Depuis que j’ai descendu le petit divan pour le coin télé de la cuisine deux fauteuils râpés (de la maison) occupent le recoin du couloir qui accueille, en attendant les beaux jours, le guéridon du jardin (brocante, décapé et repeint) et des plantes sensibles : cactus et cornes de cerfs.
C'est étrange comme les intérieurs de nos enfance datent. Notre nostalgie du temps de l'innocence en font le décor fantasmatique d'un bonheur irrémédiablement enfuit.<br />
Je me demandais récemment en répondant à un commentaire si nos intérieurs feront un jour aussi datés. Il me semble qu'à la fois tout se côtoie sans style particulier et qu'on nous créé sans cesse des envies de changement pour vendre et encore vendre.<br />
Sans doute est-ce quand on a le nez dessus qu'on voit le moins bien.<br />
Une maison c'est les personnes, bien sûr, mais moi je suis très sensible à l'esthétique, au décor choisi, car tout dit qui on est. Chacun de nos choix parle de nous.<br />
Il est naturel de suivre son époque mais sans se laisser formater. Notre goût doit s'affiner, et bien entendu, il est à la fois important et amusant de personnaliser son cadre de vie.<br />
On ne vit pas dans une revue ou un hôtel. Chez soi, c'est plus que ça. C'est pas chez le voisin.
Mes parents m'ont envoyé hier des photos de moi petite au début des années 70... j'y redécouvre notre maison de l'époque et sa décoration loin de tous les standards d'aujourd'hui bien évidemment !<br />
Mais le parfum de l'enfance et le bien être qui s'en dégagent valent bien plus que tous les avis critiques qu'on peut porter sur l'endroit.<br />
Personnellement pour moi une maison ce n'est pas sa décoration, c'est avant tout les personnes qui y vivent... La plus jolie déco peut être totalement impersonnelle et cela en devient glaçant justement comme une page de magazine.<br />
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Ce n'est pas la première fois que je viens sur ton blog, c'est toujours avec plaisir.
Il faut dire qu'ayant pris le train du décompte en route, j'ai rajouté les premières dates sous les posts du début du mois.<br />
Toi tu l'aimes mon coin... C'est pas une pièce, juste un recoin, et on s'y sent à part, pour un thé ailleurs, une lecture impromptue, un sitting entre deux.<br />
Les papiers peints de la maison ont été choisi par les grands-parents d'Henri en 60, et mis à part le séjour (vieillassou beigeasse : une horreur) ils ont eu la main heureuse avec toute une gamme de fleurs champêtres à souhait et cette indienne rouge particulièrement voluptueuse que j'adore.<br />
Va voir là, je les avais réunis :<br />
http://henriettel.canalblog.com/archives/2008/03/18/9383969.html
Un appartement en ville et une maison à la campagne ; et une créativité originale pour les vivre :
chine et bricolage, jardin et pulsions artistiques, folklore personnel et curiosités modestes.