Parterre, les plantes
Nous avons enfin purgé le parterre sous la fenêtre du séjour
des kilos d'oignons de jonquilles et de muscaris qui s'y pressaient.
Car, je le rappelle, c'était pure merveille 1 mois et chose minable 11 mois.
J'ai planté quelques oignons ça et là dans le jardin, puis
je me suis débarrassée des kilos restants le long des barrières à l'angle du terrain
(j'ai honte : ça m'a fait pensé au charnier de Timisoara)
en espérant que les pousses seront assez puissantes
pour traverser l'épais tapis de racines d'herbes.
(à gauche la tranchée vide, à droite elle est remplie d'oignons en vrac : plus
le temps de mégoter, les oignons germent et je repars le soir même sans savoir quand je reviendrai)
J'ai enfin pu planter le parterre le mieux exposé du jardin
de vivaces aux feuillages variés qui, en prenant de l'ampleur,
composeront un petit paysage intéressant à regarder toute l'année.
Plus intéressant que jusqu'alors en tout cas, puisqu'après la floraison
c'était des paquets de feuilles molles sans allure puis des touffe sèches
qu'il me fallait arracher avant de brouetter dans la forêt.
Il reste deux trois emplacements pour accueillir d'autres plantes
et je suis allée en forêt chercher de quoi compléter
ce que j'ai rapporté de la jardinerie, euphorbes et arômes sauvages,
que le petit sedum couvre-sol, qui se multiplie si facilement, unit.
L'hiver sera blanc

Je suis allée chez un fournisseur pour restaurants acheter 3 kilos de ficelle à rôtis.
Non que je me mette à la boucherie, mais au blanc !
A la demande d'une galerie (you-ou-ou-pi !) qui prépare une exposition collective
autour de cette contrainte et qui me demande 2 ou 3 œuvres blanches pour début janvier.
J'appréhendais la nouveauté, or le calibre est agréable, le toucher plus doux,
mais la ficelle de lin blanchie a une mollesse supérieure à la brute
et ne me permettra pas les mêmes effets.
Clafoutis aux pommes
Le produit de notre cueillette annuelle attend notre désir au frais sur le balcon.
J'ai dû rentré les paniers le temps de nettoyer le sol dudit balcon.
Ce qui n'a pas échappé à Clafoutis, notre petit compagnon à jupette orange
que j'avais libéré dans l'appartement comme je le fais chaque jour
pour qu'il puisse détendre ses courtes pattes
et semer des crottes calibrées un peu partout sous les meubles.














