Elle est là, et là
Textilkunst
Voilà qui est étrange, je reçois une revue allemande avec un article sur mon travail !
1) je me souviens avoir vu la journaliste lors d'une expo en février 2014, à sa demande je lui avait envoyé du texte et des photos (mais pas celles de l'article), et je sais qu'elle est passée en mars de la même année dans une galerie qui m'exposait : 2014 !
Puis plus rien. J'ai conclu à l'oubliette.
2) du coup les travaux présentés datent de mon antiquité et je reçois l'article comme dans une faille temporelle
3) je ne lis pas l'allemand et je ne sais donc pas ce qu'il est écrit là dedans
4) toutefois, merci à elle pour son travail et sa persévérance !
Sympathiquement vôtre
De la beauté des restes
Cet été, arrivant au bout d'un épisode de mon aventure artistique, je mettais un terme à ce qui faisait jusqu'à là mon style : je crochetais 26 petites pièces à jeter au sol, comme restants de festin.
Et je découvrais alors en en faisant un, comme monsieur Joudain faisant de la prose, ce qu'est l'asaroton.
Motif de mosaïques grecques ou romaines, l'asaroton vante la richesse de la maison, son opulence.
C'est un sol non balayé, jonché des déchets d'un banquet, de morceaux encore consommables aussi, de détritus domestiques, voire de rongeurs venant les grignoter.
Or le tragique sous-tendu dans la représentation du reste en fait un genre apparenté aux vanités.
A la faveur d'un article dans une revue de décoration sur l'exposition au musée des Arts Décoratifs sur les papiers peints, je découvre le sublime asaroton de Léonor Fini et Jacques Hincelin :
"Le lendemain de fête" 1948
Un enchantement !
Laissez briller les p'tits papiers
Sign@lement
Pochoir au four
Article en Merceria !
Le voilà enfin l'article travaillé en janvier !
J'aime bien le résultat, même si je m'interroge sur le bien-fondé de son placement en rubrique "creatores de moda".
Contrairement à l'article de cet automne dans "Il était un fil", ici j'ai choisi les photos. Les pièces qui illustrent l'interview sont plus pertinentes. Et la mise en page est plus raffinée.
Je suis presque contente.
En bonne grincheuse, je regrette que mon travail ne parvienne pas à passer les frontières décidément épaisses entre art "textile" et art "plastique" et ne m'estimerais satisfaite que le jour où c'est dans une revue d'art qu'on consacrera quelques lignes à ce que je fais.
Moi, je n'ai jamais lu de magazines de coutures, je n'ai jamais crocheté de vêtements ou d'accessoires déco. Mon propos est artistique mais peu l'entendent parce que ma technique le ramène toujours, toujours, à ce monde qui n'est pas le sien.





















