25 octobre 2021
Le blues de la fin
Ciao les 2 baigneurs, la sirène et son œuf de la ligne Air/eau.
Dans le carton de la dernière livraison de croquettes pour Titus !
Destination Megève.
Un transporteur de la galerie Armel Soyer va passer prendre Tintamarre chez Stéphanie Coutas puis ira à Garches prendre Angelo, la table de Julian Mayor, le miroir jaune de Mathias Kiss et les cadres de Alix Waline et Sabatina Leccia.
Je vais de ce pas à la villa l'Ange Volant avec mon carton pour croquettes sous le bras décrocher gentiment Angelo et y laisser mes œuvres emballées à destination du départ pour Megève.
Une page se tourne.
Je vais me sentir bien vide ce soir.
En plus il fait moche moche.
Et quand j'allume la télé pour m'accompagner pendant mon emballage, je tombe sur "L’amour en fuite" de Truffaut, le film le plus triste de sa filmo !
La chanson de Souchon suffit à me donner le bourdon.
Pourquoi Truffaut que j'aime beaucoup a-t-il eu cette idée funeste pour se débarrasser de son Antoine Doinel ? Pourquoi Dorothée !? Un patchwork truffaldien qui laisse une affreuse impression. Ces extraits de sa saga sensible qui enfoncent le clou dans mon coeur. Et faire mourir la fille de Colette !
Cet été, en installant mon fils aîné rue d'Ulm, on a croisé Jean-Pierre Léaud boulevard saint Germain (comme il se doit). J'ai eu du mal à m'en remettre. On aurait dit Artaud : la canne, le costume d'un autre âge, le visage grimaçant, il baragouinait tout seul.
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