n°119 & o.
n°119
Foisonnement
crocheté en 1 seul parcours de fil ininterrompu, le n°119 a foisonné, foisonne et continue de foisonner
Il prend du corps le prolixe n°119, et semble un genre de rose de Jéricho.
J'ai doublé, en poursuivant mon unique parcours, ses cils pour en renforcer la tenue. Je développe des paupières ourlées comme il faut, car elles doivent bientôt maintenir les cils en tension.
Mes "yeux (ou presque)" ont peu de l'anatomie mais sont des fantaisies, autant bouche suçant une pupille que mystérieuse amande qui s'offre, ou pas.
Ainsi va le n°119
n°118
Méforme & pugnacité
J'ai refait à zéro le diadème rouge du n°118 en modifiant certaines orientations et longueurs de façon à obtenir une courbe qui ne contredise pas celle de la couronne de la pièce. Toutefois je me suis (encore !) fourvoyée dans le finition en fourche des côtés. Mais je tiens le bon bout, je vois maintenant ce que je dois faire pour terminer harmonieusement ma pièce.
Comme j'avais besoin d'un travail facilement transportable pour m'occuper dans le métro, j'ai commencé un n°119 en enroulant les mailles en iris autour de la sombre cavité qui lui fait cœur. Envie d'un œil (ou presque) avec développés riches et distrayants. Avec touches de peinture blanche ?
Encore une impasse
j'avais en tête une espèce de résille rouge qui coifferait le n°118
mais l'arc porteur fait, je me rends compte que ses embranchements vont charger inutilement la pièce
que l'arc ajoute une courbe différente de celle du corps me chiffonne déjà assez
bref
donner vite un coup de ciseaux
et juste cautériser les tubes de montage des cornets pour laisser la vedette à ces derniers
(puis passer à autre chose après cette pièce éprouvante)
Emportements
Emporté une semaine à la neige, le n°118 a avancé. Non sans douleur. L'idée de départ laissait libre le traité de sa couronne.
Je suis passée par des affres... affreuses !
Emportée par je ne sais quelle inspiration douteuse, j'ai tenté un moment une manière d'audace sans y croire vraiment.
J'ai vite vu qu'elle concurrençait vilainement les pendants des cornets.
Emportée à la poubelle par un coup de ciseaux salvateur, l'excroissance malvenue a libéré une silhouette plus concise.
Je retrouve une rigueur, une symétrie, une ligne plus nette.
Reste à développer la tuyauterie de tête. Quelque chose de léger, si ça vient bien...








































