L'enterrement d'Hedwige
on lui a fait un bel enterrement et une belle tombe
juste à côté de celle de Serpolet, un lapin trouvé mort sous la fenêtre de la cuisine
on lui a fait un bel enterrement et une belle tombe
juste à côté de celle de Serpolet, un lapin trouvé mort sous la fenêtre de la cuisine
une très mauvaise surprise en entrant dans notre maison de campagne après 1 mois d'absence :
une belle chouette entrée par la cheminée est restée prisonnière du salon
et nous la trouvons morte par terre,
partout le désordre, les objets renversés et les fientes
(amateurs de Harry Potter, les enfants la baptisent Hedwige)
J'ai cloué le n°110 "Eux (émoi)" sur le plateau de table en lino trouvé dans la rue.
Les clous sont juste passés par les espaces de ses mailles, la pièce peut être présentée nue sur d'autres fonds.
Ce sont des clous appelés "tête d'homme", c'est bien comme ça.
De mon balcon (qui sert aux prises du vues) on voit le Centre Beaubourg, tout au bout de la rue.
"Une salle entière de l’exposition est consacrée à l’œuvre de Hans-Jörg Georgi, un artiste allemand qui depuis plusieurs dizaines d’années dessine et construit des modèles d’avion.
Peu mobile, ayant contracté la polio dans son enfance, Georgi a privilégié d’emblée un matériau à sa portée, facile à manipuler et qu’il pouvait trouver facilement en abondance : des cartons d’emballage de récupération.
À partir de petits morceaux de carton découpés et assemblés à la colle, Georgi construit des modèles réduits d’avion. Il en avait réalisé déjà plusieurs milliers avant de rejoindre l’Atelier Goldstein en 2001.
Copiant au départ des modèles existants, il fabrique depuis quelques années des engins imaginaires, véritables villes volantes, conçues pour transporter l’humanité dans l’espace, lorsque notre planète ne sera plus habitable.
Six avions de cette flotte appartiennent à la collection de Bruno Decharme. Les autres ont été prêtés par l’artiste et l’atelier Goldstein."
La Maison Rouge 10 bd de la bastille 75012 Paris
"Henry Darger n’a que quatre ans lorsque sa mère meurt en couches. Son père le confie alors à une famille d’accueil. Il est ensuite placé dans un foyer puis interné dans une institution pour enfants attardés, d’où il s’échappe à dix-sept ans. Au début des années 1920, on le retrouve homme de ménage dans un hôpital de Chicago où il restera jusqu’à sa retraite, en 1963. Rien de cette vie secrète ne laisse soupçonner ce qu’on découvre dans sa chambre, après son départ en maison de retraite : une saga de quinze mille pages en quinze volumes, largement illustrée et intitulée In the Realms of the Unreal (« Dans les royaumes de l’irréel »), œuvre monumentale débutée en 1911 et produite dans l’anonymat le plus complet. Le récit décrit le combat des sœurs Vivian, aidées du capitaine Henry Darger, chef d’une organisation de protection de l’enfance, contre le peuple – adulte – des Glandeliniens qui réduit les enfants en esclavage, les torture et les assassine ; il est illustré en de grandes planches aquarellées recto verso, agrémentées de collages divers. À partir de 1946, Henry Darger utilise des agrandissements photographiques et des calques, qui lui permettent de reproduire une image plusieurs fois et de créer ainsi des sortes d’armées d’enfants, clonées. À Kiyoko Lerner qui lui demandait chaque dimanche, au sortir de la messe, comment il allait, il répondait : « Demain, peut-être, le vent cessera de souffler. »"
La Maison Rouge 10 bd de la bastille 75012 Paris