Répétition générale
Je me suis risquée à une petite répétition pour préparer le Salon Objet : Céramique et Textile.
Fébrilement et succinctement. Parce que, décidément, je manque de patience. Je consacrerai plus de temps et d'attention à mon accrochage à Roubaix dans mon cube.
Résultat :
- le tissu noir est parsemé des poils blancs de mon chien, il va falloir sacrément le secouer avant de l'installer (et ne pas oublier le rouleau d'adhésif).
- le fil transparent de suspension des 7 yeux du fond apparait blanc et devra être remplacé par du fil noir.
- le tissu se ramasse mais les cadre en bois des cubes confiés à chaque exposante me permettront de tendre le tissu pour gagner en largeur grâce à son élasticité.
Au musée de Valence
je suis retournée au musée de Valence, réouvert depuis décembre 2013 après rénovation
en face du belvédère, sur l'autre rive du Rhône, l'Ardèche avec le château de Crussol
le Rhône entre Ardèche et Drôme
la cathédrale Sainte Appollinaire et son coq
mes fils devant la vue sur le Vercors et les pré-Alpes
l'imbrication des parties modernes sur les parties anciennes est miraculeuse
la cour du musée qui aujourd'hui me parait si petite (et très pentue) avec sa fontaine moussue
la place des Ormeaux était encombrée de voitures quand j'étais petite
j'avais zappé cette belle terrasse l'été dernier, ignorant que les portes étaient ouvertes
et elle est magnifique, donnant place des Ormeaux côté cathédrale
et dominant le jardin du musée et le Champs de Mars côté sud
sur le Champ, le kiosque des amoureux qui a inspiré le dessinateur Peynet
ici aussi c'était un parking dans le temps (au fond, le lycée où j'ai passé les épreuves du Bac)
le parc Jouvet, haut lieu de mon enfance, face à l'Ardèche
le si joli jardin du musée, sur sa terrasse
Valence est une ville en terrasses, ce sont celles que le Rhône a inscrit dans la vallée
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Can'art
Art culinaire
Citoyenne dépitée
que faire pour les migrants ? je vais déjà aller au rassemblement en espérant je ne sais quoi
quand je suis arrivée place de la République, un clodo faisait les poubelles : la misère est partout
sur la place il y avait peu de monde et quelques journalistes en peine
peu de forces de l'ordre, tranquilles, ce rassemblement peinait à trouver un peu d'ampleur
les habituels escaladeurs du monument, prenant des selfies et rêvant de se retrouver à la une
un peu déprimée et réfrigérée, je suis passée devant Déjazet en partant et ça m'a achevée
L'atelier
J'ai toujours beaucoup de plaisir à passer par l'atelier de Constantin Brancusi, reconstitué dans un coin de l'esplanade du Centre Pompidou.
L'entrée en est libre, quelle chance, et il n'y a jamais beaucoup de monde autour des vitres qui entourent les différentes pièces de l'atelier.
Brancusi a pensé, expérimenté, peaufiné son atelier. Chaque sculpture entre en conversation avec ses voisines, la lumière, l'espace. A la façon d'une œuvre globale. Blanc brun gris avec une touche d'or.
Il se dégage quelque chose d’éminemment spirituel de cet ensemble d’œuvres pures. L'élévation de ses colonnes, le poli de ses visages, les jeux de lumière, les répétitions, la stylisation comme force.
Et je me régale de la beauté des socles, belles pièces de bois taillé ou simple cylindre de plâtre, croix de marbre noir. Un lexique qui me parle.
Ses outils, ses appareils photo : ce qu'on regarde c'est la vie d'un artiste préoccupé du mystère des formes, de leur dynamique secrète. Ébloui et éblouissant.
Mona Hatoum
Je suis allée voir le travail de Mona Hatoum à Beaubourg.
Je ne connaissais pas, même si j'en avais déjà croisé ça et là.
Je suis plutôt conquise (mais je me suis concentrée sur les installations et sculptures, peu sensible aux performances en général, et trop impatiente pour apprécier ses petits papiers).
une exposition bien dangeureuse à ce qu'il parait !
avec le temps tout repousse, même sur les sacs utilisés en temps de guerre
la force du métal et la fragilité du verre pour d'absurdes prisons
mettre la violence à distance en changeant les grenades en boules de noël
la carte d'un monde instable, en billes de verre juxtaposées
les objets du quotidien qui deviennent menaçants
là aussi, fragilité du verre et force du métal, vaine protection du berceau ou aliénation de la prison
le monde palpite, les villes des pays en guerre, sans cesse abimées et reconstruites
méfiance
l'ampoule monte et descend doucement, provoquant les oscillations des ombres projetées
une machine à peigner le sable, tantôt à grands traits, tantôt à petits
Un travail nourri de son expérience singulière de déracinée issue d'un pays en guerre.
La force du métal et la fragilité du verre. Les cartes d'un monde vibrant. La reconstruction comme une pulsation. La violence mise à distance.
C'est très structuré, exigeant. Positif. Avec une pointe d'humour, du jeu.
En fin de visite sont projetés des documents où on la voit et l'entend parler de son travail. Mona Hatoum est très sympathique, chaleureuse, primesautière même. J'ai aimé sa réflexion sur les accidents qui alimentent son œuvre et les choix qui s'imposent d'eux-mêmes dans sa vie, son rapport aux techniques, au travail manuel.











































































