n°140
Gros nettoyage
devant la maisonnette la végétation était devenue brouillonne et brouillait la vue sur sa jolie façade
un peu de nettoyage a été nécessaire pour revoir portes et fenêtres
le petit jardin était devenu une masse où tout se touche
j'ai beaucoup taillé pour retrouver le petit passage et, si j'ai été sévère avec le choisya,
j'ai été impitoyable avec le genêt que j'ai complètement coupé pour revoir le fenestrou
il fallait nettoyer les iris et tailler l'exubérant rosier sauvage
j'ai réduit le rosier en nuage et dégagé le conifère nain avant la marche
j'ai débarrassé la touffe qui fait de belles fleurs roses derrière le palmier de toutes ses branches anciennes
le genêt disparu, le regard traverse enfin de part et d'autre les végétaux juste devant la façade
Coupe affro
La fin d'une époque
amère surprise : les forestiers ont transformé la charmante entrée de la forêt, juste après le petit portail
d'intime et mystérieuse, elle est devenue large et claire pour favoriser les manoeuvres des (rares) camions
une route et une immense esplanade difficiles à rendre en photos
ici mon fils et son chien permettent de se figurer le dégagement, à droite mon dépôt de déchets végétaux
plus à droite, le sentier qui mène les vaches de la ferme d'en face au prè qui entoure notre maison
la véritable entrée est donc repoussée après cette esplanade et un dernier terre-plein pour les manoeuvres
au retour de la forêt on débouche sur cet espace nouveau gagné sur ce que je ressens comme un massacre
qu'on traverse un peu intimidé (mais au printemps la végétation aura calmé l'effet)
c'est donc depuis sa droite que j'accède dorénavant à mon tas de déchets végétaux
puisque la nouvelle route a poussé ses remblais dessus
véritable excroissance du jardin c'est un endroit que je me suis appropriée et que j'entretiens
la montée végétale témoignant de mon travail au jardin
Couture
Trésors textiles
je collecte les tissus vintages très abordables que je découvre chez Emmaüs ou en brocante
des cretonnes, des campagnards, des illustrés, des naïfs, des psychédéliques
des années 50 aux années 70, coupons, couvre-lits, rideaux, tout peut servir un jour
l'armoire de la chambre jaune me sert de conservatoire, elle renferme mes trésors
sur le lit des coussins fleuris chinés se bousculent sur un splendide dessus de lit des années 60





































