Art culinaire
Citoyenne dépitée
que faire pour les migrants ? je vais déjà aller au rassemblement en espérant je ne sais quoi
quand je suis arrivée place de la République, un clodo faisait les poubelles : la misère est partout
sur la place il y avait peu de monde et quelques journalistes en peine
peu de forces de l'ordre, tranquilles, ce rassemblement peinait à trouver un peu d'ampleur
les habituels escaladeurs du monument, prenant des selfies et rêvant de se retrouver à la une
un peu déprimée et réfrigérée, je suis passée devant Déjazet en partant et ça m'a achevée
L'atelier
J'ai toujours beaucoup de plaisir à passer par l'atelier de Constantin Brancusi, reconstitué dans un coin de l'esplanade du Centre Pompidou.
L'entrée en est libre, quelle chance, et il n'y a jamais beaucoup de monde autour des vitres qui entourent les différentes pièces de l'atelier.
Brancusi a pensé, expérimenté, peaufiné son atelier. Chaque sculpture entre en conversation avec ses voisines, la lumière, l'espace. A la façon d'une œuvre globale. Blanc brun gris avec une touche d'or.
Il se dégage quelque chose d’éminemment spirituel de cet ensemble d’œuvres pures. L'élévation de ses colonnes, le poli de ses visages, les jeux de lumière, les répétitions, la stylisation comme force.
Et je me régale de la beauté des socles, belles pièces de bois taillé ou simple cylindre de plâtre, croix de marbre noir. Un lexique qui me parle.
Ses outils, ses appareils photo : ce qu'on regarde c'est la vie d'un artiste préoccupé du mystère des formes, de leur dynamique secrète. Ébloui et éblouissant.
Mona Hatoum
Je suis allée voir le travail de Mona Hatoum à Beaubourg.
Je ne connaissais pas, même si j'en avais déjà croisé ça et là.
Je suis plutôt conquise (mais je me suis concentrée sur les installations et sculptures, peu sensible aux performances en général, et trop impatiente pour apprécier ses petits papiers).
une exposition bien dangeureuse à ce qu'il parait !
avec le temps tout repousse, même sur les sacs utilisés en temps de guerre
la force du métal et la fragilité du verre pour d'absurdes prisons
mettre la violence à distance en changeant les grenades en boules de noël
la carte d'un monde instable, en billes de verre juxtaposées
les objets du quotidien qui deviennent menaçants
là aussi, fragilité du verre et force du métal, vaine protection du berceau ou aliénation de la prison
le monde palpite, les villes des pays en guerre, sans cesse abimées et reconstruites
méfiance
l'ampoule monte et descend doucement, provoquant les oscillations des ombres projetées
une machine à peigner le sable, tantôt à grands traits, tantôt à petits
Un travail nourri de son expérience singulière de déracinée issue d'un pays en guerre.
La force du métal et la fragilité du verre. Les cartes d'un monde vibrant. La reconstruction comme une pulsation. La violence mise à distance.
C'est très structuré, exigeant. Positif. Avec une pointe d'humour, du jeu.
En fin de visite sont projetés des documents où on la voit et l'entend parler de son travail. Mona Hatoum est très sympathique, chaleureuse, primesautière même. J'ai aimé sa réflexion sur les accidents qui alimentent son œuvre et les choix qui s'imposent d'eux-mêmes dans sa vie, son rapport aux techniques, au travail manuel.
Bonne résolution de la rentrée
je reprends mes marches du soir histoire de prendre l'air et des muscles en perdant du poids
tiens, la place du Palais Royal est transformée en village fortifié Azerbaïdjanais éphémère
tiens, le passage vers la pyramide du Louvre est fermé
après 1h30 de marche rapide, l'arrivée place de la Concorde est toujours émouvante
grosse ambiance dans le métro du retour
heureusement, un sac poubelle tout neuf fait l'animation en se gonflant de courant d'air




























































