Il n’y a pas que les œufs
Résurrection

J'ai rapporté de la campagne une superbe touffe de pissenlit.
Si belle que j'ai voulu y piquer des muscaris dans un épais vase en verre cannelé.
Malheureusement, l'herbe sauvage a molli, flapi. Un échec.
Pourtant, de nouvelles feuilles n'ont pas tardé à se dresser depuis son cœur
avec quelques boutons qui ont fleuri, vaillants petits soleils.
Les cloches partent pour Rome
Certaines préfèrent le rhum, et autres spiritueux.
Bouteilles cloches, faisant sans doute anciennement partie
de services à liqueur avec bouchon, plateau et petits verres.
Celle qui n'a pas de dorure est irisée comme une bulle de savon.
(Emmaüs)
Comme dit PP dans son commentaire, les verres sont clochettes retournées.
Chine-je branché ?
Elle Décoration n° 180 du mois d’avril
me met au défi avec son article p.92 : “Chinez branché !”
mmmmm Le miroir de sorcière (associé au miroir soleil) : oui, j’ai (puces 8 €).
mmmmmmmm Dans l’entrée de notre appartement.
mmmmm Le plâtre d’atelier : oui, j’ai (trouvé dans un vieil entrepôt familial).
mmmmmmmm Accroché entre deux portes de chambres à la campagne.
mmmmm La vanité : oui, j’ai (Beaubourg 3,5 €).
mmmmmmmm La vanité c’est de l’esprit, le crâne authentique a beau dos.
mmmmm La lampe industrielle : oui, j’ai (brocante 5 €).
mmmmmmmm A la cave on a aussi le luminaire d’un grand-père bijoutier.
mmmmm Le trophée : oui, j’ai (Emmaüs 4 €).
mmmmmmmm Mais je ne supporterais pas un vrai animal mort.
mmmmm Le tabouret tripode : oui, j’ai (dépôt-vente 4 €).
mmmmmmmm En attente décapage.
mmmmm Le portrait : non, j’ai pas.
mmmmm La chauffeuse Napoléon III : non, j’ai pas.
mmmmm L’argenterie : non, j’ai pas.
Résultat = 6 / 9
Il me manque la page top bourgeoise où rien ne me fait envie.
Mon budget est dérisoire à côté du leur.
Je suis quand même bien dans l'air de mon temps.
Maîtresse (de maison) à plateaux
Il y avait déjà dans la maison de campagne un plateau en plastique fibreux
(celui aux poissons),
j’ai rapporté les autres de différentes razzias chez Emmaüs.
J’aime bien leur décor désuet façon textile d’ameublement
et cette matière costaude et lumineuse.
Ils vont bien à la maison et on s’en sert sans cesse.
Étiquette et marquage m’ont appris qu’à Chaumontel
(une petite commune du Val d’Oise au bord de l’Ysieux)
on a travaillé dès le milieu du XXe siècle les matériaux nouveaux comme le plastique
(entreprise Manover : casques, plateaux, dessous-de-plat).
Bestiaire d’hier
Le chien le plus glamour des années 50-60,
celui que Jane Mansfield devait promener au bout d’une laisse en strass :
le caniche, forcément toiletté pompon
(coupes Lion Anglaise, Lion Continentale, Lion Américaine, Puppy...).
Il est l’animal emblématique des ces années-là,
décliné en céramique, porte-thermomètre ou porte-couteaux,
crocheté autour d’un flacon, serti en broches...


L’agneau pour la tendresse et le cygne pour l'élégance
font aussi partie de ce bestiaire vintage.
Le petit caniche noir assis et l'agneau moyen ont été mes jouets, j'ai chiné les autres.
Le cercueil de petit papa Nono
Les Noëls de mon enfance avaient le visage inquiétant de ce petit père.
Chaque année il retrouvait sa place dans le sapin
d’où il me regardait en ricanant pour me flanquer une pétoche du diable.
Je le pensais issu d’un passé sans âge, en vrai contemporain des lutins des contes.
Il repose maintenant façon Blanche-Neige
dans un tout petit reliquaire vitré (de ma grand-mère, 7 cm de haut sur 7,5 de long),
accompagné d’une guêpe morte.
Bien fait !
Blanche-Neige de Kay Nielsen
Boulgom et petite poupée

Ma première poupée a gardé pour moi le visage des premières émotions.
Le temps a changé son rembourrage en mousse de latex moulée
en une poudre brune qui a teinté le joli bleu ciel de son molleton de nylon.
Je l’en ai débarrassée pour un rembourrage neuf mais malgré le lavage la couleur d’antan est perdue.
C’est une Boulgom 1960.
"La marque Boulgom nait en 1954 en France. Son créateur, Robert Frenay, est l'inventeur du bourrage en mousse de latex moulée. La marque connait une période d'apogée, où le nom BOULGOM est un signe de qualité. Des peluches de toutes sortes sont crées et la plupart sont assigné d'un Bordereau "Boulgom" brodé sur le cœur. Malheureusement vers la fin des années 80, le marché asiatique envahit l'Europe avec des peluches bien moins chers et répondant aux normes de sécurité. Boulgom ne fait pas le poids et en 1990, la firme est racheté en même temps que Joustra et Vulli par Alain Thirion."
http://oursboulgom.free.fr/index.php?pages=Histoire









