Canalblog Tous les blogs Top blogs Maison, Déco & Bricolage Tous les blogs Maison, Déco & Bricolage
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
chez Henriette L.
crochet
29 novembre 2014

Oeil pour cou

n°113 a

Vendredi après-midi j'ai laissé un moment le fil écru pour ajouter une touche de rouge à ma table noire.

Je modèle un oeil, je module un bouillonnement, je modère un format dont je ne sais ce qu'il peut devenir.

n°113 b

Samedi, un visiteur différent s'est attardé pour me faire compliment de mon travail et s'est finalement présenté. Il s'occupe d'une foire barcelonaise de joaillerie contemporaine. Il me montre sur son smart phone quelques uns des bijoux qu'il expose. Des merveilles de créativité et d'audace d'artistes de tous pays et de toutes pratiques.

Voilà une niche où l'imagination s'épanouit. C'est beau et bon à voir.

Je me flatte d'avoir retenu son attention avec mon travail car voilà quelqu'un qui en voit passer des pas banals. Un expert en esthétique.

J'ai bien déjà crocheté des manchettes et des colliers, mais en me défendant de faire quelque chose d'utile je me suis toujours méfiée de m'investir plus que ça dans un domaine pourtant manifestement accueillant.

Une fois mon visiteur parti (après avoir lié nos facebooks), j'avise mon oeil rouge qui me regarde sur ma table basse : bon sang mais c'est bien sûr !

Je vais en faire un collier. Et pas du genre discret.

n°113 d

J'en reprends le crochetage dans la fièvre, jusqu'à en avoir le goût du sang dans la bouche, et je le termine (en épuisant la pelote presque entièrement) le soir même. Il m'aura pris 2 après-midi et pas mal d'énergie (les petits sujets sont plus rapides mais plus douloureux à crocheter).

n°113 c

28 novembre 2014

Le vendredi à Barcelone

b vendredi bba

b vendredi bbb

b vendredi bbc

b vendredi bbd

Le n°112, et 18e pièce attendue de mon exposition "Parcours", terminé, j'entreprends la pièce suivante. Le crochet chauffe. Je travaille en marchant, je vais et je viens, je fais le tour des panneaux des patchworks, je suis à la fois occupée et disponible.
Les visiteurs (visiteuses d'ailleurs) sont ainsi plus à l'aise pour regarder mon espace et libres de ne pas aimer sans être inhibés par ma présence, et moi je ne perds pas mon temps. Je produis. Je poursuis mon histoire.
Pendant les 10h d'ouverture du salon je suis debout et je crochète. Je performe en silence.

Certaines m'aperçoivent, m’interpellent, me demandent des précisions, me félicitent.
Beaucoup de petites dames chaleureuses, pas préparées à voir ce genre de choses dans le salon où elles viennent de ravitailler en fil et boutons, qui rient en toute simplicité, s'étonnent, s'attardent, ou pas.
Elles sont tactiles et quand elles veulent souligner leur bienveillance, elles n'hésitent pas à me tâter le bras, le pressent, le caressent.
"...muy bueno, me encanta, precioso, guapa, geniale..."

A 20h j'éteins ma boîte noire. Il y a des visiteurs qui s'attardent. Je suis vannée.

27 novembre 2014

Le jeudi à Barcelone

b vendredi aa

b vendredi ab

b vendredi ac

n°112 fin

Alors qu'au dehors on fait la queue une demi-heure avant l'ouverture, les exposants ouvrent leurs stands et je termine d'installer mon espace.
On me donne 2 des incontournables tables basses Ikea et du tissu noir : voilà pour poser les 3 pièces qui ne trouvaient pas leur accrochage et mon book, tout en me servant de vestiaire, car je peux glisser dessous mon manteau et mon cabas avec quelques victuailles (mais je carbure essentiellement au coca pendant mes expos).
C'est parfait.
Une boîte noire dans uns salon rose.
Un genre de stand d'Halloween dans un marché de Noël.

Je suis prête, cernée par des patchworks prodigieux de technique et d'inspiration mortellement conventionnelle, sous d'étranges nuages rouges, entre barbe à papa cerise et tampons d'ouate pharmaceutique usagés (voire, protections féminines).

Je peux terminer tranquillement le n°112 que j'ai travaillé dans le train, mais qui se révèle terriblement exigeant en temps et en matière.
Il termine sa 4e pelote de 170m pile poil au bout de son délicat ourlet. Un bien bel ourlet qui me laisse les doigts en compote mais donne tout son corps à la pièce.
Je l'attache de rouge, différemment du projet envisagé, et le suspends par un fil unique en perforant le plafond de toile noire.
Il tourne doucement sur lui-même, anime mon espace et comble une partie un peu vide : extra. J'en suis très contente.

26 novembre 2014

Le mercredi à Barcelone

a jeudi aa

a jeudi ab

a jeudi ac

a jeudi ad

Après 6h30 de TGV et un taxi, j'arrive à la fin de l'installation générale pour accrocher en 1 heure le maximum de pièces en sachant que je peux peaufiner le lendemain entre 8h30 et 10h, heure d'ouverture au public du salon Creativa.
Mon expo tient en 1 valise et 1 sac, mes affaires perso dans un sac à dos.

Quelques déconvenues :
trois quatre barres au plafond à la place de la grille à laquelle je m'attendais
pas d'escabeau et j'emprunte une chaise pour faire mes acrobaties
la barre des spots est installée à l'intérieur de sorte que les pièces attachées devant sont un peu à contre-jour

Je tire mes fils, je noue, je grimpe, je lève les bras, je sue, j’accroche un peu au petit bonheur la chance.
Quand on me jette (gentiment) dehors, je ne suis pas très contente de mon installation.
Le lendemain en arrivant je la trouverai pas si mal finalement.

23 novembre 2014

Trouvaille etc

papmach a

papmach b

papmach c

A quelques mètres de la Maison Rouge j'ai récupéré dans un dépôt d'ordures abandonné sur le trottoir un intéressant truc en papier mâché, de ceux qui calent certains objets fragiles dans leur emballage. J'en ai déjà un certain nombre. Un jour viendra où je les travaillerai et les prolongerai de crochetage.
En attendant, je les trouve très beaux.

n°112 a

n°112 c

n°112 d
Il est entré tout juste dans le sac où je transporte le n°112 quand je crochète dans le métro.
Une première pelote a nourri son œil. Une seconde l'a fait pleurer. Et je me hâte dans l'espoir d'en faire le 18e parcours de mon exposition barcelonaise.

21 novembre 2014

n°111

"en armes"

n°111 m

n°111 n

n°111 o

n°111 p

n°111 q

70 x 65 x 8 cm
sculpture en ficelle de lin crochetée en 1 seul fil ininterrompu
+ ajout de fil de coton blanc

18 novembre 2014

Le corps du n°111 est terminé

n°111 i

n°111 j

n°111 k

n°111 l

J'ai un peu chargé le n°111 qui a perdu en route la légèreté qui lui permettait des poses gracieuses (que le n°112 à venir saura adopter).
En revanche il a gagné en force et peut se cambrer en belle posture.
Le n°111 est un œil avec écoulement lacrymal.
Maintenu pour le moment par des épingles, son corps de fil de lin cru crocheté en 1 seul fil ininterrompu (sans coupe ni ajout) est achevé et va être lié par du fil de lin blanc.

16 novembre 2014

Fond perdu (ou pas)

n°110 q

n°110 r

En marchant nuitamment dans Paris comme à mon habitude, j'ai trouvé ce plateau de table sur le trottoir qui attendait la benne à ordures. C'est pas du formica mais du bon vieux linoléum. J'adore. Je trouve qu'il fait un fond intéressant au n°110.
J'ai pensé un moment clouer "Eux (émoi)" dessus, mais je ne le ferai pas, il est trop porteur de sa propre histoire, d'un charme nostalgique.

n°110 s

n°110 t

15 novembre 2014

Etat d'atelier au 15 novembre 2014

n°110p & n°111h

Le n°111 (en cours) marche aussi très bien façon cage thoracique, en relevant en symétrie les 2 parties de son embranchement de part et d'autre sa tête/son cœur.
Le n°110 accroche ses yeux à des petits supports pour pouvoir regarder ce qui se trame.
On est dans une anatomie fantasmée de l'humaine condition.

15 novembre 2014

J'ai repris le fil continu pour pénétrer le labyrinthe du n°111

n°111 a

De progressions en circonvolutions, de tours en demi-tours,

j'avance dans son dédale de mailles et mon cheminement lui donne corps.

n°111 b

n°111 c

n°111 d

C'est toujours un problème qui me fait faire un grand pas sur mon chemin artistique. En lui trouvant une solution je trouve aussi un enrichissement.
Passée par le n°82 qui tentait d'échapper à la symétrie, par le n°95 dont j'avais dû fusionner une queue qui m'échappait, par la vrille du n°97 découverte par le hasard d'une suspension incomplète, par la désobéissance du n°101 qu'il m'a fallu lier, j'arrive au n°111 avec une poignée d'épingles pour mettre en forme son embranchement.

n°111 f

Ce faisant je peste contre la longueur de son pédoncule. Or après avoir lié ses branches voilà qu'il me reste 1 épingle tout juste. Zut : j'aurais tant aimé que le hasard m'ait fait prendre le nombre exact d'épingles. Ce sera donc cette épingle qui va joindre comme tout naturellement la queue à la tête et former ainsi une coque qui me ravit. L'épingle surnuméraire à trouvé son emploi, la longueur du pédoncule devient un atout.
Une façon d'occuper mieux l'espace tout en révélant toutes les facettes de la pièce, l'avant et l'arrière deviennent enfin des notions dépassées.

n°111 e

n°111 g

chez Henriette L.
Derniers commentaires
Archives
chez Henriette L.
  • Un appartement en ville et une maison à la campagne ; et une créativité originale pour les vivre : chine et bricolage, jardin et pulsions artistiques, folklore personnel et curiosités modestes.
  • Accueil du blog
  • Créer un blog avec CanalBlog
Newsletter