Debizet super star
Un après-midi avec Raúl Ruiz
Tout en crochetant, j'ai écouté avec délice un replay de France Culture :
"Le bon plaisir de Raúl Ruiz" produit en 1992 par Pascale Lismonde.
En 1992, la documentariste Pascale Lismonde est allée à la rencontre de Raoul Ruiz et de son entourage : exploration d'un univers baroque peuplé de fantômes, de miroirs et de monstres rhétoriques. En écho aux documentaires diffusés dans Sur Les Docks Qui est Raoul Ruiz ?
https://www.franceculture.fr
Dehors, dehors, dehors
oui, j'étais équipée, le sac à dos plein d'eau, le chapeau, il fait chaud
sur le côté de l'immense esplanade du château, l'orangerie, un peu cachée en contrebas, comme un rêve
c'est l'effet riviera, des centaines de bacs très bien rangés avec des agrumes, des palmiers...
impressionnante orangerie, plein sud, déserte, stricte et quand même paradisiaque
et en bas des grands escaliers qui y descendent, les corbeilles de pierre que j'avais aimées la dernière fois
De l'or, de l'or, de l'or
à Versailles on aime l'or
nous, on voulait surout faire les jardins, alors on a traversé le château d'un pas dégagé
et moi je voulais revoir les vases de fleurs dorées, des candélabres en fait
je les ai revus, bien contente
je les ai bien regardés, un genre de lys
je peux pas dire que j'adore les vases, mais les fleurs, si
dans une autre chambre, bien dorée
d'autres fleurs en or, mais qui ne m'ont pas fait le même effet
la somptueuse galerie des glaces à contre-jour
par les fenêtres, on aperçoit les jardins, tout de sculptures végétales et de bassins à thèmes
Louvre
j'ai profité d'un été presque sans touristes étrangers pour aller au Louvre avec mes fils
à 16 et 18 ans, l'entrée est gratuite pour eux
c'est un palais grandiose, les chef-d'oeuvres s'y succèdent c'en est presque trop
on a déambulé, papillonné librement ça et là, et quand on a été fatigué, on est sorti
rien à voir avec une visite que j'aurais faite seule
rien à voir avec une visite où on se sent obligé de tout voir
non, rien qu'une promenade dans ce que l'humanité a produit de plus émouvant
Un tour à Beaubourg
Je suis passée à Beaubourg finir l'après-midi
Au niveau 4 du musée, dans les collections contemporaines, il y a cette maquette que j'aime beaucoup.
Et les ficelles tendues autour du plâtre (version que je découvre aujourd'hui) pour joindre les 2 parties de la construction symétrique, ajoutent un intérêt.
Telle quelle, c'est une sculpture.
On découvre sur les côtés la construction en 4 parties qui se répondent.
Boltanski
Des boîtes à biscuits rouillées, des vieilles photos en noir et blanc, des ampoules nues ou des flexibles à pince, des vêtements sombres en tas :
j'ai vu l'expo Boltanski à Beaubourg.
Sa recette est efficace, on est dans un mémorial.
En traversant son théâtre, on se laisse impreigner par l'atmosphère sombre et chargée.
Le tragique de la disparition humaine.
A Beaubourg, les travaux prènent de l'ampleur
On entre maintenant par le dos, l'occasion de redécouvrir sa tuyauterie complexe et colorée.
Devant, les échafaudages arrivent au dernier étage.
On aperçoit des hommes en blanc au chevet du grand malade.
Le bâtiment conserve toutefois son caractère enchanteur et ses merveilleuses perspectives sur Paris.


















































