Mission suisse
Nous découvrons le mur à investir : un immense mur blanc au-dessus d'un immense canapé blanc.
Nous nous déchaussons, notre belle hôtesse enlève les coussins de son canapé.
Je sors, fort émue, mes pièces, des clous, un mètre, un marteau, et un fil orange à scotcher délicatement pour assurer l'horizontale.
Nous décidons du début et de la fin de la ligne Tintamarre, et je plante le 1er clou : j'ai des sueurs !
Pendant que notre belle hôtesse nous apporte du café, de l'eau fraîche, Armel me passe les clous et s'assure que les espacements sont réguliers.
Les bougies parfumées embaument, je transpire.
Quand l'accrochage est terminé, on enlève notre fil orange, on remet les coussins en place, on se recule pour apprécier et photographier.
Impossible de trouver assez de recul pour avoir tout le mur qui monte jusque sous la toiture, le salon est à dimension raisonnable.
Et là, je ne sais pas l'expliquer, je rate toutes mes photos !
Elles sont floues... je le découvre dans la voiture en repartant.
Depuis le balcon, me ligne s'épanouit de satisfaction, et je fais comme elle en respirant de l'air frais parfumé au fumier.
Heureusement, j'ai réussi les photos de côté.







