Un arrêt à la Défense
On installe déjà les décorations de Noël sur cette dalle immense !
C'est beau cette installation tendue dans le cadre de l'Arche.
Construite entre 85 et 89, la Grande Arche a bien vieilli.
Tout semble impeccable.
La Ronde des Manches à Air de Daniel Buren (2017) est un ensemble un peu enfantin, un peu cracra.
Deux Personnages Fantastiques de Joan Mirò (1976).
Ils sont énormes et semblent tout petits au milieu des tours.
Je n'ai pas eu le courage de contourner le chantier pour aller le voir mieux.
Ceci n'est pas le fronton du Parthénon, mais une variante en acier rouillé de Antony Caro (1985 installé en 2016).
Mais que fait ce chat au milieu de ce chantier, au milieu de cette esplanade, au milieu de ce quartier ?
Est-ce la place d'un animal ?
L'Araignée Rouge d'Alexander Calder (1976) est inaccessible à cause des travaux, toute décolorée, et parasitée par des panneaux lumineux aux écrans colorés et changeants.
Fini
Retour à l'Ange Volant, pour décrocher Angelo et ajouter le carton contenant mes 4 dernières pièces, la petite suite Air-Eau, aux œuvres en partance pour Megève.
Angelo a déjà perdu ses compagnons d'expo, le banc et le luminaire italiens.
Un coup de découpe-fil au bon endroit et j'ai libéré en douceur Angelo, sans attenter à son intégrité, et rendu les 2 crochets au mur, tels que je les ai trouvés il y a 10 jours.
En une demie journée, l'équipe des déménageurs spécialisés a enlevé et emballé la plupart des œuvres et meubles de collection.
Genius Loci est passé par là et rend maintenant la maison de Gio Ponti à son cours habituel.
Je profite des dernières minutes dans cette œuvre d'art raffinée et si personnelle de Gio Ponti.
C’est le cœur gros que je quitte la villa.
L'expo est finie.
Vivement le beau catalogue qui est en préparation !
Le blues de la fin
Pourquoi Truffaut que j'aime beaucoup a-t-il eu cette idée funeste pour se débarrasser de son Antoine Doinel ? Pourquoi Dorothée !? Un patchwork truffaldien qui laisse une affreuse impression. Ces extraits de sa saga sensible qui enfoncent le clou dans mon coeur. Et faire mourir la fille de Colette !
Cet été, en installant mon fils aîné rue d'Ulm, on a croisé Jean-Pierre Léaud boulevard saint Germain (comme il se doit). J'ai eu du mal à m'en remettre. On aurait dit Artaud : la canne, le costume d'un autre âge, le visage grimaçant, il baragouinait tout seul.


































