People (suite)
Mes fils, qui, fatigués par leur jeune âge, se sont rués sur mes chaises.
Laurence Murat, épatante sculptrice-soudeuse-métaux rencontrée pendant l'aventure du Chêne à Villejuif.
Isabelle Cochereau dont j'admire le beau travail énigmatique sur FB depuis quelques temps et que les circonstances (et Dadave) ont attirée au "village" où nous avons pu faire connaissance.
Et un vénérable ancêtre qui passe lentement, la bouche ouverte sur une espèce de grand sourire de cadavre ébahi, s'arrête un moment et donne un coup de canne à ma grosse pièce pour la faire bouger.
L'oeil baladeur
Le dernier œil (ou presque) que j'ai fait au "village" est un bicolore bien charnu crocheté en 1 seul parcours de fil ininterrompu (et en déambulant).
Une fois achevé, il a rendu visite à mes voisines.
Chez Agnès Debizet il a entrepris un étrange voyage dans des contrées compliquées, a cherché son salut dans le dédale d'une croix qui résonnait de rumeurs, s'est perché un moment dans l'arbre de vie d'un mourant.
Chez Gaëlle Renard-Werner il a sauté sur le disjoncteur d'un grand crucifix avant d'aller se percher sur l'épaule d'un "allo Jésus" (ou ce qu'il en reste).
Dimanche au village
les tableaux reliefs de Marta Romero marient peinture et textile
Un dimanche mi-figue mi-raisin sous le soleil. On joue à voisin-voisine pour passer le temps. Ça peut être très sympa (et réconfortant quand le doute point).
L'Agnès de gauche bouquine (pour s'évader), le Gaëlle de droite bronze (et boit un peu).
Chez cette dernière, les traces de son crime de vendredi, une croix qui a été graffitée par plusieurs artistes, et les dessins que j'ai laissés sur ses cloisons de bois.
Son invitation à dessiner m'a donnée des envies, et la matière rêche du bois brut qui bouffe de la mine et rend pénible le tracé me séduit assez (moi j'aime en baver).
Sur la place, Dadave a fait réaliser une fresque de composants électroniques, les ateliers de dessins, peinture et modelages font un carton. Un four dans une voiture permet de cuire les céramiques personnalisées par qui l'a souhaité.
C'est pas si amusant qu'hier même il y a pas mal de passants.
Mais de collectionneur fortuné, point.
Jour J-1
Demain 14h jusqu'à dimanche 20h sur l'Esplanade des Invalides, 70 artistes créent l'événement dans un village à ciel ouvert au cœur de Paris.
J'accroche de bon matin mes sculptures dans un bungalow sous les grands arbres.
C'est entrée libre, il y a un bar avec terrasse, un restaurant, une scène et des animations, un quartier de potiers et des artistes disponibles pour présenter leur travail dans la bonne humeur et l'espoir d'accéder à la gloire et à la fortune !
Nocturne et vernissage ouvert à tous le vendredi 17 octobre de 18h à 22h.
Et si on risque de devoir composer avec quelques gouttes demain, la météo promet ensuite un week-end incroyablement estival.
Entre oeil et fleur
Suite d'antichambre
J'ai repris le n°32 qui date d'août 2010 : "l'Antichambre".
C'est une grosse pièce en 1 fil continu qui m'a beaucoup appris.
Elle est lourde et complexe. Du coup elle manque de tenue.
Riche de ce que j'ai vécu 4 ans après avec le n°101, j'ai ligaturé ses nombreux embranchements de tête avec du fil de lin blanc.
Double bénéfice : sa couronne trouve enfin une tenue suffisante pour se déployer sans s'effondrer, et les fils blancs laissés ballants éveillent une pièce un peu monoton/monotone.
De plus, ce volume nouveau qui se tient enfin permet un jeu supplémentaire d'occupation de l'espace : le mouvement maintenant possible du couronnement peut faire décoller gracieusement le haut de la pièce de son adossement.


















































