Petit hivernage
Pignes de fête
Faire mouche
Souffle de gaieté
Embrumé
Constellation du Circus Noëlus

Suspendues à une carcasse d’abat-jour par du fil argenté,
mes étoiles en chutes de tissus rembourrées jouent les voltigeuses
dans un semi de pastilles lumineuses
du à la boule à facettes du coin jeu des enfants.
L'an dernier, elles mimaient le sapin :
http://henriettel.canalblog.com/archives/2008/01/12/9358378.html
Federico Felllini
Ses films me transportent et m’éblouissent. Et me touchent.
Il a raconté l’Italie et l’enfance, le désir et l’effroi comme personne.
Un grand menteur comme il aimait se qualifier lui-même,
qui approchait la vérité avec des circonvolutions étourdissantes de pertinence.
Fantaisie, ivresse, bonheur de conter et sens du tragico-comique
se télescopent dans des films excessifs et incroyablement raffinés
dans des torrents de sensations, de chocs et d’enchantements.
Fellini est un grand peintre qui a créé son propre style
et fabriqué ses couleurs pour réinterpréter la réalité
avec la force du rêve (du cauchemar) et de l’imaginaire.
Peintre de la beauté grotesque et de la bouffonnerie inspirée, de l’absurde, du morbide...
Un ogre inventeur foisonnant et rigolard du sublime accolé au répugnant.
Un regard singulier et sensible, une force narrative qui embrasse
les petites choses vues en grand et les personnages hors norme.
Il s’approprie le monde en le colorant de magie et d’audace
avec une réjouissante indépendance face à la vérité ou au bon ton.
Paillassomnambule
Trois ânes veillent de paille sur mon sommeil de plomb.
La déco de ma chambre ne m’aura pas mise sur la paille :
huile sur panneau offerte par le peintre (mon parrain)
voilage façon tulle fait maison (Marché Saint-Pierre)
chevet des grands-parents rapporté de la campagne,
pied de lampe trouvé sur le trottoir (devant la boulangerie où il a été porte-sucettes),
chapeau de lampe en ficelle (dépôt-vente),
ânes de brocante.
























