Abeilles : api end

Gros comme une tête d'homme, un essaim spectaculaire formé de milliers d'abeilles
pressées en masse autour de leur reine à la recherche d'un lieu hospitalier.
Pour l'installer dans une ruche tout confort, des apiculteurs sont venus cueillir
l'essaim qui s'était installé dans un de nos grands sapins.
Et nous ont aimablement donné des pots de miel de leur production.
Elchinger

Les Céramiques Elchinger proviennent d'une entreprise familiale fondée en 1834.
Portée par l’engouement pour les céramiques de Vallauris,
la manufacture alsacienne connut une forte notoriété avec ses productions des années 50-60
dont les réalisations se distinguaient de l'exubérance des productions des ateliers du Sud.
Il existait toutefois une belle fantaisie en marge des productions noires satinées à intérieur coloré.
(grande coupe : 27 cm de diamètre, cher lp)
Une vie de chat
Un polar qui raconte la double vie d'un chat comme dans un rêve envoutant.
parce que je l'ai vu hier avec la classe de Ziky et qu'on a souri, ri et tremblé
parce que je suis de Valence comme les studios Folimage
parce que mon père suivait avec passion l'histoire de Folimage depuis ses tout débuts
(en tant que journaliste local et en tant que vieil enfant ébloui par les techniques d'animation)
Au feu les pompiers !
Il y a eu le feu au 6e (nous habitons le 9e et dernier étage).
Pour évacuer l'importante fumée qui a envahi l'immeuble,
les pompiers sont allés enfoncer la porte du toit terrasse,
juste au-dessus de l'entrée de notre appartement : un fracas incroyable.
Nous avions la clé !
Mais on ne savait pas ce qu'ils faisaient et avions consigne de rester dans nos appartements.
L'appartement du 6e est inhabitable. La famille, absente lors de l'incendie est à l'hôtel ;
elle a perdu literie, vêtements, photos, bijoux... et la fumée a souillé ce que le feu a épargné.
Au 5e on déplore une infiltration d'eau
dans la pièce correspondant à celle où les pompiers sont intervenus.
Quant à nous, après avoir longtemps aéré,
il nous juste faut laver la portière en tissus de l'entrée qui a absorbé l'odeur acre de la fumée.
Allez !
Longtemps que je voulais daller proprement l'allée qui part de Via Appia
(ainsi avons-nous baptisé l'allée historique
découverte sous le gazon après des années d'enfouissement)
et s'en va faire le tour d'un massif un peu en retrait, dans un coin peu visible du jardin.
J'attendais d'avoir temps et courage, et puis, à mon dernier séjour :
"Allez !"

Préparation du terrain avec nettoyage du site et tri des pierres disponibles.
Puis puzzle sur lit de sable, joints en terre fine brossée et coup de jet.
Voilà, l'accès aux arceaux est fait jusqu'au petit carrefour à l'angle du massif.
Je dois à présent rechercher des pierres plates pour prolonger l'effort jusqu'au bout.
En attendant nous profitons déjà du tronçon dallé pour marcher au propre.
Et puis c'est drôlement joli cette petite allée qui part de l'allée principale
pour aller plus loin se séparer en deux afin de contourner le massif.
Brancusi au jardin
J’ai eu un vrai coup de foudre pour cette idée trouvée dans un magazine :
les pots sont enfilés tête bêche sur un fer à béton rigide
pour élever des colonnes qu’on peut couronner d’une plantation.
Voilà qui assure un stockage esthétique des pots
et crée une vraie déco de jardin en y élevant des verticales.
Les pots brisés sont concassés et les tessons obtenus répandus au sol
pour créer un gravier assorti d’où on peut puiser
de quoi obturer les trous lors des rempotages ou drainer les potées.
(sous le préau de l’atelier face à la cuisine)
_______________________
Costantin Brancusi
1876 - 1957
On me signale qu'avec certains navigateurs
il apparait et réapparait un fantôme de colonne à la suite de mon post
et je n'arrive pas à m'en débarrasser... Mystère... Help !


Fournil ascendant gourbis
Sol en terre battue, plafond en torchis épaulé de poutres,
imposante cheminée de granit
ouvrant sur un grand four à pain
arrondi comme l'intérieur d'un igloo de briques.
Le fournil est resté tel quel et a servi de débarras.
A l’étage une petite pièce en sous-pente quasi vide.
Des projets mais pas assez de temps pour les réaliser.
Floréal
Les arbres de la forêt n’ont pas encore développé les feuilles
qui vont bientôt raréfier la lumière dans le sous-bois :
c’est le moment des floraisons sauvages.
Si on n’y prend garde on piétine un délicieux petit jardin pour lutins.
Nous sommes aujourd’hui le 11 floréal CCXVII.
(Calendrier révolutionnaire par Fabre d'Eglantine, celui de “Il pleut, ile pleut, bergère”.
L’époque étant houleuse, elle la conduira tout de même à la guillotine)
SimCity dans mon bassin
Un an après son installation, le tout petit bassin a pris un peu de bouteille.
Les plantes s’y sont bien adaptées, aussi bien les iris venus du bord du Rhône
que les fougères et les plantes aquatiques venues de la forêt voisine.
Mais les tritons ont rapidement disparu
(retournés dans la forêt où je les avais pêché malgré la distance et l’incertitude
d’y trouver un trou d’eau qui de toute manière tarira à la belle saison)
et je m’étais résignée à n’y observer que quelques insectes aquatiques
dont l’amusante araignée d’eau.
Or, surprise, deux grosses grappes d’œufs globuleux flottent maintenant
à sa surface et de minuscules têtards commencent à en sortir.
Puis je surprends deux grenouilles brunes au museau pointu (Rana sylvatica ?)
(et un gros crapaud se baignant un soir).
Je suis ravie que des grenouilles soient venues spontanément,
mues par je ne sais quel instinct, s’installer dans un bassin pourtant pas facile d’accès
puisqu’il est surélevé par le muret de granit du pressoir.
Installation énigmatique qui me rappelle furieusement un jeu vidéo
qui m’avait scotchée (moins qui suis plutôt imperméable aux jeux) il y a 8 ans : SimCity.
Vous créiez une topologie puis des voies de circulation, des sources d’énergie
et des parcelles à construire, et lorsque les conditions de vie les satisfaisaient,
des habitants débarquaient spontanément et animaient votre ville de leurs va-et-vient.
C’était génial.
Là, le monde devenait plus stressant : les habitants se multipliaient
et créaient des tours d’habitation, devenaient gourmands en énergie et ce monde trop couteux
m’échappait alors et s’effondrait devant ma pitoyable gestion.
C’était affreux.
Combien de grenouilles pullulant dans mon bassin si chaque œuf éclot
et que le crapaud n’en gobe pas les frétillants têtards ?
Coin chaleureux dans séjour un peu froid
Un espace plus douillet a été aménagé dans un coin du vaste séjour
autour d’un bout de moquette, sous la fenêtre haute.
Le surplus de moquette à l’arrière du canapé délimite un coin jeux
pour les enfants protégés du froid du sol.
L’armoire renferme le matériel audio.
Canapés (des parents) et trois tabourets métalliques (Emmaüs)
habillés de dessus-de-lits vintages (chinés).
Sur un vieux meuble de machine à coudre (de la maison) :
pied de lampe de la Borne (Emmaüs) avec abat-jour en parchemin (de la maison).
Sur la fenêtre : bois de cerfs (trouvés dans la forêt),
poteries populaires anciennes (chinées).
Sous la fenêtre : cadres avec chromos de paquebots (des grands-parents),
chaises d’enfants (de la maison).
Haut en couleurs
Renouveau autour de la table 1920 (des grands-parents)
avec une tapisserie 1950 (Robert Debiève)
haute en couleurs qui donne le ton (dépôt-vente)
et une lampe montée à partir d’une céramique West-Germany (brocante)
et d’un vieil abat-jour (trouvé dans la maison de campagne)
au galon doré noircit au marqueur.
Les chaises 1960 (des parents)
ont été recouvertes de 4 wax différents (Toto Soldes).
Débordement massif

Trois printemps (2007-2208-2009 en photos) ont suffit à la pervenche
(récupérée dans un coin du jardin où elle végétait tristement depuis les grands-parents)
pour étouffer les autres plantes de mon petit bout de massif.
Pas de doute, elle se plait mieux par ici.
Je vais déménager les maigres survivantes
pour laisser la pervenche prospérer en savourant sa victoire.
Je bénéficierai ainsi d’une réserve de pervenches,
puisqu'elles se marcottent si aisément spontanément, pour en installer ailleurs.
Linoléum
Un plateau entre bloomsbury et artcraft,
pour employer abusivement des termes compliqués.
Autrement dit : bricolé maison et sentant le modeste.
J’ai toujours aimé le vrai vieux linoléum moucheté.
Quand il est comme ici associé à un motif façon pochoir
je suis plongée dans le monde rétro des années 40,
les ménagères en tablier et les aliments dans du papier marron.
Un voyage dans le temps pour 3 sous.
(Emmaüs)
Bonus
Une chose m’avait frappée (en autres) en découvrant à sa sortie en 97
le film de David Lynch "Lost highway" :
plusieurs pots de Sansevieria identiques espacés très régulièrement
y décorent le salon très dépouillé du couple Arquette/Pullman
(La demeure de Lynch lui-même il me semble).
Merci à PP pour avoir dénicher la photo de la scène en question !

Plantations si graphiques qu’elles font artificielles ?
flammes vertes d’un feu froid ?
ou présence du prince "sévère" dans un film sur les snuff movies ?
Nouveau salon
le tournage est terminé, les jeunes sont repartis : zou, une nouvelle configuration du salon
avec un bout de table dédié à mon travail en cours
la partie salle à manger côté cuisine se déploie sur toute la longueur jusqu'à la baie vitrée
et la partie salon en face à face autour de la table basse avec accès au balcon
tiens tiens, un oiseau dans son nid
Au musée de Valence
je suis retournée au musée de Valence, réouvert depuis décembre 2013 après rénovation
en face du belvédère, sur l'autre rive du Rhône, l'Ardèche avec le château de Crussol
le Rhône entre Ardèche et Drôme
la cathédrale Sainte Appollinaire et son coq
mes fils devant la vue sur le Vercors et les pré-Alpes
l'imbrication des parties modernes sur les parties anciennes est miraculeuse
la cour du musée qui aujourd'hui me parait si petite (et très pentue) avec sa fontaine moussue
la place des Ormeaux était encombrée de voitures quand j'étais petite
j'avais zappé cette belle terrasse l'été dernier, ignorant que les portes étaient ouvertes
et elle est magnifique, donnant place des Ormeaux côté cathédrale
et dominant le jardin du musée et le Champs de Mars côté sud
sur le Champ, le kiosque des amoureux qui a inspiré le dessinateur Peynet
ici aussi c'était un parking dans le temps (au fond, le lycée où j'ai passé les épreuves du Bac)
le parc Jouvet, haut lieu de mon enfance, face à l'Ardèche
le si joli jardin du musée, sur sa terrasse
Valence est une ville en terrasses, ce sont celles que le Rhône a inscrit dans la vallée
http://henriettel.canalblog.com/archives/2014/08/22/30467964.html
http://henriettel.canalblog.com/archives/2014/08/28/30486433.html#comments
Poil à gratter
Avec sa fourrure sophistiquée, voilà une chenille remarquable
qui donnera peut-être un papillon tout à fait quelconque.
Il semblerait que celle-ci soit particulièrement urticante
et qu’il faille se garder de la soie de son pelage.
On a tous quelque chose du Muppet Show,
comme le fait remarquer PP dans son commentaire.
La chenille de l'Arctia Caja (l'Écaille Martre ou Écaille Hérissonne) qui deviendra :
Pêche de Neptune
Entre séjour et entrée, un étroit renfoncement
délimite un pan de mur idéal pour accueillir un panneau vertical.
Des poissons de roche de belle fantaisie embrochés sur un trident :
de sublimes plaques de céramique estampillées des Cyclades
montées sur un panneau de bois à la veinure accentuée par sablage.
(31 cm x 91 cm, dépôt-vente)
Au-dessous, deux chaises d’enfants sur un coffre ancien (grands-parents)
portent des revues de décoration (AD et Ideat),
sous la surveillance de deux crustacés en métal (brocantes et puces).
________________________________________________
Les Cyclades
Roland Zobel (décédé en 2004).
Fils de l’écrivain martiniquais Joseph Zobel (“Rue cases-nègres”).
Formé à l'école des Beaux Arts de Bourges
et à l'école internationale de céramique de Faenza (Italie),
il crée la poterie "les Cyclades" à Générargues vers Anduze (aujourd’hui fermée)
puis la poterie de "la Madeleine" en 87 pour y faire revivre le vase d’Anduze.
Il a aidé dans la région un grand nombre de potiers, céramistes, artistes et artisans.
Ses créations solaires mettent en scène
un bestiaire enchanteur issu des mythologies méditerranéennes.
Frères à la montgolfière

Pour faire le tour de la chambre des enfants en quelques jours :
montgolfière décorative suspendue au plafond
guirlande de lampions en papier colorés (Nature & Découvertes)
papier américain à motifs peints à l’ancienne (Samaritaine)
gouache d’Henri (œuvre de jeunesse !) dans cadre laqué rouge
avec marie-louise découpée dans le papier uni des autres murs.
La jardinière exotique
est une réduction de fantasme à la mesure du balcon
et de nos muscles car n'étant pas dans le Var on doit pouvoir la rentrer l'hiver
nos petites cactées (toutes boutures issues de glanages
hormis la grappe du centre et un méritant reste de litops à gauche)
sont réunies dans une jardinière paysagée avec nos collectes
reste à espérer un peu de soleil pour encourager leur installation
Respirer Paris
je regarde le Louvre et je pense à Margot et je pense :
"maintenant il est à moi"
Paris c'est ma victoire et mon réconfort
j'ai choisi d'y vivre pour répondre à un coup de coeur et ça n'a pas été facile
je ne le regrette jamais : Paris me parle
(inscription gravée sur la pente douce qui monte à la passerelle des Arts)
Club
je me demande en passant rue de Rivoli
si le club 130 est aussi désuet que sa charmante enseigne à effet
après enquête sur le net il semblerait que non
et une étrange promesse de plage m'interpelle
"réservez sur ClicReservations.com et recevez
une bouteille de Sex On the Beach OFFERTE pour l'achat d'une bouteille de votre choix!!!"
Si ce cher Serge cherche une chaise chère
J'ai installé dans un coin du séjour le petit bureau vintage
que le réaménagement de la chambre des enfants a libéré.
Je n'ai plus qu'à y poser ma machine à coudre
lorsqu'elle nous accompagne à la campagne.
Je lui ai associé une chaise marrante rapportée de chez Emmaüs contre 3 euros,
tandis que sa sœur fait l'importante dans une vitrine de la rue des Francs-Bourgeois :
120 euros.
Blanchissage







Une belle exposition qui réunit 15 artistes développant des univers différents
mais que rapprochent une certaine poésie du singulier
et la volonté de l'attachante galeriste Dominique Ollendorff.
Les délicats papiers à cigarette soufflés et froissés de Maryline Pomian
les organes en ficelle crochetée d'Agnès Sébyleau (c'est moi !)
les incroyables coraux en dentelle de céramique de Nathalie Domingo
la guirlande de papier armé de Charlotte-Agnès Dugauquier
la statue vivante de Bruno Sanchez
les puissants entrelacs de feutre de Brigitte Bouquin-Selles
les zigotos en terre cuite de Pascale Proffit
l'installation sur sable des petites créatures en papier mâché de Frank Loret
les bidons en plastique découpés d'écailles de Stéphanie Hamel-Grain
la procession aérienne des nonnes en pâte à papier de Marie-Pascale Deluen
la longue bannière en plastique brodée de dessins et de textes de Fanny Viollet
le tricot de Sébyleau devant les religieuses de Marie-Pascale Deluen
les admirables céramiques raciniennes d'Agnès Debizet
les papiers cigarette de Maryline Pomian
les coquilles en gaze de coton suspendues de Catherine Chanteloube
la Voie Lactée reculant d'effroi devant la statue vivante qui vient de bouger
les cocons magiques de Natacha Tao Dao
les installations aériennes de Charlotte-Agnès Dugauquier
les arabesques de résine armée de Caroline Poulet
les papiers froissés et lumineux de Fritz Junior Jacquet
les mamelles en terre cuite de Pascale Proffit
Imagination, délicatesse et savoir faire
mis en scène dans un très beau lieu
méritent l'expédition à Viroflay.
Viollet, Domingo, Debizet, Jacquet
Le blanc prétexte
puisque c'est d'explorations de formes et de matières qu'il s'agit
et non de travaux sur la couleur.




























































