Paillotte
Grappe de doudous colorés
Jeu de dame
Damier bleu laitier et beige pour la salle de bain
sous le regard mélancolique d’une belle dame.
Meuble Ikea à tiroirs avec pot à pharmacie ancienne (de la maison)
surmontée d’une madonne (Emmaüs).
La patère (de la maison) et la lunette des toilettes rajoutent des touches de bois.
Inattendue applique lumineuse industrielle pour reprendre le quadrillage
et autoriser une ampoule puissante.
Deux rideaux de douche (Carrefour) ont été cousus ensemble pour enclore la baignoire,
le surplus cousu en tablier sous le lavabo dissimulant la panière à linge.
Bleue comme une orange
Grandes céramiques des années 70.
la bleue est une West-Germany, l’orange est une belle anonyme.
La terre est bleue comme une orange...
La terre est bleue comme une orange
Jamais une erreur les mots ne mentent pas
Ils ne vous donnent plus à chanter
Au tour des baisers de s'entendre
Les fous et les amours
Elle sa bouche d'alliance
Tous les secrets tous les sourires
Et quels vêtements d'indulgence
À la croire toute nue.
Les guêpes fleurissent vert
L'aube se passe autour du cou
Un collier de fenêtres
Des ailes couvrent les feuilles
Tu as toutes les joies solaires
Tout le soleil sur la terre
Sur les chemins de ta beauté.
Paul ELUARD, l'Amour la poésie (1929)
Maurice Ronet
Au bel âge, ni jeune ni vieux, il fut un homme à l’incroyable sex-appeal.
Sous l’élégance, le bad boy palpitait, auréolé d’une lumière noire.
Juste assez tourmenté pour être un peu inquiétant.
Cette voix à la résonnance un peu métallique, frémissante, fiévreuse.
Le regard par en-dessous, la commissure des lèvres décrivant un demi sourire,
il était parfaitement irrésistible.
Tressage pas très sage
Scoubidou
Ton sur ton

Ton doux sur ton chaud
autour de la cheminée en granit (hors service)
rhabillée avec la même céramique murale que le coin cuisine :
collection de petits pots en terre cuite (brocantes)
chaise restaurée maison (trouvée dans le grenier)
antique malle de voyage en osier (de la maison)
paniers (Emmaüs et acheté à Bargemon)
pupitre double (dépôt-vente)
Archéologie modeste
De mystérieux tessons arrivent régulièrement à la surface du jardin.
En remuant la terre grasse j’y vois apparaître un motif d’antan,
ou plus souvent un éclat de faïence blanche ou de grès vernissé.
Parfois même déterrés par les taupes qui les déposent pour moi sur leurs monticules.
Je conserve tout, fascinée par ces vestiges domestiques :
Pourquoi quelqu’un a-t-il ainsi jeté sa vaisselle cassée aux quatre coins du jardin ?
Et où sont les autres morceaux ? Où ?







