Maîtresse (de maison) à plateaux
Il y avait déjà dans la maison de campagne un plateau en plastique fibreux
(celui aux poissons),
j’ai rapporté les autres de différentes razzias chez Emmaüs.
J’aime bien leur décor désuet façon textile d’ameublement
et cette matière costaude et lumineuse.
Ils vont bien à la maison et on s’en sert sans cesse.
Étiquette et marquage m’ont appris qu’à Chaumontel
(une petite commune du Val d’Oise au bord de l’Ysieux)
on a travaillé dès le milieu du XXe siècle les matériaux nouveaux comme le plastique
(entreprise Manover : casques, plateaux, dessous-de-plat).
1 mois sur 12
Des centaines de jonquilles tendent vers nous leurs gueules jaune pétant.
sous la fenêtre du séjour sous la fenêtre de la cuisine
Autant le mois de leur floraison est à couper le souffle de beauté,
autant les onze mois suivants sont lamentables,
et je suis lasse de devoir tirer leur plants fanés après floraison
puis de me retrouver avec des parterres désolés.
C’est décidé, je refais cette année ces massifs avec des vivaces,
et je vais devoir planter chacun des oignons de jonquilles ailleurs dans le jardin.
Des fleurs dans ma cuisine
Une fleur dans ma cuisine
Miroir seventeen encadré d’une céramique en forme de fleur naïve (ebay),
paréos frangés détournés en rideaux,
chaise italienne Bunny (BHV) au plastique à la souplesse si confortable,
porte-fruits en bois articulé (Emmaüs).
(La porte vitrée se trouvait à l’entrée du couloir que nous avons fait disparaître
et je me félicite de lui avoir aussitôt fait remplacer celle obturante de la cuisine.)
Organe n°7
Hellébores encore, hellébores toujours
Quand j’ai connu notre maison de campagne,
j’y ai planté le contenu de mes jardinières parisiennes.
Elles étaient garnies d’hellébores prélevées à Valence,
sur les flancs du plateau de Lautagne, à deux pas de la maison de mon enfance.
Elles se sont beaucoup plues en Basse-Normandie,
elles se sèment, prospèrent, j’en repique ça et là.
C’est pour moi un délice tout au long de l’année.
En ce moment elles sont en fleurs, puis leurs beaux fruits mûriront
lentement jusqu’à former trois gousses qui en séchant s’ouvriront
pour larguer des grappes de graines luisantes.
Le jour où elles iront coloniser la forêt,
serai-je responsable d’une modification de l’écosystème local ?
Bestiaire d’hier
Le chien le plus glamour des années 50-60,
celui que Jane Mansfield devait promener au bout d’une laisse en strass :
le caniche, forcément toiletté pompon
(coupes Lion Anglaise, Lion Continentale, Lion Américaine, Puppy...).
Il est l’animal emblématique des ces années-là,
décliné en céramique, porte-thermomètre ou porte-couteaux,
crocheté autour d’un flacon, serti en broches...


L’agneau pour la tendresse et le cygne pour l'élégance
font aussi partie de ce bestiaire vintage.
Le petit caniche noir assis et l'agneau moyen ont été mes jouets, j'ai chiné les autres.
Golden gay quartet

Pour profiter le soir de la lumière toute dorée d'épaisses bougies cylindriques
4 bougeoirs en fer forgé qui ont chacun leur personnalité propre.
(de 2 Emmaüs différents)
Je ne suis pas portée vers le néo-post-médiéval, mais ces bougeoirs sont en tous points parfaits ;
très peu coûteux, fort pratiques, ils s’intègrent bien au style un peu rude du séjour.
Roséole
Au sortir de l’hiver (et de l’affreuse petite serre du balcon)
mes pauvres pots de graptopetalum sont marqués
par les coups d’une saison froide particulièrement agressive
qui a teinté d'un rose violine la nacre givrée de leur chair.
Même marqués par la souffrance ces modestes choux continuent de me fasciner.
Roséole n.f. Éruption de taches rosées non saillantes ou à peine surélevées,
qui s’observe dans certaines maladies infectieuses (typhus, syphilis) et certaines intoxications.
















