Un balcon sur la vallée du Rhône









Perché sur le musée de Valence, son belvédère en dentelle d'acier, un balcon sur le Rhône et l'Ardèche, tutoie la cathédrale Saint Apollinaire.
Une belle émotion pour la valentinoise que je reste malgré ma migration choisie à Paris.
Là, magnifique, le large fleuve qui sépare la Drôme de l'Ardèche et, dans le dos, lee courbes bleues du Vercors qui initient les Alpes. Entre les deux, les toits de Valence et tant de lieux attachés à des souvenirs.
Le belvédère signe la réussite de la transformation du musée par le cabinet d'architecture de Jean-Paul Philippon.
Un peu de Loriol à Paris et à Valence
J'aime bien les "Demeures" d'Etienne Martin.
Au musée d'art moderne du palais de Tokyo il y a une salle exceptionnelle avec de splendides sculptures (les 2 premières photos).
Au musée de Valence on découvre aussi quelques œuvres d'Etienne Martin, qui m'emballent moins, mais qui parlent bien de sa démarche.
Au musée de Valence
partout le nouveau bâtiment dialogue avec l'ancien
la lumière entre par tous les côtés et des ouvertures proposent d'inattendus points de vue
que ce soit sur le château de Crussol de l'autre côté du Rhône ou sur la cathédrale saint Apollinaire voisine
la circulation n'est pas simple mais on se perd volontiers dans le tranquille labyrinthe
les oeuvres sont bien mises en valeur, l'art contemporain trouve sa place
il y a des surprises
(une chouette collection d'histoire naturelle début XIXe, un sublime papier peint mythologique début XIXe)
des couleurs fraîches, des idées, de la pédagogie, de l'espace (et trouver ici de grandes salles tient du miracle)
c'est beau, pensé, de qualité, généreux
évidemment j'ai adoré la partie archéologie (moi, du moment qu'il y a un vieil os, des pierres et de la terre cuite, je suis contente)
Place des Ormeaux
Après 6 ans de travaux, le musée (art et archéologie) de Valence (ma ville natale) a ouvert ses nouvelles portes.
Entre la maison épiscopale qui l'abrite et la cathédrale, je suis d'abord allée admirer la vallée du Rhône et les ruines du château de Crussol découpées sur la crête ardéchoise de l'autre rive. La coulée de terrain de ce printemps est toujours bien visible.
La place des Ormeaux a tellement changé depuis mon enfance. Exit les grands vieux arbres. Exit aussi les voitures qui l'encombraient. C'était un parking tristounet. C'est une place aérée entourée de jolies façades, simples, quasi villageoises.
Le temps donnera aux 3 arbres plantés là l'envergure qui leur manque encore.
La greffe est harmonieuse entre les antiques murs et les nouveaux.
n°104 A
Les débuts du n°104 ont été douloureux : je me suis fourvoyée dans un assemblage avec tubes intérieurs crispés et crispants avant de le défaire pour joindre mes "bulbes" à sec.
Un peu crispant aussi il faut le reconnaître. Mais je tenais à explorer un assemblage en forme avec des "bulbes" ouverts mais sans retour vers un aplat.
J'ai maintenant admis les déformations inhérentes à mon choix de montage (même si c'est avec une pointe de regret que je regarde les étapes de réalisation montrant les petits "bulbes" ballotant librement sur leur petit support de métal).
Le n°104 sera diptyque.
Le n°104 A attend son n°104 B.
En face du Mucem
C'est depuis la Pharo, de l'autre côté de l'entrée du port de Marseille, qu'on découvre le mieux le Mucem et son environnement.
Là, on réalise la légèreté que le treillis apporte au parallélépipède posé sur l'eau.
Sa ligne qui prolonge celle des remparts du fort saint Jean. La passerelle.
La juxtaposition réussie.
Et la belle rigueur du projet.
Autour du Mucem
Il a été revu, aménagé, jardiné. C'est un délice étagé comme un village. Un joli labyrinthe de pierre rehaussé du métal rouillé de ses nouveaux attributs.
Marseille la belle qui se déploie autour de son port avec cette issue fortifiée sur la Méditerranée : tout séduit le regard, émeu.
Une passerelle rigoriste relie le rocher du vieux fort au Mucem tout neuf.
Derrière son treillis de béton, des passages suspendus, des terrasses, et les entrées vers un intérieur discret (et que je n'ai pas eu le temps de visiter).
La lumière est tamisée, la mer partout présente.
Partout on s'émerveille.
n°101
Eloge de la contrainte
J'ai emporté le n°101 en vacances pour le terminer.
Epaissi par 4 bras règlementaires et maintenu par des ligatures au fil de coton blanc, il est enfin devenu intéressant.
Mais c'est une forte tête qui m'aura donnée du fil à retordre (l'image est tellement adaptée !).
Il arrive souvent qu'une pièce que je travaille dans le doute, le mépris, voire la souffrance ou le dégoût, ne vienne prendre son sens qu'à la toute fin de sa réalisation.
C'est la contrainte qui donne tout son intérêt au n°101.
Moi qui privilégie la liberté dans le développement de mes formes (les aller et retour de la matière crochetée restant mobiles les uns par rapport aux autres), ici j'ai contraint la forme, j'ai maintenu le mouvement, j'ai lié les différentes parties du corps pour lui imposer la cambrure désirée.
J'en ai bavé pour dompter le n°101, mais j'ai appris de lui.
La contrainte est une ouverture sur un champs nouveau de possibles.










































































