agence d’édition publicitaire, Agnès réalise chez elle des assemblages en bois auxquels elle joint un jour une résille de ficelle crochetée. Pour ajouter la souplesse d’une peau sur l’ossature de bois.
Mais c’est à l’occasion de ses maternités qu’elle entreprend réellement son parcours artistique. Ne conservant de sa pratique, par commodité, que le silencieux, discret et propre crochet. Elle a interrompu son travail pour profiter de ses bébés et auprès d’eux, elle fait du temps passé au square, dans les métro et TGV, la matière première de ses créations.
Son point est basique, elle ne sait pas vraiment crocheter. Mais il lui suffit pour donner corps à ses désirs. L’idée du minimal l’enchante : 1 crochet + 1 pelote + 1 point. Elle travaille avec fébrilité. Chaque pièce lui soufflant les idées qu’elle a hâte d’explorer dans la suivante.
Elle crochète de la ficelle trouvée dans les grandes enseignes de bricolage. Elle y ajoute parfois de la blanche ou de la rouge, qu’elle trouve chez un fournisseur de restaurants, c’est de la ficelle alimentaire. La mercerie n’est pas son monde, elle ne connait rien à l’art textile.
Mue par son plaisir mais guidée par une certaine ambition, elle développe depuis 2009 un travail foisonnant, et participe à une vingtaine d’expositions.

    Crochetées, ficelles de lin, de chanvre ou de sisal deviennent des figures fantasmées, entre minéral, animal et végétal.
Des pièces qui s'élaborent en sourdine quelque part entre l'intentionnel et l'inconscient, au terme d'une genèse spontanée, sans l'aide d'aucun croquis.
Agnès Sébyleau a longtemps travaillé sans structure, apprêt ou rembourrage. Des pièces bâties sur du vide, à la seule tenue de leur matière, un tissu organisé maille à maille.
Elle a souvent travaillé sous la contrainte du fil unique ininterrompu. C’est-à-dire sans coupe ni ajout, à la manière d’un texte écrit sans jamais lever le stylo.
6 pièces récentes sont proposées à Rijswijk, dont 4 en fil ininterrompu :   
    «Insomnia» - sisal crocheté en 1 seul fil ininterrompu (ni coupe ni ajout) (septembre 2016)
    «RdVoRdC (rendez-vous au rez-de-chaussée)» - ficelle de lin crochetée (janvier 2014)
    «Maintenant» - lin crocheté en 1 seul fil ininterrompu (ni coupe ni ajout) + lin rouge + coton blanc (juillet 2014)
    «Célestine» - chanvre crocheté en 1 seul fil ininterrompu (ni coupe ni ajout) + fil de lin rouge (septembre 2016)
    «L'étoile filante» - chanvre crocheté + fil de lin rouge (septembre 2016)
    «Locomotion autofictive» - lin crocheté en 1 seul fil ininterrompu (ni coupe ni ajout) + fil de lin rouge (mars 2014)

    Cependant, en 2015, alors elle craint d’être captive de son univers, de sentir une lassitude. Agnès Sébyleau accepte d’introduire dans son travail du rembourrage.
Les pièces élaborées alors évoluent immédiatement vers un autre horizon.
Soutenues par leur rembourrage interne, et non plus par la seule force de la matière crochetée, elles deviennent plus lisses et déploient des volumes autrement plus importants.
C’est ce que nous voyons à Rijswijk où est présentée «La Ligne».
«La Ligne» est constituée de 6 pièces bicolores (grèges et blanches).
    «L133» - lin crocheté et rembourré (novembre 2015)
    «La séparation» - lin crocheté et rembourré (mars 2016)
    «D’autre part» - lin crocheté et rembourré (mai 2016)
    «Réparation !» - lin crocheté et rembourré (juillet 2061)
    «Arquée» - lin crocheté et rembourré (juillet 2016)
    «L’échange» - lin crocheté et rembourré (janvier 2016).
Toutes naissent de la même idée du double développement à partir d’une ligne. Qui se poursuit mu par un jeu de divisions et de fusions. Toutes répondent au chiffre 4, qui est, pour l’auteure, un écho à la structure animale, et à la symétrie humaine.
Elles parlent d’échanges, de circulation, ce sont des réseaux composés de réunions et de séparations. Et si leurs réseaux s’arrêtent matériellement, ils se prolongent quelque part en ramifications invisibles et infinies.
«La Ligne» est une forêt dont on voit la partie enracinée comme la partie aérienne, une mangrove qui s’élève vers un haut limpide tout en se déployant en bas dans des eaux plus opaques.

13 octobre 2016

La chèvre

chèvre a

chèvre b

chèvre c

Il y a longtemps que je n'avais vu "Le mystère Picasso" de Clouzot. Il vient de repasser à la télé, j'étais chez mes parents, sans l'envie particulière de le revoir. Or je me suis faite embarquée, une fois de plus, par les tours magiques du "patron".
Il est fort Picasso, il est malin Pablo !
Bataille d'égos entre Henri-Georges Clouzot, très raide devant la caméra avec sa pipe et son ton affecté, et le maestro, torse poil en son short, souverain.
Au moment où sa chèvre passe par tous les états, je me rue sur le poste avec mon apn pour en retenir les derniers éblouissantes phases.
Quel Picasso ce Pablo ! Quel Pablo ce Picasso !

chèvre d

chèvre e

chèvre f

4 septembre 2016

A l'eau les pompiers !

nuit a

cette nuit à 2h les pompiers

nuit b

ont descendu en rappel une partie de la façade de notre immeuble depuis le balcon du voisin

nuit c

pour atteindre le 7e puisque personne ne répondait à leurs coups sur la porte

nuit d

et faire exploser la baie vitrée pour pénétrer l'appartement

nuit e

et couper l'eau.

Mais sur le trottoir ça déborde et file vers la rue après avoir dégringolé 6 étages d'appartements !

A 0h38, comme je regardais Ruquier, j'ai entendu une déflagration terrible, j'ai regardé dehors : rien.

Or c'est le chauffe-eau du 7e qui venait d'exploser. Inexplicablement.

1 juin 2016

Il faut profiter d'une journée sans pluie pour promener Titus

bal a

bal b

les beaux rosiers sauvages autour du Vélodrôme

bal c

et, une fois dans le bois proprement dit, après la plaine du lac et le zoo

bal d

un arôme magnifique ! le bois de Vincennes est décidément plein de surprises

bal e

bal f

avec toute cette eau, la végétation est devenue épaisse

on y entend caqueter des faisans sans pouvoir les apercevoir

bal g

bal h

l'immense rond point de l'allée Royale devenue champ de céréales

(au fond de l'allée, le château, tout estompé par la brume installée pour la semaine)

bal i

délavé par la pluie incessante de ces derniers jours ?

bal j

çà et là dans le bois on tombe sur de petites constructions

bal k

sur le chemin (boueux) du retour Titus presse le pas, il est là comme chez lui

bal l

accrochée haut dans les branchage au-dessus du chemin, une étrange chose

qui n'aurait pas détonner galerie Linz à l'expo "Cousu main"

14 avril 2016

Rue Campagne-Première

artthé a

à Montparnasse au métro Raspail, rue Campagne-Première dans le XIVe,

de droite à gauche on trouve ce fameux immeuble Art Nouveau tout de verrières et de carrelage,

puis l'hôtel Istria qui a logé quantité de figures du Montparnasse artistique des années 20,

artthé b

et à sa gauche, un charmant salon de thé où je vais exposer mon travail tout le mois de mai.

On cite généralement Modigliani, Giacometti, Kandinsky, Miro, Picasso, Max Ernst, Othon Friesz, Foujita, Rainer Maria Rilke et le photographe Eugène Atget parmi les artistes ayant séjouné dans cette rue. Enfin, d’autres résidèrent à l’hôtel Istria : Erik Satie, Marcel Duchamp, Picabia, Tristan Tzara, Louis Aragon, Kisling, Kiki de Montparnasse...

13 avril 2016

CF Vallauris

François Caleca

Immédiatement identifiable grâce à son graphisme noir sur fond gris ponctué d'un rond sanglant : François Caleca.
Décliné en mille objets, du cendrier au vase en passant par le plateau à fromages et le service à orangeade.

Si je me suis offerte ce service des années 60, c'est par pure nostalgie : mes parents avaient un sucrier qui a accompagné tous les thés de mon enfance et a fini en miettes.

François Caleca b

17 mars 2016

La promenade du jeudi

bala a

dans le bois on installe ça et là des bottes de paille

bala b

pour préparer une manifestation sportive ?

bala c

hier on a eu si froid Titus et moi

bala d

 aujourd'hui il fait si chaud qu'un petit tour à la plage est bienvenu

bala e

on revient comme d'habitude par la rive opposée à celle de notre venue

bala f

pour déboucher sur la plaine après le carrefour au bout du zoo

entre le centre bouddhique à droite et le vélodrôme à gauche

bala g

avec, en face, la Foire du Trône qui monte ses attractions

18 février 2016

ER XI

noc a

Je suis retournée au Bon Marché profiter en nocturne des vitrines d'Ai Weiwei.
J'ai bien fait. Sans reflet parasites, j'ai vu mille fois mieux que mardi.

Les 10 vitrines de la rue de Sèvres sont autant de petites galeries.

Pas de redites, chacune est différente, par son thème, son accrochage, ses jeux de lumières.

Riches en références tant à la mythologie chinoise qu'à l'histoire de l'art, autoportrait d'un artiste de son pays et de son temps, avec racines et plaies, rêves et tourments.
En bambou, ficelle de sisal et papier de soie. Technique modeste, sans esbroufe, traditionnelle (celle des cerf-volants).

Mais quelle inspiration ! Quelle ambition ! Quelle générosité !
Gros travail de préparation à Pékin et d'accrochage à Paris.
Décidément, le Bon Marché et Ai Weiwei ne se sont pas fichus des passants.

Samedi soir les vitrines fermeront. Il faut se dépêcher pour ne pas rater cette exceptionnelle exposition. Les suspensions à l'intérieur sont enchanteresses, mais ce sont dans les vitrines que se joue ("Air de jeux") la force créative de Weiwei.

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vitrine 1 : "Broken Wings in Dreams of Flying"

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vitrine 2 : "The Big Bang-Deng"

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vitrine 3 : "A Good Trip"

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vitrine 4 : "Étant Donnés"

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vitrine 5 : "Ascending"

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vitrine 6 : "258 Caochangdi"

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vitrine 7 du Bon Marché : "The Bike Grinder"

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vitrine 8 du Bon Marché : "Paris is Crazy"

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vitrine 9 : "All Fingers Must Point Down"

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vitrine 10 : "With Passport"

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vitr 10 c

28 février 2016

Mater et fils

A Bruxelles, les plasticiens Agnès Debizet et Vincent Glowinski, mère et fils, font converser leurs travaux au Botanique, complexe culturel, jusqu'au 17 avril.
De la filiation, de la création, interrogation et admiration.
De la rivalité, de la fierté, généalogie créative avec cannibalisme ?
Qui nourrit l'autre ?

Je n'y suis pas encore allée mais j'ai hâte, le prétexte et les photos (Joakeem Carmans) donnent tellement envie, ça a l'air magique !

Articles, photos et interview :

http://www.lalibre.be/culture/arts/bonom-et-sa-mere-avant-l-homme-56d09d193570e6ca6ade73c1
http://portfolio.lesoir.be/…/_26_02_16_Ma…/943glo14.jpg.html
http://mad.lesoir.be/arts/122757-mater-museum/
https://www.rtbf.be/…/article_vincent-glowinski-mater-museu…
https://www.rtbf.be/…/article_vincent-glowinski-mater-museu…

Un livre disponible galerie Collection rue de Thorigny complète cette aventure.

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11 février 2016

Wifredo Lam

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Je suis allée visiter l'expo Wifredo Lam à Beaubourg.
J'aime profiter des nocturnes du jeudi. Elles sont souvent calmes, on ne se bouscule pas devant les œuvres. Pourtant, il y avait pas mal de monde ce soir, à 3 jours de la fin de la rétrospective.
J'y suis allée sans enthousiasme. Et je ne regrette pas ma sortie. J'ai passé un moment agréable en compagnie d'un artiste solaire qu'on voit, sur les documents photos et vidéo, entouré de femmes élégantes et d'amis souriants.

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Wifredo Lam (1902-1982) à Beaubourg.
Un grand dessinateur qui a métissé l'académisme avec le primitif, l'humain avec le végétal, mêlé le monde des invisibles à la sensualité des fruits de la terre.
Du motif, du rythme, du graphisme.
Quelque chose de bédéiste, indubitablement.
Et de sympathique, même dans ses sarabandes.

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On sent derrière lui Matisse, Picasso, Miro, Léger, le cubisme et l'art africain.
Des seins en forme de citrons, dans des feuillages vivants, des têtes de diablotins malicieux, surgissant d'enchevêtrements compliqués. Joueur de formes et jeteur de sorts. Becs et fruits. Cornes et griffes.
Un graphisme solide et ludique, jouant de la symétrie et des oppositions.
Incantations et poésie.

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Lam a beaucoup travaillé la terre, notamment en Italie où depuis les années 50 il séjourne régulièrement à Albissola, centre de céramique, en 1975 un pic d'activité le fait réaliser près de 300 pièces !
Becs, griffes, cornes, ailes. Il incise, découpe, soulève. On devine son plaisir.
On peut aussi penser qu'il a trouvé dans la cuisson de la terre et des émaux quelque chose de l'alchimie dont les idées et pratiques l'ont tant intéressé.

16 février 2016

"Classique des Monts et des Mers"

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Sous les 2 verrières du Bon marché, Ai Weiwei a suspendu 22 monstres issus de la mythologie chinoise "Classique des Monts et des Mers".
"La Chanson du Blanc" nous les rend visibles dans un magasin qui semble fait pour eux. Les verrières, comme les parquets, sont des échos des chimères légères.
Carcasses de bambous tendues ou non de papier blanc, jeux de lumières.
La vision est parfois brouillée et les chimères se révèlent ou résistent.
Moins personnel que dans les vitrines, ce beau travail de l'atelier de Weiwei enchante.

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26 janvier 2016

Etat de chantier aux Halles

ça y est, les nouvelles Halles déploient leur canopé comme des ailes dorées

ça va être très beau je crois

j'ai eu peur en voyant les imposantes stuctures mais la légèreté de la toiture fait tout

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en plus, depuis les Innocents on verra les jardins entre les bâtiments jumeaux

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ici, un conservatoire Mozart au-dessus des commerces

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là, un centre d'art amateur (?) au-dessus des commerces

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côté jardins sur Saint Eustache

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vivement les jardins prévus pour 2017 après cet interminable chantier

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comment le temps, les intempéries et les fientes de pigeons feront vieillir ses écailles ?

 

Julio Silva

j'espère qu'il y aura une place pour la belle sculpture de Julio Silva (1979) qui trônait dans le Forum

22 janvier 2016

Linen Curiosity

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L'espace de la Confédération Européenne du Lin et du Chanvre est très bien placé dans le hall 7 "Now !", non loin du passage vers le hall 6, et tout en face de l'espace tant attendu des tendanceurs, "Wild".
Ça fait un peu passer la déception de ne pas y voir "L133", car la 2e pièce choisie n'a pas trouvé sa place dans le cabinet de curiosités.
"Obaldamba", en revanche, se réjouit de côtoyer les travaux d'Aurélie Mathigot et de Rébecca Campeau.

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29 décembre 2015

Sur la rive arrive le ravissement

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Une polémique gronde entre les descendants de Peggy et l'administration de sa Collection : une Collection Schulohf a accolé ses lettres à celles de la Peggy Guggenheim Collection. On dénaturerait les intentions de la collectionneuse en brouillant ses choix par l'exposition chez elle d'œuvres d'une autre collection.

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La terrasse du Palazzo Venier dei Leoni sur le quai du Grand Canal est un éblouissement !

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Le très célèbre cavalier de Marino Marini est très très très, vraiment très content d'être là.
A ses côté, un magnifique stabile d'Alexander Calder rouge jouit lui aussi du spectacle enchanteur.

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Que Venise est belle sous la brume !
5 janvier 2016

Depuis la fenêtre de la cuisine

il y a toujours quelque chose à voir quand on habite face à un complexe municipal :

piscine en sous-sol, marché couvert en rez-de-chaussée et salles de sport et de réception à l'étage

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il y a eu les véhicules de la mairie pour les décorations du marché couvert

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il y a eu les véhicules de Vigipirate aussi

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le traiteur pour la petite sauterie de monsieur le maire pour la nouvelle année

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les pompiers qui s'entrainent dans la fosse de plongée de la piscine

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tiens, on installe un bloc distributeur de billets ?

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bon, ben, ce coup-ci, c'est bien la fin des fêtes

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