Une rencontre qui a du style
Je suis tombée sur internet sur la photo de cette alcôve capitonnée verte qui m'a tapée dans l’œil et y ai incrusté ma grille.
Je suis tombée sur internet sur la photo de cette alcôve capitonnée verte qui m'a tapée dans l’œil et y ai incrusté ma grille.
en passant par la rue Lecourbe, je découvre le petit cimetière de Vaugirard
un cimetière de ville, où les tombes sont serrées serrées
on se demande comment on accède aux tombes lors des enterrements, avec cercueil et famille
tiens, une tombe fantaisie façon rocaille!
sur une tombe, une jolie sainte famille avec un enfant aux mains magiques
dans le petit bois au fond du pré derrière la maison, les arbres sont fins et fragiles, serrés, beaucoup sont tombés
il y a du avoir plantations relativement récentes, et des tubes de protection entouraient les jeunes plants
or, des années après, personne n'est venu les chercher, et il y en a partout, debout encore ou couchés
pendant mes promenades, je les rassemble, et aujourd'hui j'ai décidé de venir en remplir un grand sac
en attendant d'aller à la déchetterie, je les ai stocké dans mon tas de déchets végétaux
il y en a encore pour 3 sacs au moins
en fin de journée, des oies sauvages passent en klaxonnant
il arrivent qu'elles passent juste au-dessus de la maison
coup de bol, j'étais ce coup dans le jardin avec mon apareil à la main
voir passer ces gros oiseaux au-dessus de sa tête, c'est quelques chose !
9 oies qui ont quitté l'étang derrière le bois pour rejoindre peut-être la mare de la ferme au fond du paturage
le temple au-dessus de la grotte et les oiseaux d'eau sur le lac : romantique à souhait !
j'ai jeté de la salade aux oies qui crachent sur Titus quand il les approche
je guette un cormoran qui vient de plonger
whoua ! il ressort avec un gros poisson !! et l'avale aussitôt
les feuilles sont tombées avec les températures, finies les belles photos
sur le pré on rejoint un groupe de copains de toutes les formes et on passe un bon moment
Ce coté est peu travaillé également, car il risque le coup de chaise ou de tête !
Je suis à une place stratégique quand je suis à l'ordinateur.
La cuisine à ma droite, le vestibule dans le dos, et le séjour à ma gauche.
Là, en revanche, le village prend toute sa dimension :)
caca devant le centre bouddhique, pavillon du Togo construit pour l'exposition universelle de 1931
"viens Titus, on va marcher tout au bord du lac"
incroyable comme les tours jumelles de Jean Nouvel vont modifier à tout jamais le paysage !
en traversant la plaine pour rentrer, on profite du couchant qui met le feu aux platanes
pendant que je prenais des photos des paons, Titus patientait à la grille du pont
au-dessus de Titus, une perruche verte à collier faisait craquer des graines de son bec rouge
(je précise les couleurs vu que le contre-jour l'a réduite à une silhouette)
plus loin, une troupe d'oies, des bernaches et l'unique oie blanche du site : une splendeur !
puis on a rejoint quelques copains sur le pré avant de rentrer
Bibop & Loula le 7 août vs Bibop & Loula le 15 août
Nous sommes rentrés après 1 semaine à la campagne, je me suis précipitée à la baie vitrée du salon, heureuse de les retrouver en bonne santé.
Ayant suivi la croissance des pigeonneaux d'un "ami" FaceBook qui ont 2 jours de moins, je n'ai pas été plus surprise que ça de les trouver changés.
Disparus les poussins attendrissants, place aux gros durs qui se rengorgent et montent sur leurs pattes quand j'arrose ma jardinière pour se faire menaçants.
Toujours collés-serrés dans le nid.
Les parents sont moins présents maintenant.
Je termine le n°200, et c'est très difficile, car je travaille le retour sous des liaisons, je travaille crispée.
J'ai préparé de quoi coudre un 3e "Souvenir de machine", voilà qui me reposera les doigts après le crochetage douloureux du final de ma 200e sculpture en ficelle.
Sur le balcon, le soir, les parents pigeons laissent maintenant plusieurs heures leurs rejetons Bibop et Loula seuls au nid, dans la fraîcheur tout relative des soirs de canicule.
J'en profite pour arroser leur jardinière.
parfois, une petite idée devient une grande solution
ravie d'avoir trouvé à Ikea 2 ponts d'aménagement de placards pour la vaisselle
détournés, superposés et vissés au plan de travail, ils ont enfin offert aux panières à fruits
l'endroit idéal pour les entreposer : aéré et économe en place (et derrière on glisse les dessous de table)
elle est pas belle la vie ?
derrière le treillis vert, la jardinière porteuse du nid avec son pigeon ramier qui couve ses 2 oeufs
derrière le treillis blanc, la nurserie prête à recevoir le nid quand les petits seront nés dans 1 semaine
baptisé Monica et Umberto, notre couple de pigeons ramiers s'occupe alternativement de couver leurs 2 oeufs
impossible de distinguer Umberto de Monica
mais l'un est farouche et s'envole violemment dès qu'on sort sur le balcon, l'autre est confiant et ne moufte pas
en fin de journée on a droit à de puissantes roucoulades
j'ai mis de l'eau près du nid et du muesli au sol mais je crois que personne n'y touche
sur le trottoir, j'ai trouvé des bouts du misère violette tombés d'un balcon
ça tombe bien, j'avais très envie d'une bonne vieille misère des familles (vase de Murano, Emmaüs)
rapportée d'Emmaüs Valence, une petite coupe en verre raccord avec le petit vase déjà rapporté d'Emmaüs
des trouvailles de saison rapportées du bois de Vincennes dans une coupe en osier Emmaüs
une nature morte, gravure de François Dupuis
et quand je couvre des restes de repas avant de les mettre au frigo, je me réjouis du rapport
entre les nouveaux plats d'Habitat et ces 2 petites assiettes achetées pour les enfants il y a des lustres
un tour d'île avec Titus et pas grand monde d'autre
mais d'incessantes sirènes de police qui donnent un ton inquiétant à notre promenade
ce sont les forces de police qui quittent le quartier où une attaque au couteau a eu lieu ce matin
je photographie des cygnes derrière un rideau de platanes et leurs boules de saison
quand j'entends le bruit d'eau furieux de cygnes qui s'apprêtent à décoller
coup de bol j'ai l'appareil en main et peux saisir leur envol
ça va vite, il s'agit d'avoir des réflexes
de la pierre, du bois et du végétal, il faut de tout dans un jardin, des passages et des choses à regarder en passant
contre la roche qui était devant le poulailler, et que je n'ai pas eu la force de déplacer plus loin,
un petit troène qui a poussé sous le grand, et des pierres de la forêt comme amorce de dallage
il faut imaginer l'endroit quand le troène, l'if, et les 2 pommiers tout neufs auront pris de l'ampleur
c'est un tout nouveau coin aménagé au jardin grâce au temps que la crise Covid m'a accordé
un coin visible depuis la maison, qu'on avait pourtant négligé, et qui est devenu intéressant
il y a à Cavalière un petit cours d'eau glauque à souhait qu'un petit pont enjambe au bout du parking de la plage
j'y ai toujours vu beaucoup de poissons se bousculer à la surface, c'est très étrange
il semble qu'un poisson ne ferait qu'une bouchée du caneton mignon qui suit sa mère en ses eaux périlleuses
voilà, il suffit de partir 15 jours pour voir la nature s'installer chez soi
des pigeons ramiers ont construit un joli nid dans une des jardinières et madame y a pondu 2 oeufs
que faire ? elle est hyper stressée, la pauvre s'envole dès qu'elle perçoit une approche !
or comment se priver du balcon ? aérer ou arroser met en danger la couvée qui risque d'être abandonnée
(je pense déplacer le nid sur la table et cherche moyen de hausser encore la chose)
son coucouche, je le lui ai cousu il y a 7 ans en découpant dans les vieux pantalons des enfants
il l'a tout de suite adopté, c'est son coucouche adoré, pour les dodos, les vomis aussi
7 ans d'usage intensif et de machines, Titus a grandi mais continue de s'en servir, même s'il est devenu flapi
un rafraîchissement s'impose : j'ai ajouté du rembourrage au fond par une déchirure avant de la réparer
et j'ai ajouté un demi étage de rebord, toujours avec de vieux pantalons, pour les débords de chien
bon, il fait si chaud aujourd'hui que Titus ne s'est pas précipité mais a apprécié
même s'il préfère rester écrasé au sol
les travaux du local technique sur la terrasse de l'immeuble,
où j'entrepose d'habitude mes structures en grillage, sont terminés
il est temps d'y remonter mes structures, ainsi je libère le bout du balcon où je pense installer les pigeons
un amalgame serré et hérissé de piquants, un vrai casse-tête à défaire
à ce que je vois, les pigeons sont venus visiter...
la pigeonne m'observe derrière les feuillages, mais ne bouge pas
et hop : une expo sur le pallier
le lendemain, Grosbec ne tient pas une forme olympique, hélas, il a beaucoup décliné depuis hier
il boit et mange pourtant, mais reste au sol, je ne l'ai vu se percher qu'une fois, il est statique et triste
on lui a épargné une grosse pluie, il s'est habitué à nous et on peut même le caresser, ce qui n'est pas bon signe
en fin de journée il faut qu'on reparte en ville, et qu'on libère Grosbec, le coeur serré dans la forêt
on l'a remis à l'endroit qu'il aime, entre le pré et le chemin, sous le piquet du portail
dans le "nid" que je lui avait façonné, avec des graines, son écuelle de jaune d'oeuf et son abreuvoir
mais en 2 jours il n'a pas fait de progrès question vol, il ne bat même pas des ailes
c'est une énigme, il semble adulte, bien fait, il a été assez énergique pour traverser un pré
le balcon dégagé, j'ai aménagé un endroit à l'abri des passages pour y déplacer le nid
2 callebotis trouvés sur le trottoir juste avant de partir en vacances protègeront le nid du soleil et de la vue
pendant ce temps, la pigeonne me regardait sans broncher
j'ai mis de l'eau et à manger, une vasque avec un vieux coussin
en me renseignant sur le net, il semble que le déplacement d'un nid avec oeufs soit voué à l'échec
et qu'il est préférable de le déplacer avec les oisillons car ils appelleront les parents
on a donc poussé juste la jardinière contre la nurserie, et naturellement, la pigeonne s'est envolée
on a guetté son retour, elle est revenue, a cherché sa jardinière, a fini par la retrouver plus loin, ça a été long
quel suspens ! on avait peur qu'elle abandonne le nid
on va isoler l'endroit et attendre que les petits soient là (d'ici 11 jours) avant de déplacer le nid
pendant que je nourris grosbec assise par terre sur le chemin
une voiture arrive à l'horizon, hop, je prends l'oiseau (qui tente de me dénoyauter le pouce)
me relève et entre dans le jardin avec : il est vraiment trop exposé à tous les dangers !
je l'installe dans une cage trouvée chez Emmaüs dont je me disais bien qu'elle pourrait servir un jour
je lui ai fait un "nid" de verdure, je mets de l'eau, des graines, des branches
on va le garder jusqu'à demain, jour de notre départ, car il va pleuvoir cette nuit
en espérant que d'ici là, il aura trouvé le moyen de s'envoler
il s'installe, sans trace de stress
plus tard, on le voit sauter sur un perchoir, se tourner et se retourner, manifestement à l'aise
il s'y frotte le bec pour le nettoyer, fait caca (signe qu'il a mangé)
écoute les mésanges qui criaillent, nous regarde aller et venir
on se dit qu'il est rassuré, et qu'il apprécie la situation élevée, à l'abri, il a l'air en forme
le lendemain matin, grobec n'a pas bougé, je le retrouve à l'entrée du pré aux vaches
plus tard je le découvre par terre devant mon tas de déchets végétaux, perché sur une pomme de pin
je me dis qu'au moins, ici, il est à l'abri, et qu'il y a plein de choses à manger
quand je pars en promenade dans la forêt, je manque encore de marcher dessus
il est à présent sur le chemin, devant les murs de bois, de nouveau exposé à tous les prédateurs
et aux roues des tracteurs !
au retour de la promenade, il a encore bougé, a descendu le chemin vers notre portail
bien visible, et toujours infoutu de voler
je lui apporte un repas, des graines de tournesol et un jaune d'oeuf battu dans de l'eau
je lui en injecte dans le bec comme je peux, c'est toujours ça
c'est l'ancienne écurie, dans son jus, comme on dit
je n'y gare plus la voiture en ce moment, des oiseaux y nichent et chient dessus
quand il y a du vent, je me réfugie dans le garage où j'ai mis quelques meubles de jardin
des oiseaux vont et viennent, on les gène un peu
quand je m'assoie, Titus se précipite pour sauter sur mes genoux, et on regarde le jardin
je regarde ce que j'ai fait, ce que je ferai, ce qu'on pourrait faire, ce qu'il faut que je fasse...
et je me dis que fermé par une grande baie vitrée, et aménagé, ça ferait un chouette studio