Eloge de la contrainte
J'ai emporté le n°101 en vacances pour le terminer.
Epaissi par 4 bras règlementaires et maintenu par des ligatures au fil de coton blanc, il est enfin devenu intéressant.
Mais c'est une forte tête qui m'aura donnée du fil à retordre (l'image est tellement adaptée !).
Il arrive souvent qu'une pièce que je travaille dans le doute, le mépris, voire la souffrance ou le dégoût, ne vienne prendre son sens qu'à la toute fin de sa réalisation.
C'est la contrainte qui donne tout son intérêt au n°101.
Moi qui privilégie la liberté dans le développement de mes formes (les aller et retour de la matière crochetée restant mobiles les uns par rapport aux autres), ici j'ai contraint la forme, j'ai maintenu le mouvement, j'ai lié les différentes parties du corps pour lui imposer la cambrure désirée.
J'en ai bavé pour dompter le n°101, mais j'ai appris de lui.
La contrainte est une ouverture sur un champs nouveau de possibles.





