Vers les vitrines
traverser les Tuileries, il fait froid, les corneilles me regardent passer
"Les fils de Caïn" par Paul Landowski (1906) sur la terrasse côté Seine
traverser le Pont Royal pour aller quadriller saint Germain
et lécher les chics vitrines des antiquaires et décorateurs
rues du Bac, de Lille, de Verneuil, De beaune, De l'Université
Hors-champ
Making off de la prise de shooting du n°122 = les coulisses de la prise de vue = le hors-champ.
Plus simplement : un vieux rouleau de papier peint scotché au placard
Je suis contente d'avoir trouvé une forme qui fonctionne, cette forme est celle des 4 "yeux (ou presque)" 119 120 121 122.
Sur cette même direction, je peux varier le cheminement. Je dois le varier car là est le plaisir de faire.
Épaissie par le doublage des cils, les replis de la paupière supérieure et l'ourlet qui termine l'arrière, c'est une forme qui a du corps, qui se tient.
Envisagée pour être présentée horizontalement, elle m'apparait plus intéressante suspendue à la verticale.
Encore identifiable comme un œil (ou presque), elle entre alors dans l'équivoque. Évoque sans certitude.
n°122
Passe la Seine sous le pont Neuf
A la Foire avec fiston
"Formes et variations zooïdes"
Plus que demain pour profiter de la si belle exposition de Dominique Bajard à la Galerie Quincampoix !
Mes photos ne savent pas rendre la beauté des pièces présentées, leur force, mais aussi la délicatesse de leur réalisation.
Terre rouge ou blanche veinée et mouchetée par un raku riche en nuances.
Des trésors animaliers d'un genre de cabinet d'histoires naturelles, aux proportions fantasmées, qui jouent à l'os ou au cuir, troublant les frontières entre ossements ramassés et vestiges antiques.
"Peintures fraîches"
Je suis passée chez Corinne Bonnet profiter de l'expo de Muzo qu'on y vernissait.
Des couleurs fortes en lumière pour des peintures pleines d'esprit qui racontent le regard des uns sur les unes. Des rêveries sous le pimpant desquelles on perçoit aussi le silence de la solitude, et un décalage parfois poignant.
"Peintures Fraîches" c'est 63 rue Daguerre à la Galerie DUFAY/BONNET jusqu'au 23 mai.
Encore un coup de Titus l'incrust
Je termine d'ourler (toujours au crochet et dans le même parcours de fil ininterrompu) les cils du n°122 pour les rigidifier.
J'aime fixer certaines phases de mon travail sur des photos.
La pièce arrivant à son achèvement, ces phases ne seront plus visibles, or je les trouve intéressantes.
(et naturellement, quelqu'un tente de saboter ma prise de vues)


























