Un petit tour au Cambodge
la grande pagode dans son enclos façon village d'Astérix
il y avait une fête khmer au centre bouddhique dans le bois de Vincennes
venues de la pagode des prières répétitives innondaient le clos et au-delà
le va-et-vient des cambodgiens en famille et les moines en orange accroupis
les offrandes d'encens et les marchands de brochettes et de beignets
les chaussures laissées à l'entrée du centre culturel
tous ces beaux bâtiments recouverts d'écailles de bois souffrent
un surtout qu'on ne peut plus que regarder s'abimer et tomber en brioche
bâti pour l'exposition universelle de 1931 il n'était pas fait pour durer
ses plaies révèlent une fragile structure de baguettes en bois recouverte de torchis
que chaque averse vient inexorablement détruire
Dracula et Jim vont en bateau
1ers allers-retours du 79
La maison où Dieu fut bouilli, une deuxième fois
derrière le BHV, rue des Archives à Paris dans le marais,
le cloître des Billettes est souvent le cadre (délicieux) de petites expositions
Wikipedia : Édifiée en 1294, l'église des Billettes était à l'origine une chapelle destinée à honorer un miracle qui suscitait une grande ferveur populaire. Une hostie aurait été profénée par le juif Jonathas qui l'aurait entaillée au couteau. Elle aurait alors saigné. Puis, jetée dans l'eau bouillante, elle se serait mise à voler. D'où le nom de l'emplacement : « la maison où Dieu fut bouilli » où l'édifice fut construit. Jonathas fut condamné à mort et brûlé.
Bien que plusieurs fois modifié et restauré, c'est le seul cloître du Moyen Âge qui subsiste à Paris.
Les maisons au-dessus des galeries datent des XVIIe et XIXe siècles.
en ce moment il y a d'horribles peintures
sortes d'épais barbouillis avec de la couleur dedans
le peintre était là (il est aussi poète)
en train d'expliquer doctement à un pote avec un pantalon en patchwork de tissus criards
"ça a l'air de rien ces taches jaunes là mais j'ai fait comme ci comme ça"
on aurait dit des comédiens interprétant les vieux babas, en forçant le trait
Cet après-midi à Beaubourg
Louise Ekland et Olivier Picasso enregistraient un bout d'émission télé
des amateurs d'art de foot posaient devant le coup de tête de Zidane
(une oeuvre bien vaniteuse extrèmement laide et bête comme chou)
un crash burlesque du même artiste se tordait de rire dans le vaste hall
le beau soleil d'octobre jouait à dehors/dedans
le lieu impose sa forte concurrence, c'est lui qu'on a envie de regarder
Adel Abdessemed, donc, multipliait la crucifiction
or c'est encore la salle vide qui me semblait le plus intéressant
quoique, son mur d'animaux morts amalgamés valait le coup d'oeil
(mort et sexe, répétition et démesure, provocation facile et autosatisfaction quoi)







































