Le péril vert
Avec les enfants je suis allée faire un tour sur les îles du lac du bois de Vincennes,
à côté de la maison.
J'ai enfin réussi à photographier ces grosses perruches exotiques criardes
qui se sont adaptées à nos climats
et colonisent quelques villes d'Europe depuis des lâchés plus ou moins volontaires.
Leur développement met-il en danger nos oiseaux locaux ?
C'est en tout cas un vrai étonnement
que de voir ces groupes de perroquets brailler dans nos arbres.
Il était déjà tard et on distingue mal à quel point leur plumage est vert et leur bec rouge.
perruches à collier
Installation au salon
Entre baie vitrée et cheminée, autour de la porte menant à la laverie.
Sur le papier peint maronnasse-beigeasse des grands-parents d'Henri
(qu'il me défend d'arracher avant de décider des travaux (à la saint Glinglin)
alors que je lui préfèrerais en attendant le mur nu avec ses marques sales),
j'installe à ma guise divers installations évolutives.
En ce moment, autour de l'écureuil (qui rappelle celui qui hante nos arbres),
une plaque de carton piquée de plumes de corbeaux collectées alentours
et un jeu de vieux miroirs et leurs chaines (Emmaüs) piqués-rouillés.
Arty et rustique : autant s'amuser.
Ce reflet en damier dans le miroir, très Alice de l'autre côté, non ?
Etain pas vilain
Cohabitation

En passant devant l'arc de triomphe du Carrousel du Louvre,
des va-et-vient attirent mon attention sur une rosace sculptée de la voute :
des hirondelles y ont collé leur nids grumeleux et viennent nourrir leurs petits
qui entre deux becquées passent la tête pour observer le défilé des touristes.
D'un nid très négligé surgit un moineau :
il a repris un nid sans doute disponible qu'il a bourré à sa façon.
Ultra doux

Un nid vraiment pas ordinaire dans le sureau :
mousses lichens poils et plumes
et un galbe parfait, composé probablement par un chardonneret.
Déserté, et peut-être trop hors norme pour être toléré par les jaloux,
il a été pillé par les moineaux et les mésanges des haies
qui l'ont démantibulé en quelques jours.
Prise de bec
Tapixels
137 x 221 cm
La beauté de son motif (un rosier sinueux chargé d'oiseaux de toutes sortes et de fleurs)
et la finesse de sa réalisation me font penser qu'il s'est peut-être agi un jour
d'un magnifique persan (le paradis étant un sujet phare de la production iranienne).
Peut-être même d'un tapis volant puisqu'il ne manque pas d'ailes.
Quand on regarde un tapis côté trame,
il saute aux yeux que la construction de son motif participent de la même logique
qu'un assemblage de pixels (comme la mosaïque, le canevas et le jacquard).
























