Surprises à retardement
TAC : le contenu et son contenant
je suis allée voir la Triennale d'Art Contemporain au Palais de Tokyo
"Intense proximité"
au début de ma visite j'étais sérieusement déconcertée et
je déplorais de n'avoir rien envie de photographier, je me disais bof bah et hein ?
mais ça a changé peu à peu
certes, il faut faire face à l'obscénité dont est friand l'art contemporain
mort et viande, sexe et viande, pas que,
mais il faut avouer que ça marque d'être rudoyé comme ça
par des photos qui forcément font mouche
une sorte d'atrium de couleur donne un heureux coup d'allégresse
à interval régulier 4 pianistes plaquent des accords puissants sur 4 pianos
une série de vestiges textiles fort émouvants parlent en creux de l'humain
le soleil ajoute ses enthousiasmantes improvisations
il y a de belles choses (même si la beauté n'est plus au centre de l'art)
à une sorte d'écoeurement et le sentiment d'une facilité
à montrer misère et horreur
se mêle une magie qui augmente à mesure qu'on s'enfonce dans le ventre du bâtiment
il s'agit d'être bien chaussé car le lieu est vaste (et assez désert ce vendredi)
(mes photos ne reflètent absolument pas l'expo, ce sont mes morceaux choisis)
TAC : le contenant et son contenu
je suis allée voir le Palais de Tokyo qui accueille la Triennale d'Art Contemporain
"Intense proximité"
l'aile ouest du Palais vient d'être repensé et réouvert
c'est un lieu ouvert aux nombreuses cicatrices laissées appparentes
quand soudain le lieu de l'exposition prend le dessus sur les oeuvres exposées
c'est sans doute un effet discutable
mais ce fut un véritable enchantement pour moi
une espèce de friche industrielle luxueuse
qui devient le théâtre de son propre drame
il reste de la visite une forte imprégnation et mille questions
à la fin de ma visite j'ai joliment raté une photo
(mes photos ne reflètent absolument pas l'expo, ce sont mes morceaux choisis)
Coeur de couleur
Village de toile
Composition en progression
Mont' là-d'sus
et tu verras Montmartre
(Depuis la cuisine de notre appartement)
petite, quand maman me faisait monter sur le tabouret de la salle de bain
pour la toilette au gant, elle me disait "Mont' là-d'sus tu verras Montmartre"
et je m'interrogeais :
"que dit-elle? qu'est-ce que je vais voir ? c'est quoi son martre ?"
Il y a dans la plaine,
Boulevard des Italiens
Un tas d'énergumènes
Qui s'croient très parisiens
Partout mêm' chez l'ministre
Ils arrivent bons premiers
S'il s'produit un sinistre
Ils appellent les pompiers
Aussi quand je rencontre
Un de ces m'as-tu-vu
J'lui dis faut que j'te montre
C'que tu n'as pas encor' vu
REFRAIN
Mont' là-d'sus
Mont' là-d'sus
Mont' là-d'sus
Et tu verras Montmartre
Et sois-bien convaincu
Qu'tu verras sur'ment quèque chos' de plus
Mont' là-d'sus !
De là haut
S'il fait beau
Tu verras
Paris jusqu'à Chartres
Si tu n'las pas vu
T'a qu'à monter là-dessus
Tu verras Montma-a-artre !
Vous rentrez de voyage
Madame n'est pas là
Vous vous mettez en rage
On sonne là voilà
Elle murmur' d'un air triste
Chéri j'arrive en r'tard
J'suis restée chez l'dentise
Au moins trois heur's et quart
Y faut pas battre un' femme
Même avec une fleur
Au lieu de faire un drame
Fredonnez d'un air moqueur
REFRAIN
Allô Mademoiselle
Répète l'abonné
D'puis une heure j'appelle
J'en suis congestionné
Avec la surveillante
Pour un' réclamation
Je veux séance tenante
La communication
Arriv' la surveillante
Qui dit : "Bien, c'est noté !"
Et tout l'personnel chante
Dans l'bureau des P.T.T.
REFRAIN
À chaque conférence
Nos anciens alliés
Veul'nt isoler la France
Pour la voir à leurs pieds
Leur plan machiavélique
Était de nous fâcher
Même avec la Belgique
Ell' ne veut pas marcher
Et quand Monsieur Lloyd Georges
Chante "De profundis"
Riant à plein gorge
V'là c'quépond l'Mann'ken Piss
REFRAIN
Sylvestre entre fleurs et fruits
Coussins cousins
"Bamako", le tissu de "M" le fauteuil, s'accorde à merveille
avec le duo qui habille maintenant le vieux canapé Kiplan
je râpe patiemment mes carreaux à la Picasso (dépôt-vente : 60 E)
pour les faire entrer dans le cadre de fer forgé de la table basse (Emmaüs : 3 E)
j'ai essayé d'utiliser jusqu'au dernier centimètre
de mes tissus récupérés de vieux rideaux chinés pour quelques euros :
cylindre façon pelochon et croix faite de bouts raccordés
l'assise de "M" le fauteuil (Emmaüs : 5 E) est enfin cousue
et j'ai pu tirer de mon coupon de "Bamako" (brocante : 5 E)
2 coussins et la face d'une croix complétée par les restants de "Vesta"
2 coins salon se font face dans le même espace lumineux :
un vintage d'esprit Riviera interprété par ma fantaisie (pour 3 francs 6 sous)
et un plus contemporain avec le modulable autour d'une table scandinave









































