L'avancée du n°107
Article en fil
Un n°107 centrifuge
après l'aventureux bas-relief, retour au cocon centrifuge avec un n°107 plus familier et plus rassurant
à un moment de leur commencement, certaines de mes pièces ressemblent à des bites
c'est inéluctable (et un peu freudien peut-être)
tout orifice entouré d'un bourrelet n'évoque-t-il pas quelque chose de sexuel ?
et quand on me demande ce que je crochète, il m'arrive de déclarer : "un étui pénien pour mon mari"
le n°107 coule de source (si je peux dire) et avance tout seul, rapidement et simplement
Je sais assez précisément à quoi il va ressembler. Celui-ci va me faire plaisir.
n°102
"krapo"
sculpture en ficelle de lin crochetée en 1 seul fil ininterrompu
57 x 26 x 7 cm
j'en ai terminé avec le n°102 commencé en juillet abandonné en août repris en septembre
c'est une espèce de monstre dont je ne sais quoi penser ni par quel bout le prendre
un bas-relief fort en gueule réalisé plutôt péniblement sans coupure ni ajout
dont je me demande si l'envers n'est pas plus intéressant que l'endroit
et pour une fois que je produits une pièce asymétrique
voilà que je la colle à un miroir pour lui donner sens
retrouvant là cette symétrie dont j'ai tant de mal à me défaire
moi qui, consciente que l'art africain a nourri mon oeil
mais ne voulant pas y faire ouvertement référence, déclare lutter contre l'effet quai Branly
voilà que je réalise une pièce qu'on pourrait glisser sans la déparer dans une vitrine d'objets papous
en somme
je ne suis pas contente du n°102 et je passe vite au n°106 puisque les n° intermédiaires sont faits
n°106
n°102, l'aventure continue
Je reviens au n°102 qui attend depuis juillet de savoir à quelle sauce il va être mangé. Un numéro très spécial, expérimental au point de me laisser moi-même perplexe.
C'est Thérèse de LPNEUO qui en parle le mieux : "Et puis c'est une chose qui n'est pas commune et que vous ne verrez pas chez tout le monde."
Merci Thérèse.
Preparación
Je fais ma sélection pour présenter mon travail à Barcelone fin novembre.
Je suis invitée par le salon Creativa. Quatre jours. C'est un salon de "loisirs créatifs", et, globalement je peux dire que je déteste ça. Trop commercial trop chichiteux trop féminin trop de couleurs trop de choses. Quand c'est pas carrément laid, c'est d'une joliesse qui ne me parle pas.
Mais je suis ravie de l'occasion d'aller faire un tour par là-bas et de devoir me confronter à un nouvel accrochage. Pas question d'emporter mes tables-présentoirs dans le train. Je dois penser autre chose et proposer mon projet à l'organisation du salon.
A Creativa Barcelona je pense exposer la n°97 qui est une grosse pièce assez spectaculaire, et l’entourer de 18 autres plus légères que j’ai choisies dans la même famille de formes.
S'il est possible d’avoir un espace tendu de noir, alcôve ou passage, surmonté d’une espèce de grille pour que je puisse y suspendre mes pièces avec du fil transparent, les visiteurs pourraient les traverser et tourner autour.
Ce serait léger et pratique : un bobineau de fil et une paire de ciseaux pour tout matériel.
Pour l'occasion j'ai rapporté de Monoprix un plaid noir pelucheux et l'ai tendu sur les placards pour faire une prise de vues des pièces choisies sur un même fond noir. Un peu moiré mais mon impatience à en finir a fait avec, et avec un appareil photo abimé par une vilaine chute qui a rendu sa mise au point un peu approximative.
Le noir ça fait la blague. Ça décroche le sujet du fond. Et maintenant que je revois mon travail préparatoire, je trouve qu'on dirait une planche d'entomologie ou un jeu de cartes.
Sous le soleil
Sur le terrain
Continuer le n°106 by night tout en zappant sur le net, en regardant Ruquier à la télé, et en grignotant du parmesan avec un verre de Grignan-les-Adhémar coupé d'eau glacée.
Araignée crevée, casque de gladiateur, porte-toasts, gnocco (un gnocco, des gnocchi !), thorax d'alien, garage à vélos, coquillage...






























