Coiffe imperméable
je suis arrivée à coiffer toute seule la tourette dont le toit abimé avale la pluie qui le dégrade encore plus
la voilà protégée pour la saison, je suis contente de mon installation, il fallait agir vite, on annonce des averses
au printemps je louerai un échaffaudage pour agir avec mes moyens afin de prolonger l'existence de cette jolie toiture
car à la réflexion, non seulement les devis présentés sont extravagants et il y a d'autres choses à faire faire
mais je crains de retrouver cet endroit charmant coiffé d'un toit pétant neuf
tant pis si mon bricolage n'aura pas la qualité et la pérénité d'un remplacement total
je suis sûre qu'il sera plus joli, quitte à ne tenir que 20 ans, je veux garder la patine du temps
n°201 a b c
"Les échelles"
Enfin terminées, les échelles crochetées en mars, mois tourmenté,
étaient restées en souffrance quand j'avais terminé la bobine de lin blanc confinée à la campagne.
Rentrée en ville mi-mai, ravitaillée en lin blanc, je m'étais trouvée incapable de terminer les rangs manquants,
entre mon épaule en souffrance et une espèce de pesanteur associée à cette période bizarre.
Mais ça y est, je viens de terminer, j'en éprouve un vrai soulagement.
Dehors, dehors, dehors
oui, j'étais équipée, le sac à dos plein d'eau, le chapeau, il fait chaud
sur le côté de l'immense esplanade du château, l'orangerie, un peu cachée en contrebas, comme un rêve
c'est l'effet riviera, des centaines de bacs très bien rangés avec des agrumes, des palmiers...
impressionnante orangerie, plein sud, déserte, stricte et quand même paradisiaque
et en bas des grands escaliers qui y descendent, les corbeilles de pierre que j'avais aimées la dernière fois
Expédition parisienne
je me décide à faire un tour à Paris, des stations restent fermées, le métro est quasi vide, et rapide !
direct jusqu'à Richelieu-Drouot, puisque la station Opéra est fermée
l'Opéra respire, débarrassé de la circulation folle habituelle dans ce quartier
pareil pour la Madeleine, c'est merveilleux, le ciel est vraiment bleu, sans devenir jaune-marron vers l'horizon
rue Royale
bon sang, il faut avoir vu ça une fois dans sa vie : la place de la Concorde quasi vide !
formidable !
la Concorde rendu aux (rares) piétons et aux (rares) vélos ! quel rêve !
Constat et action
le désastreux épisode neigeux du 14 novembre à Valence a saccagé le jardin familial
l'olivier s'est fendu en 2 avant de se déraciner, on l'a allégé et remis en place en espérant une reprise
de grosses branches du vieux tuyas bleu se sont cassées en cascade dans un épouvantable fracas
le long de la rue, les charmes ont payé cher eux aussi
dans la rue, ce sont partout des tas de branchages cassés qui attendent les services de la ville
dans un premier temps, j'ai descendu dans le jardin du bas tout ce que j'ai trouvé dans celui du haut
il était urgent de nettoyer autour des baies vitrées pour oublier le déprimant du saccage
puis j'ai décroché quelques branches encore suspendues aux arbres
jusqu'à sur le toit où on a dû débiter sur place une grosse branche de cèdre
le magonias a perdu la moitié de sa ramure, mais une de ses branches tombée a épargné mon petit pot
Jeux de jambes
J'ai terminé une 2e structure en plaques de grillage carré assemblées.
Elle est montée selon la même logique que la 1ère mais ses "jambes" sont plus longues de la hauteur de la 1ère.
Et j'ai craqué pour un vase d'Ionna Vautrin au Monoprix.
Je pense qu'il fera d'excellents bouquets.
un vase qui devrait bien fonctionner avec le n°170 "L'occupé noir" !
Livraison
finies épine calcanéenne et entorse, au diable ! j'ai repris mes marches nocturnes sur Paris !
longeant pour commencer les voies ferrées menant à la gare de Lyon
pour arriver à Bastille (toujours en travaux)
puis je suis descendue le long du port vers la Seine
grosse ambiance sur le quai rive gauche, musique et danse, samba !
arrivée vers les îles par lesquelles je vais traverser la Seine
une île, puis l'autre
Notre-Dame dans son enclos, soutenue, pansée, fragile et douloureuse
j'ai pris la charmante rue de Bièvre pour monter Sainte Geneviève
puis la rue des Carmes pour retrouver le Panthéon que j'avais vu cet après-midi même
et j'ai retrouvé devant Louis-le-Grand mon fils (2 entrées, 2 photos !) qui rentrait d'un repas chez un copain pour lui donner la lampe de bureau que je transportais pour lui et le voir entrer dans son lycée après un bisou de sa maman (dont on ne se débarrasse pas comme ça !)
6 km en 1h20, c'est pas le plus court chemin, mais le plus agréable (et je suis rentrée par le métro Saint-Paul)
Eux
Du coup je suis allée revoir "Préhistoire, une énigme moderne" juste à côté de "Dora Maar" saturée de visiteurs.
Exposition au contraire très très calme / plaisir renouvelé / et je pourrai y retourner encore puisque cette formidable exposition dure jusqu'au 16 septembre.
De l'émotion et du grand spectacle garantis !
Yves Klein
Joseph Beuys
Miquel Barcelo et Louise Bourgeois
Richard Long
Giuseppe Penone
On est mardi
J'ai reçu une invitation pour le vernissage de la nouvelle expo de la Fondation Datris pour la Sculpture Contemporaine.
Hélas, je suis trop loin pour en profiter sans que ça devienne une expédition coûteuse.
L'an dernier je faisais partie des artistes exposés. Quelle chance ! Ça a été une expérience formidable de bout en bout.
J'ai acheté le hors série Milk sur la céramique : que de merveilles !
Voilà un domaine où la créativité et l'enthousiasme palpitent, où l'émotion esthétique vous transporte.
J'ai rendu tout à l'heure à l'OpenBach la clé de ce "prix du jury" que je ne suis pas près de digérer, je reprends le crochet, et je fourmille d'idées pour réaliser une nouvelle famille dont le n°183 commencé sera le 1er membre.
Victor Vasarely
Je suis allée visiter l'expo Vasarely à Beaubourg.
Un plaisir pour les yeux, et une passionnante leçon d'histoire.
C'est gai, c'est ludique, c'est drôle, c'est politique.
Et c'est toute mon enfance ! Du Vasarely on en mangeait dans les années 70. A tel point qu'on en avait fait une overdose.
Ce retour dans les années d'enfance, quel voyage !
J'y ai retrouvé tant de plaisir devant le goût des couleurs, du jeu, de l'illusion, de l'envahissement.
Quel artiste peut se targuer d'une telle influence dans tous les domaines de la société ?
Reverrons-nous jamais se reproduire un engouement aussi démocratique ?
Hélas il y avait bien trop de monde pour moi.
Mon vendredi à la Biennale de Gentilly
"Gentil !" a tapé dans l’œil de visiteurs qui s'enquièrent de son prix avant même son achèvement.
Jamais apaisée, Eleonora Pasti compose un arc de rosace avec la naissance de la rampe du grand escalier.
"Gentil !" mérite bien son point d'exclamation devenu aujourd'hui point d'injonction, car le vilain maintenant couronné a tendance à plier du ventre sous le poids de mes finitions.
Il faut songer à le rembourrer post crochetage, zut de zut
Mandelbaum
Stéphane Mandelbaum au Centre Pompidou : une exposition bouleversante.
Une vie courte et violente, des dessins troublants où s'enchevêtrent sa vie, ses fantasmes, ses fantômes.
Et l’inouïe descente en enfer jusqu'à son assassinat.
Né en 1961, Stéphane Mandelbaum avait 25 ans !
J'ai découvert les dessins de Stéphane Mandelbaum (il a 19 ans quand il fait cet autoportrait) à la Fiac : un choc !
J'ignorais alors son destin étrange, sa trajectoire macabre.
il dessine à 19 ans ce portrait extrêmement maîtrisé
catalogue, bio et feuillet, j'ai tout pris pour en savoir plus
Trumperies
Un brin de ficelle dans l'or.
Qui a dit qu'ils avaient mauvais goût ?
Melania s'est offerte mon n°35 "Le dernier temps" pour agrémenter son bureau !
(ta boîte à kleenex, Melania, est top !)
Et dans le salon de Donald et madame, mon n°126 "La femme qui pleure" observe le délicieux intérieur du couple !
Et ne vous demandez pas pourquoi elle pleure : ça ne piquerait pas un peu les yeux tout cet or ?
Les Trump ont aussi déposé mon n°57 "Chose mentale" sur la table basse du coin cheminée.
Je trouve que c'est une bonne idée.
On devine au fond à droite une très belle œuvre.
(hélas, la plante est moche)
Dans la salle à manger aussi, Donald et Melania ont choisi un de mes numéros, le 74, "Et cetera etc", comme centre de table.
Peut-être les plumes d'autruches sont-elle en trop, mais bon, on ne va pas chipoter.
Très amateurs de mon travail et de ma personne, ils m'ont fait l'honneur de mettre ma photo parmi les leurs.
Merci !
Vraiment, c'est presque gênant...
Maison & Objet 2016
hormis une incursion rapide par les halls 6 et 8, c'est dans le hall 7 que j'ai concentré ma visite
beaucoup moins de coups de coeur qu'en 2013 où j'avais eu la chance de venir
j'ai croisé le designer Karim Rachid (qui ne passe pas inaperçu)
et j'ai assisté à une causerie avec Chantal Thomass
quant à l'installation des tendanceurs "inspirations Wild", c'est une grosse déception
de l'extérieur on croirait le plateau de découpe de bois de Leroy Merlin (en plus moche)
à l'intérieur le 1ère salle bourrée de bâtons qui pendent du plafond séduit
mais la suivante est minable et les objets présentés ne marquent pas ni l'oeil ni l'esprit
heureusement il y a les objets d'os de cheveux et de dents de Mariana Fantish et de Dominic Young
mais on se désole de sentir une paresse dans ce qui a été le centre névralgique du salon
un épicentre enchanteur qui a fait rêver
et qui déçoit
http://www.maison-objet.com/fr/paris/programme/inspirations
Pourtant, le thème de la nature magique et de l'animalité est indiscutablement dans l'air du temps et aurait pu être formidablement illustré.
Mine de rien : ambiance
la police qui bloque notre rue à la circulation et renvoie les piétons
et qui installe des rubans rouge et blancs pour bloquer notre trottoir
et un véhicule de déminage qui vient au ralenti stopper devant le magasin voisin
fausse alerte : les démineurs ont eu vite fait d'y aller cool et d'en revenir l'air blasé
Picassomania 1







Picasso star au Grand Palais, depuis sa moche figurine géante par Maurizio Cattelan qui accueille les visiteurs jusqu'au ridicule rayon marinières de la boutique du Musée.
Picasso phare éblouissant qui continue 40 ans après sa mort à dominer le monde des arts de son regard profond, mais aussi Picasso vedette, produit, icône, image qu'on dévore à qui mieux mieux, pour le meilleur comme pour le pire.
Se confronter à lui, lui rendre hommage, tenter de le tuer, ou se faire écraser par sa créativité de géant, picorer dans son héritage, révérer, détourner, consommer.

Cumulo stratus
Je pose des trucs qui me semblent intéressants sur le buffet ou l'enfilade.
Des trucs récupérés ça et là.
Des ossements trouvés en forêt, des insectes en plastique du Journal de Mickey, des trouvailles d'Emmaüs, des emballants emballages, des bouts de bois tordus, des pierres, quelques crochetages aussi.
Ça évolue et répond à mon bouillonnement intérieur, ce chaos qui essaie de trouver sens.
Ça s'organise en petites scènes de théâtres.
Ça strate et s'empoussière.
Le cercle des plantes indigènes

Je continue de paysager l'ancien pressoir à pommes.
Je n'y installe que des choses (roches, bois, plantes) trouvées alentours.
La forêt est une jardinerie merveilleuse :
coucous, orpins, sceaux de Salomon, fougères, jacinthes, ruscus,
ifs, arômes, fraisiers, bruyères, euphorbes, graminées...
Trois blocs de granit, trouvés dans le cercle en creusant pour placer le bassin,
soutiennent une petite butte d'où croule vers le bassin
une cascade sèche de pierres en têtes de chat.
J'ai creusé entre les deux cercles de granit de quoi aménager un autre point d'eau
et j'y alterne parties pavées et parties plantées.
Des moignons de branches abandonnés par les forestiers
y sont fichés comme des champignons de bois.
Work in progress
Après une pause hivernale et un bouquet d'aléas, les travaux du séjour ont repris.
Pose des nouvelles appliques sur le pilier.
Après avoir dû renvoyer au fournisseur les appliques choisies sur internet
quand on s'est rendu compte que les ampoules nouvelle génération n'y entraient pas.
Pose du meuble suspendu au mur.
Après avoir découvert derrière la plaque d'isolation
qu'on a découpée pour fixer les meubles sur le mur porteur
des gaines électriques inattendues qui imposent la découpe complexe de 2 des 5 modules,
et une différence de niveau de plâtrage (marque d'une ancienne cloison détruite il y a 8 ans)
péniblement corrigée au burin et aplanie à l'enduit.
Moumoute
Comment ça Rose (qui exprime un doute dans son commentaire sur Tiges Longues) !
Elle n'est pas toute choute ma p'tite chaise moumoute ?

Douce, soyeuse, déhoussable, confortable, gentiment vintage pour 5 € chez Emmaüs.
Je me souviens maintenant que je devais lui peindre les pattes en noir satiné
pour l'assortir aux chaises 1960 de mes parents et au porte-revues Capron de la même époque.
Rose me réécrit pour me dire que j'avais mal compris et qu'au contraire elle adorait !
Malentendu qui nous a valu ce billet bonus.
L'appentis
lieu de toutes les nouveautés, l'appentis de l'atelier, avec son nouveau massif à gauche
et, désormais, sa nouvelle pièce à droite, la partie de gauche restant un stockage de bois et autres ressources
un endroit stratégique à l'abri de la pluie, avec vue sur toute la façade
les fumeurs pourront y converser avec les non-fumeurs restés dans la cuisine si la fenêtre reste ouverte
l'atelier et son appentis à gauche, avec son étage garde-meubles, et l'étendoir à sa droite
autre perspective, entre le garage et le fournil
Les planches
il se trouve que j'ai en réserve de vieilles planches récupérées sur le trottoir derrière chez moi en ville
elles sont émouvantes avec leurs précieuses réparations, je les conserve depuis des années
voilà venue leur heure, je les retrouve et les lave, ce qui rend Titus joueur à faire une drôle de comédie
et voilà de quoi fabriquer un chouette plancher à ma terrasse couverte ! hyper raccord
Photomontages
Photomontage avec "Un restant de dignité" et Titus chez Noa Santos, Interior Design & Architecture.
Photomontage avec "Un restant de dignité" et Titus chez Jorge Khawam, interior architecture.
Photomontage avec "Un restant de dignité" et Titus chez Studio Gian Carlo Valle, interior architecture.
Photomontage avec "Un restant de dignité" et Titus chez Louis Vuitton par Nicolas Ghesquière.
Ressource locale
A court de rembourrage, j'ai coutume d'aller crever un oreiller pour un petit prélèvement.
Je sépare les fibres avant d'en bourrer les coques en mailles de chanvre.
...travail en cours...


































































































































