Défilé du 14
Ça craint
Croix de fer
Le n°102 ouvre un oeil inquiet
Le mur qui murmure
Je suis allée à la Maison Rouge, voir le mur de la collection privée d'Antoine de Galbert, son fondateur.
Un truc insensé, foisonnant, absurde, rangé par un logiciel selon les formats des oeuvres pour organiser au mieux les 278 m d'accrochage. Ranger l'inrangeable.
J'en suis sortie groggy. Impossible de tout voir. De tout digérer. C'est une manière de jeu dont il faut accepter les règles idiotes et magnifiques. Pas tant coq à l'âne que portrait en creux du collectionneur boulimique façon cadavre exquis.
Il y a là des choses insoutenables, beaucoup sont dérangeantes, c'est des uppercuts, des étincelles, des beautés terribles, des poèmes souvent noirs, des danses plutôt macabres. A la joie prédomine l'effroi.
Que murmure-t-il ce mur ? sur l'humain, sur ses tourments, sur sa fin ? sur l'art ?
Vols de pluie
alors que je récupère à l'ordi mes photos de l'expo dont je rentre à peine sous une pluie et un froid d'octobre
le fracas vrombissant d'un avion à très basse altitude me jette à la fenêtre de la cuisine
c'est donc avec un temps exécrable que s'est déroulée la répétition du défilé aérien du 14 juillet
une émotion tant auditive que visuelle dont j'avais l'impression d'être le seul témoin depuis mon 9e étage
on avait déjà eu droit un matin aux répétititons des fanfares au bois de Vincennes
et là, quel formidable spectacle !
ces engins puissants s'arrachant des nuages dans un bruit terrible
ces engins énormes qui semblent voler au ralenti pour mieux faire admirer leur puissance
ces engins irréels qui replongent ensuite dans les nuages
la mâchoire m'en est tombée et à chaque apparition je n'ai pu m'empêcher de lâcher un "oh putain"
(zut, je viens de rater les hélicos !)
Martial Raysse à Beaubourg
J'avais une idée très partielle du travail de Martial Raysse.
Et c'est sans enthousiasme particulier que je suis allée le voir au Centre Pompidou.
Une découverte, donc, que je ne regrette pas.
S'il s'est beaucoup amusé dans les années 70,
Raysse a su ensuite creuser un sillon vibrant, profond, frais, exigent, très touchant.
J'ai découvert un peintre.
















































